- Superficie : 504 782 km².
- Population : 47 000 000 habitants (estimation).
- Capitale : Madrid (plus de 6 millions d'habitants
pour la communauté de Madrid).
- Densité : 93 hab./km².
- Monnaie : l'euro.
- Langues officielles : une langue nationale, l'espagnol (castellano) ; 4 langues régionales : le basque, le catalan, le
galicien, le valencien.
- Régime : monarchie parlementaire.
- Nature de l'État : royaume. L'Espagne est divisée en 17 communautés autonomes et 2 villes autonomes (Ceuta et Melilla).
- Chef de l'État : le roi Juan Carlos Ier de Bourbon (depuis novembre 1975).
- Chef du gouvernement : Mariano Rajoy (depuis décembre 2011).
- PIB : 1 062 591 millions d'euros (2010).
- Taux de chômage : 21 % en 2011.
- Inflation : 2 % (2010).
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,863. Rang mondial : 20e.
Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco
- Dans la province de Madrid : le monastère et le site de l'Escurial (San Lorenzo del Escorial, 1984), l'université et le quartier historique de Alcalá de Henares (1998).
- En Castille-León : la cathédrale de Burgos (1984), la vieille ville d'Ávila et ses églises extra-muros (1985), la vieille ville de Ségovie et son aqueduc (1985), la vieille ville de Salamanque (1988), Las Médulas (1997), le site d'art rupestre de Siega Verde (2010).
- En Castille-La Manche : la vieille ville de Tolède (1986), la ville historique fortifiée de Cuenca (1996), le paysage culturel d'Aranjuez (2001).
- En Estrémadure : la vieille ville de Cáceres (1986), l'ensemble archéologique de Mérida (1993), le monastère royal de Santa María de Guadalupe (1993).
- En Aragon : l'architecture mudéjar d'Aragon (1986 et 2001), quelques sites relevant de l'« Art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998), et le Mont-Perdu (1997).
- Dans La Rioja : les monastères de Yuso et Suso à San Millán (1997).
En Andalousie
L'Alhambra, le jardin du Genaralife et l'Albaicín, à Grenade (1984 et 1994) ; le centre historique de Cordoue (1984 et 1994) ; le parc national de Donaña (1984 et 2005) ; la cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias à Séville (1987) ; les ensembles monumentaux Renaissance de Úbeda et Baeza (2003) ; un grand nombre de grottes, au titre de « l'art rupestre du bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998).
En Catalogne
- À Barcelone, les œuvres d'Antoni Gaudí (1984, 2005) : park Güell, palau Güell, casa Milà (la Pedrera), casa Vicens, Sagrada Família (façade de la Nativité et crypte), casa Batlló et colónia Güell (la crypte), ainsi que le palau de la Música et l'hospital de Sant Pau (1997).
- Ailleurs en Catalogne : le monastère de Poblet (1991), les églises catalanes romanes de la Vall de Boí (2000), l'ensemble archéologique de Tarragone (2000).
Espagne du Nord-Ouest
- En Galice : la vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle (1985), le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (1993), les remparts romains de Lugo (2000), la tour d'Hercule de La Corogne (2009).
- Dans les Asturies : les monuments d'Oviedo et du royaume des Asturies (1985 et 1998).
- En Cantabrie : les grottes d'Altamira et l'art rupestre paléolithique du nord de l'Espagne (1985).
Économie
Une économie moderne
L'Espagne a connu une période de forte croissance au début de la décennie 2000. L'agriculture occupe désormais moins de 5 % de la population active, l'industrie environ 25 % et les services un peu plus de 70 %. C'est bien là le profil d'un pays moderne, industrialisé et tertiarisé, participant aux échanges commerciaux internationaux.
L'Espagne compte parmi les premiers producteurs mondiaux d'automobiles. Elle est un grand exportateur d'acier, de produits chimiques, de vêtements, le premier producteur d'huile d'olive, et elle est à la tête de la première flotte de pêche de l'UE. Le tourisme représente presque 11 % du PIB.
Le puits sans fond de la crise
Frappée par l'éclatement de la bulle immobilière et par la crise financière internationale, l'Espagne plonge depuis 2008. Les Espagnols ont freiné sur les dépenses, entraînant une chute de la consommation. Le taux de chômage a bondi.
En 2011, le climat social est devenu délétère. Après avoir favorisé l'entrée en masse de main-d'œuvre étrangère - exploitée sans vergogne dans l'agriculture, le bâtiment et l'hôtellerie -, le pays se retourne aujourd'hui contre ses immigrés.
Perspectives
Le gouvernement Zapatero a longtemps cherché à préserver les plus précarisés par la crise. Après le manque d'effets des plans de relance de 2008 et 2009, le gouvernement a changé son fusil d'épaule en 2010 : augmentation de 2 points de la TVA, baisse des salaires dans la fonction publique, réduction des dépenses publiques d'investissement, retraite à 67 ans... L'objectif ? Combattre le déficit public.
Les perspectives moroses (même si les exportations reprennent) rendent l'Espagne d'autant plus vulnérable et le spectre d'un scénario à la grecque ou à l'irlandaise plane dans toutes les têtes.
Du coup, l'Espagne est le premier pays de l'UE à inscrire dans sa Constitution, en septembre 2011, une « règle d'or » de stabilité budgétaire.
Reste toutefois un point positif : la dette espagnole ne représente « que » 64 % du PIB, à peine au-dessus du plafond européen fixé à 60 %.