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![]() Un peu d’histoire FlorenceDe la bourgade à la république commerçante Fondée en 59 av. J.-C., assiégée par les Barbares et occupée par
les Lombards, puis les Carolingiens, Florence devient une commune libre dès
la première moitié du XIIe siècle. Trois groupes sociaux dominent alors
la ville : les nobles, regroupés en factions, les commerçants et les soldats.
L’augmentation du nombre de commerçants au cours de la seconde moitié du XIIe
siècle, ainsi que l’essor des échanges avec les pays étrangers et le développement
du crédit, sont à la base de l’expansion de la ville. L’âge d’or de Florence La Toscane devient le cœur névralgique de l’économie européenne. Florence devient
une sorte de Manhattan de l’époque où convergent les commandes, les lettres
de change et les chèques (que les Florentins furent les premiers à adopter).
La cité importe des denrées locales, comme l’huile et les vins, et constitue
la plaque tournante du commerce de la soie, des épices, des métaux, du textile
et de la finance. Le règne des Médicis Du XIVe au XVIe siècle, Florence est une république, mais uniquement gouvernée
par des familles riches et influentes. Une sorte de « noblesse d’argent »
en quelque sorte, dont les meilleurs représentants sont les Médicis. Cette puissante
famille de banquiers, dès la deuxième moitié du XIVe siècle, étend son
pouvoir sur la ville avec le soutien des masses populaires. Les Médicis vont
régner, pratiquement sans interruption, jusqu’au XVIIIe siècle. La Renaissance À partir du XVe siècle, la ville innove dans tous les domaines artistiques :
profondeur de champ, perspective, vision naturaliste du monde, la peintres florentins
bouleversent les règles de l’art. En 1434, Cosme de Médicis accède au pouvoir.
Ce grand mécène finance des artistes tels que Brunelleschi, Donatello, Fra Angelico
ou Filippo Lippi. Avec le règne de Laurent de Médicis (1469-1492), Florence,
capitale du grand-duché de Toscane, connaît son apogée. Protecteur des artistes
et des philosophes, « Laurent le magnifique » s’entoure de personnalités
comme Botticelli, Léonard de Vinci ou Michel-Ange. La décadence de Florence Après la parenthèse de Savonarole et de la république, les Médicis retrouvent
le pouvoir en 1512. La famille va régner jusqu’en 1737 et donner deux
papes, Léon X et Clément VII. Ferdinand I (1587-1609) renforce
le Grand-Duché, mais les signes de décadence deviennent évidents sous le gouvernement
de ses deux fils et s’accentuent au XVIIe siècle. Florence est encore une
grande ville, mais ne peut rivaliser avec des États plus puissants et centralisés.
Le commerce et la manufacture sont en déclin. Le XXe siècle Au début du XXe siècle, Florence souffre d’une dégradation progressive.
L’ancienne structure de la ville ne répond plus aux besoins de la vie urbaine
moderne et à l’accroissement de la population. Les quartiers populaires sont
insalubres. |
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