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![]() Traditions EstonieFêtes et jours fériésPlacée au fil de son histoire sous la botte danoise, germanique, suédoise et russe, l'Estonie a survécu en s'attachant à ses racines. Mieux encore : elle en a fait le fer de lance de ses revendications identitaires, en particulier sous le régime soviétique. Festivals de chant et de danseAu milieu du XIXe s, les revendications nationales
fleurissent chez les minorités centre et est-européennes. En Estonie, c'est par le chant qu'elles s'expriment. En
juin 1869, le premier festival de la chanson est organisé à Tartu, la
capitale universitaire du pays. Six autres suivent jusqu'en 1910,
attirant un nombre sans cesse croissant de participants et de
choristes. Fêtes estivales- La Saint-Jean (Jaanipäev) : en Estonie, où le climat
est rude, on est très attaché à la célébration des solstices. C’est au
moment de la Saint-Jean que la fête est la plus belle. On quitte les
villes pour gagner un bord de rivière ou de lac. Des feux de joie sont
allumés lors de la courte nuit du 23 au 24 juin et on recherche la
fleur de fougère qui porte bonheur. Jours fériés et fêtes traditionnelles- 1er janvier : Nouvel An. LangueComme tous les peuples menacés dans leur existence, les Estoniens se
sont férocement attachés à leur langue. Celle-ci, plus que toute autre
chose, les distingue des autres pays baltes et les rapproche de leurs
cousins finlandais - qu'ils peuvent comprendre en tendant un peu
l'oreille. De racines finno-ougriennes, l'estonien est aussi lié au
hongrois, au lapon et à quelques idiomes sibériens. À peine plus d'un
million de personnes le parlent. PopulationL'histoire a joué bien des tours à l'Estonie. Colons allemands, envahisseurs tatars et polonais, marchands juifs, travailleurs russes et des autres républiques de l'URSS, les minorités forment une composante essentielle de l'identité du pays. Aujourd'hui encore, seuls 68 % des habitants de l'Estonie sont estoniens. Les Vieux Croyants Tous les Russes d'Estonie ne sont pas arrivés après 1945. Les Vieux Croyants (aussi baptisés raskolniki) se sont installés en Estonie au XVIIe s pour fuir les persécutions dont ils étaient victimes dans les grandes villes de l'Empire. Réfractaires à la réforme de la liturgie orthodoxe ordonnée par le patriarche Nikon, ils fondèrent des communautés libres sur les berges du grand lac Peïpous, où ils vivent encore selon leurs traditions. On estime leur nombre à environ 10 000 personnes. Les Setus Peuple finno-ougrien, proche des Estoniens, les Setus s'en distinguent par leurs croyances : ils ont adopté la foi orthodoxe à l'époque où le pays était aux mains du tsar. Une certaine renaissance culturelle est observée depuis l'indépendance, et la langue setu est à nouveau enseignée. Les Allemands Maîtresse de l'Estonie pendant plus de six siècles, l'aristocratie terrienne allemande, issue des croisés et des marchands installés à partir du XIIIe s, a joué un rôle majeur dans l'histoire du pays. C'est elle qui a introduit le luthéranisme. Les conquêtes suédoise puis russe n'ont pas modifié sa mainmise sur l'économie et la politique. Vers 1900, un gros millier de domaines agricoles appartenant à la minorité allemande contrôlait près de la moitié des terres arables du pays... Les Suédois L'une des plus anciennes minorités d'Estonie, les Suédois, se sont installés sur les îles et la côte occidentale dès la fin du XIIIe s. Paysans et pêcheurs vivant dans des zones isolées, ils échappèrent d'abord au servage, puis s'y trouvèrent contraints... alors même que l'Estonie était passée aux mains de la Suède ! Leur situation ne s'améliora qu'avec l'indépendance du pays. ReligionsL'Estonie, comme les autres pays baltes, a été christianisée
tardivement (vers le milieu du XIIIe s). Le luthéranisme s'est installé
aux XVIe et XVIIe s sous la coupe suédoise. Aujourd'hui, le pays est
divisé en deux communautés principales : Estoniens luthériens d'une
part, russophones orthodoxes de l'autre. Avec, à mi-chemin, le cas
particulier des Setus, un peuple ethniquement proche des Estoniens, qui
a adopté la foi orthodoxe... Pour compliquer les choses, certains
orthodoxes répondent au patriarche de Moscou, d'autres à celui de
Constantinople ! |
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