Routard.com, guides de voyage en ligne

Un peu d’histoire Florence

De la bourgade à la république commerçante

Fondée en 59 av. J.-C., assiégée par les Barbares et occupée par les Lombards, puis les Carolingiens, Florence devient une commune libre dès la première moitié du XIIe siècle. Trois groupes sociaux dominent alors la ville : les nobles, regroupés en factions, les commerçants et les soldats. L’augmentation du nombre de commerçants au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, ainsi que l’essor des échanges avec les pays étrangers et le développement du crédit, sont à la base de l’expansion de la ville.
À la fin du XIIIe siècle, la noblesse, accaparée par les luttes de factions, est exclue du gouvernement, qui se démocratise. Florence se transforme progressivement en république commerçante. En 1284, le port de Gênes supplante Pise en Méditerranée. Florence met alors les villes de Toscane sous sa coupe, à l’exception de Lucques et de Sienne. Dopée par la concurrence avec les villes voisines de Toscane, Florence va alors connaître son âge d’or.

L’âge d’or de Florence

La Toscane devient le cœur névralgique de l’économie européenne. Florence devient une sorte de Manhattan de l’époque où convergent les commandes, les lettres de change et les chèques (que les Florentins furent les premiers à adopter). La cité importe des denrées locales, comme l’huile et les vins, et constitue la plaque tournante du commerce de la soie, des épices, des métaux, du textile et de la finance.
La riche Florence devient, à partir du XIIIe siècle, une ville de tradition festive avec plusieurs célébrations en tous genres par an. Une tradition interrompue lors de la brève parenthèse puritaine du moine Savonarole (1494-1498), qui tente d’imposer l’austérité aux Florentins. Sans succès. Accusé d’hérésie, il finit sur le bûcher.

Le règne des Médicis

Du XIVe au XVIe siècle, Florence est une république, mais uniquement gouvernée par des familles riches et influentes. Une sorte de « noblesse d’argent » en quelque sorte, dont les meilleurs représentants sont les Médicis. Cette puissante famille de banquiers, dès la deuxième moitié du XIVe siècle, étend son pouvoir sur la ville avec le soutien des masses populaires. Les Médicis vont régner, pratiquement sans interruption, jusqu’au XVIIIe siècle.
Florence est aussi une cité où la discussion et l’échange d’idées ont beaucoup d’importance. On y organise même des débats publics ! Florence devient alors naturellement l’un des foyers de la Renaissance.

La Renaissance

À partir du XVe siècle, la ville innove dans tous les domaines artistiques : profondeur de champ, perspective, vision naturaliste du monde, la peintres florentins bouleversent les règles de l’art. En 1434, Cosme de Médicis accède au pouvoir. Ce grand mécène finance des artistes tels que Brunelleschi, Donatello, Fra Angelico ou Filippo Lippi. Avec le règne de Laurent de Médicis (1469-1492), Florence, capitale du grand-duché de Toscane, connaît son apogée. Protecteur des artistes et des philosophes, « Laurent le magnifique » s’entoure de personnalités comme Botticelli, Léonard de Vinci ou Michel-Ange.
De la fin du XIIIe au XVIe siècle, la littérature est florissante : c’est le temps de Dante, de Boccace et de Pétrarque, dont l’influence sur les lettres européennes - et notamment françaises - sera considérable. Le latin est abandonné pour le toscan. En 1513, Machiavel rédige Le Prince, œuvre majeure de la philosophie politique, qui décrit magistralement l’exercice du pouvoir. Il explique comment on se l’approprie et comment le maintenir. Il tire de ses constatations des lois régissant l’action politique qui sont toujours d’actualité.

La décadence de Florence

Après la parenthèse de Savonarole et de la république, les Médicis retrouvent le pouvoir en 1512. La famille va régner jusqu’en 1737 et donner deux papes, Léon X et Clément VII. Ferdinand I (1587-1609) renforce le Grand-Duché, mais les signes de décadence deviennent évidents sous le gouvernement de ses deux fils et s’accentuent au XVIIe siècle. Florence est encore une grande ville, mais ne peut rivaliser avec des États plus puissants et centralisés. Le commerce et la manufacture sont en déclin.
En 1737, c’est la fin des Médicis. Le grand-duché de Toscane passe à la maison de Lorraine. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les idées nationalistes et le rêve d’une Italie unifiée gagnent peu à peu les esprits de la péninsule. Au cours de la seconde guerre d’indépendance, la Toscane rejoint le royaume de Piémont-Sardaigne dans l’Italie unifiée. Florence devient en 1865 la capitale de l’Italie jusqu’en 1870, date à laquelle Rome est rattachée au royaume et en devient définitivement la capitale.

Le XXe siècle

Au début du XXe siècle, Florence souffre d’une dégradation progressive. L’ancienne structure de la ville ne répond plus aux besoins de la vie urbaine moderne et à l’accroissement de la population. Les quartiers populaires sont insalubres.
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une fois la parenthèse fasciste terminée, les Allemands bombardent la ville : tous les ponts sont détruits à l’exception du ponte Vecchio. En juin 1946, l’Italie devient une république par référendum. Florence se reconstruit et s’engage dans une politique de préservation de son patrimoine. Malheureusement, en 1966, la grande crue de l’Arno endommage gravement les œuvres d’art et les monuments de la ville, dont certains sont toujours en cours de restauration.
Florence est devenue une destination touristique privilégiée en Italie, de par son riche passé culturel, sa douceur de vivre et son charme qui a su demeurer intact. En 2002, elle a accueilli le premier forum social européen.





 



Accès rapide : Contact, Recrutement, Maroc, Lisbonne, Italie, Portugal, Paris, Espagne, Tunisie, Madrid, Chine, Thaïlande, Egypte, Canada, Sénégal, Marrakech, Etats-unis
Barcelone, République Dominicaine, Sénégal, Cuba,Vietnam, Mexique, Madagascar, Berlin, Toulouse, Turquie, Venise, New-York, Seychelles, Japon, Paris, Budapest
Bretagne, Corse, Amsterdam, Bruxelles, Vienne, Québec, Ile Maurice, Réunion, Normandie, Australie, Lyon, Nice, Marseille, Croatie