Carte d'identité Espagne
- Superficie : 504 782 km².
- Population : 49 millions habitants.
- Capitale : Madrid (environ 3,4 millions d’habitants ; plus de 67 millions pour la communauté de Madrid).
- Densité : 95 hab./km².
- Monnaie : l'euro.
- Langues officielles : une langue nationale, l'espagnol (castellano) ; 4 langues régionales : le basque, le catalan, le galicien, le valencien.
- Régime : monarchie parlementaire.
- Nature de l'État : royaume. L'Espagne est divisée en 17 communautés autonomes et 2 villes autonomes (Ceuta et Melilla).
- Chef de l'État : le roi Felipe VI, depuis juin 2014.
- Président du gouvernement : Pedro Sánchez (coalition PSOE-PSC), depuis juin 2018.
- Taux de chômage : 11,6 % (début 2025).
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,918. Rang mondial en 2023 : 28e.
Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco

- Dans la province de Madrid : le monastère et le site de l’Escurial (San Lorenzo de El Escorial, 1984), l’université et le quartier historique de Alcalá de Henares (1998), et le paysage culturel d’Aranjuez (2001).
- En Castille-León : c’est la région qui compte le plus de sites classés au monde. Ils sont au nombre de 8 : la cathédrale de Burgos (1984), la vieille ville d’Ávila et ses églises extra-muros (1985), la vieille ville de Ségovie et son aqueduc (1985), la vieille ville de Salamanque (1988), Las Médulas (1997), le site archéologique d’Atapuerca (2000), le site d’art rupestre de Siega Verde (2010) et la portion nord du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (2015).

- En Castille-La Manche : la vieille ville de Tolède (1986), la ville historique fortifiée de Cuenca (1996).
- En Estrémadure : la vieille ville de Cáceres (1986), l’ensemble archéologique de Mérida (1993), le monastère royal de Santa María de Guadalupe (1993).
- En Aragon : l’architecture mudéjare d’Aragon (1986 et 2001), des sites relevant de l’« art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998), et le mont Perdu (1997).
- Dans la Rioja : les monastères de Yuso et Suso à San Millán (1997).
- Dans la communauté de Valence : la Lonja de la Seda à Valence (1996), la palmeraie d’Elche (2000).
- Réparti sur différentes régions, car sur de multiples sites : l’art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique (1998).
En Andalousie
L’Alhambra, le jardin du Generalife et l’Albaicín, à Grenade (1984 et 1994) ; le centre historique de Cordoue (1984 et 1994) et Medina Azahara (2018) ; le parc national de Donaña (1984 et 2005) ; la cathédrale, l’Alcázar et l’Archivo de Indias à Séville (1987) ; les ensembles monumentaux Renaissance de Úbeda et Baeza (2003) ; un grand nombre de grottes, au titre de « l’art rupestre du Bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique » (1998) ; les dolmens d’Antequera ainsi que 2 monuments naturels proches, le plateau de El Torcal et le rocher la peña de los Enamorados (2016). Sans oublier le Gorham’s Cave Complex (2016) à Gibraltar, qui aurait abrité des Néandertaliens dès 120 000 ans avant notre ère.
En Catalogne
- À Barcelone, À Barcelone, les œuvres d’Antoni Gaudí (1984, 2005) : park Güell, palau Güell, casa Milà (La Pedrera), casa Vicens, Sagrada Família (façade de la Nativité et crypte), casa Batlló et Colònia Güell (la crypte), ainsi que le palau de la Música catalana et l’hospital de Sant Pau (1997).
- Ailleurs en Catalogne : le monastère de Poblet (1991), les églises catalanes romanes du val de Boí (2000), l’ensemble archéologique de Tarragone (2000).
Espagne du Nord-Ouest

- En Galice : la vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle (1985), le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (1993 et 2015), les remparts romains de Lugo (2000), la tour d'Hercule de La Corogne (2009).
Économie
Après le boom de l’économie du début des années 2000, l’Espagne plonge dans la crise dès 2008, frappée de plein fouet par l’éclatement d’une bulle immobilière. Le gouvernement, sous la pression européenne, impose à ses concitoyens une cure d’austérité drastique : augmentation de la TVA et des impôts pour la classe moyenne, baisse des salaires des fonctionnaires, coupes franches dans les dépenses publiques, retraite à 67 ans, flexibilisation des contrats de travail... En septembre 2011, l’Espagne est le 1er pays de l’UE à inscrire dans sa Constitution la « règle d’or » de stabilité budgétaire réclamée par Bruxelles. Le lent retour à la croissance, à partir de 2014, a pour corollaire toute une panoplie de problèmes sociaux, notamment un fort taux de chômage, qui atteint des records (d’Europe) chez les jeunes et les pousse à émigrer...
Début 2020, comme le monde entier, l’Espagne plonge dans la crise du Covid – peut-être plus violemment encore, compte tenu de l’importance des services et, surtout, du tourisme, pour le PIB national, lequel chute pour finalement retrouver, début 2022, son niveau d’avant-crise. Le taux de chômage, un temps reparti fortement à la hausse, a connu lui aussi le même effet yo-yo.
De nouvelles lois sur le travail adoptées par le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez ont vu s’envoler la création de CDI en 2022, à un rythme jamais égalé, pendant qu’une ultime revalorisation du SMI (SMIC espagnol) début 2025 le porte à environ 1 134 € par mois – en hausse de plus de 50 % depuis 2018 ! Par ailleurs, l’instauration d’un revenu minimum vital en 2020 a permis de réduire l’extrême pauvreté, bien que l’Espagne soit encore un des champions européens de la pauvreté avec un taux avoisinant les 26 % en 2025. Au final, malgré leurs effets limités au vu de l’ampleur de la crise sociale structurelle provoquée par la crise de 2008, ces réformes économiques qui placent le volet social au centre des priorités politiques inscrivent l’Espagne dans une dynamique à contre-courant de ses voisins européens, qui tendent vers toujours plus d’austérité.
L’Espagne occupe aujourd’hui le 2e rang des producteurs européens d’automobiles (et le 9e dans le monde), avec au moins 8 % du PIB, 14 % des exportations et 9 % de la population active dans ce seul secteur ! Elle est aussi un grand exportateur d’acier, de produits chimiques, de vêtements, le 1er producteur mondial d’huile d’olive, et elle est à la tête de la 1re flotte de pêche de l’UE, sans oublier le tourisme qui, avec 94 millions de visiteurs étrangers en 2024 (dont 12,5 % de Français), emploie près de 13 % de la population et représente une part équivalente du PIB (seule la construction fait presque aussi bien). Plus globalement, l’Espagne se classe au 12e rang des puissances économiques mondiales (en 2025, selon le FMI) et au 5e rang européen. Seule ombre au tableau, le taux de chômage reste supérieur à la moyenne européenne, avec 11,6 % début 2025.
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