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![]() Cuisine et boissons Franche-ComtéCuisine
Par moins 20 °C, la soupe de pois au lard ou la
soupe au vin, le pot-au-feu de chèvre salée
et la potée comtoise revigorent ! Comme les röstis
servies avec un jambon fumé du Haut-Doubs. En fait, la « haute cuisine » tient en un seul plat, le coq (ou poulet) au vin jaune, devenu mascotte des grands chefs français. Comme il n'est pas question de gâcher le vin jaune, l'animal prend son bain chaud dans un blanc ordinaire, épaissi de crème, avant d'être déglacé au moyen de ce puissant élixir aux arômes de noix. Enfin, n'oublions pas les gaudes, cette farine de maïs grillé typique de la Bresse comtoise, autrefois préparée en une épaisse bouillie. Quasiment oubliées, les gaudes réapparaissent depuis quelques années sur certaines grandes tables. Les fromages- Le comté, une pâte chauffée et pressée, bien protégée par son AOC depuis 1976 et traditionnellement
produite par des coopératives rustiques, les « fruitières », sous forme d'énormes
meules de 50 kilos. Le meilleur est le comté de montagne, produit au-dessus
de 600 m d'altitude. Les dessertsÀ l'époque, pas si lointaine, où l'on faisait le pain à la ferme, le reste
de pâtes était conservé pour des gâteaux, soit secs (les sèches),
soit nappés d'une crème aux œufs (la galette de goumeau). Petit
frère du goumeau, le gâteau de ménage appelé toutché
dans le pays de Montbéliard. Autres desserts tout aussi rustiques : le matafan
bisontin et les corniottes, garnies de crème battue. Vins et alcoolsLe Comtois possède un vaste vignoble de côtes-du-jura, où brillent des vins fameux. Le petit vignoble d'Arbois (35 000 hl), titulaire de la plus ancienne AOC de France (1936) de 35 000 hl accueille sur ses coteaux le chardonnay (le vin qui en résulte ici est fruité et beurré : on l'appelle le « melon d'Arbois ») et le pinot noir bourguignons, mais surtout des cépages indigènes qui seront vinifiés sous leur propre nom : le savagnin (vin très typé et d'une longévité rare, à boire sur des crustacés), le poulsard (ou ploussard, qui donne un rouge très clair, frais et racé, à conserver jusqu'à 15 ans et à servir sur des viandes blanches) et le trousseau (vin viril aux goûts de baies et d'épices, et de longue garde). Une grande partie des savagnins subit un sortilège proprement local, d'où résulte l'une des plus fascinantes curiosités de la France viticole : le vin jaune (en réalité doré). L'étrange moisissure qui se développe dans les caves arboisiennes n'opère ailleurs que sur les xérès andalous et les tokaj hongrois. Protégeant la surface du vin de l'oxydation, ce « voile » autorise une fermentation interminable (et six ans de barrique !) qui développe de puissants arômes de cire, de noix et d'amande et permet jusqu'à cent ans de garde. Si vous ne le recrachez pas à la première gorgée, vous en tomberez amoureux ! Vendu (cher, car l'évaporation dans les barriques est importante !) dans sa bouteille caractéristique de 62 cl, appelée clavelin, un vin jaune se boit entre amis, avec un comté bien affiné ou même l'excellent chocolat au curry de l'artisan local Hirsinger. Les Arboisiens produisent le vin de paille, dont les raisins ont été séchés quatre mois à l'abri et le moût fermenté trois longues années en tonneau, pour donner un élixir suave aux arômes inextinguibles. Et les villages voisins ne sont pas en reste : Château-Chalon produit un vin plus minéral, plus fondu, riche en arômes, et que l'on conseille aux dames. Quant au pupillin, c'est le frère jumeau de l'arbois. Moins réputé, le minuscule vignoble de L'Étoile produit des blancs typés au goût de pierre à fusil. Le Haut-Doubs produit aussi de la gentiane, en apéritif ou en eau-de-vie. Plus confidentiels : la liqueur de sapin ou encore les kirsch de Fougerolles ou de la Marsotte, dans la vallée de la Loue. On en parle sur le forum Franche-Comté |
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