Fêtes et jours fériés
Ici, on ne dort pas ! Pour ceux qui sont venus chercher le soleil en Espagne,
une surprise les attend : ce qui existe, c'est surtout la nuit. La vie nocturne
espagnole est certainement l'une des plus développées d'Europe,
voire du monde. La nuit, la rue appartient aux noctambules, qui fourmillent
dans les quartiers les plus animés.
Toutes les excuses sont bonnes en Espagne pour organiser une fête. Bien
sûr, tous les saints y passent mais aussi les escargots, les ânes,
les récoltes, les taureaux ! Il y en a pour tous les goûts et pour
toutes les folies : on se fait courser par des taureaux aux San Fermines
de Pampelune, on roue de coups un pauvre âne à Villanueva de la
Vera (Cáceres), on est submergé de tomates à Bunol (Valence),
on se gave de couleurs au carnaval de Ténérife...
On a compté plus de 25 000 fêtes par an, soit une fête toutes
les 20 minutes ! Et pour la plupart concentrées en été
: il y a de quoi s'amuser !
L'origine de ces fêtes est avant tout religieuse. Un catholicisme très
fort a récupéré toutes les fêtes païennes pour
se faire accepter et, au contraire du protestantisme de l'Europe du Nord, est
resté attaché à toutes les commémorations et à
tous les vieux rites.
A l’arrivée, on peut distinguer plusieurs types de fêtes
:
- les fêtes religieuses « classiques » : 15 août,
Toussaint, Noël.
- les fêtes religieuses nationales : Épiphanie, semaine Sainte,
fête de la saint-Jacques…
- les fêtes nationales laïques : 12 octobre et 1er mai.
- les fêtes patronales : elles se fêtent par paroisse et
non par municipio.
- les romerias (ou pèlerinages) : souvent pendant les fêtes patronales. On se réunit
autour de l’église ou du santuaire du saint patron pour un grand
banquet avec danses et musique.
- les fêtes rurales : le Rapa das Bestas par exemple.
- les fêtes historiques comme à Baiona où l’on
célèbre le retour d’Amérique de Martin Pinzon ou à
Catoira où l’on organise un combat entre Vikings et Galiciens…
- les fêtes gastronomiques : fête de la lamproie à Arbo ou fête du haricot
à Villaviciosa…
Pour éviter les gros désappointements, voici les principaux jours
fériés dans toute l’Espagne :
- 1er janvier : Nouvel An.
- 6 janvier : Épiphanie.
- Jeudi saint (en 2006, le 13 avril ; férié dans
toute les régions d’Espagne du Centre).
- Vendredi saint (en 2006, le 14 avril).
- 1er mai : fête du travail.
- 15 août : Assomption de la Vierge.
- 12 octobre : fête nationale d'Espagne.
- 1er novembre : Toussaint.
- 6 décembre : journée de la Constitution.
- 8 décembre : Immaculée Conception.
- 25 décembre : Noël.
La corrida
Ce qu'il faut savoir
Les courses (corridas de toros) ont lieu pendant les jours de feria et lors d'autres fêtes, ainsi que tous les dimanches en saison dans les grandes villes. La plupart sont des novilladas où les taureaux (novillos) ont moins de 4 ans, où les novilleros n'ont pas reçu la consécration de l'alternative, où il n'y a pas souvent de picadores.
Les différentes phases de la corrida
- Le premier tercio : au cours de cette période, le matador torée avec la cape en de nombreuses figures (pases). Tout le travail que réalisera le matador n'aura un véritable sens que si le taureau s'est réellement révélé sous les piques. Un taureau ne pourra obtenir la grâce que s'il a pris les trois piques réglementaires. Le coup de pique doit être donné en haut du garrot, dans le morillo. Les matadores sont chargés de faire le quite, qui a pour but de laisser un peu de répit au taureau après la phase des piques.
- Le deuxième tercio : les banderilles : le matador va affronter la bête à corps découvert, avec seulement dans les mains deux bâtons, les deux banderilles, ornés de papier aux couleurs vives et au bout desquels il y a un crochet.
- Le troisième tercio : la faena (le travail).
- Le toreo de muleta : la muleta (étoffe rouge repliée sur un bâton) doit aider le torero à tuer le taureau. La mise à mort : selon la façon dont l'épée est enfoncée dans le taureau, l'estocade porte un nom différent ; il y a l'estocade profonde, courte, contraire, etc.
- El descabello (la manière de mettre à mort) : on exécute cette suerte quand le taureau est blessé à mort, mais ne tombe pas. La pointe de l'épée est lancée dans les premières vertèbres cervicales, tuant instantanément le taureau.
- El arrastre : c'est la fin de la corrida. Des chevaux de trait traînent le cadavre du taureau
hors de l'arène. Si le public est satisfait du travail du matador, il le manifeste
à l'aide d'un mouchoir blanc. Si au contraire, il est mécontent, il y aura la
bronca (chahut, cris, etc.).
Savoir-vivre et coutumes
- Dans les hôtels comme dans les restos, il faut souvent ajouter à la note une taxe (I.V.A.) qui va de 7 % (normale) à 16 % dans certains restos chic. Bon à savoir aussi, le pain est généralement facturé.
- Le service est compris, mais le pourboire n'est
pas inclus dans la note : il n'est pas obligatoire, mais il est
courtois de laisser quelque chose (jusqu'à 10 % de l'addition).
- Il est un rituel que l'on retrouve dans toute la péninsule Ibérique, celle du paseo (littéralement
la promenade). Vers 19-20 h, avant le dîner, les Espagnols ont
l'habitude de déambuler dans les rues de la ville, le long des
promenades de bord de mer par exemple, en famille ou entre amis.
L'élégance est de mise. C'est un moment très convivial, souvent ponctué
de retrouvailles. À ne pas manquer.
- Le tutoiement est presque toujours spontané, sauf si l'on s'adresse à une personnalité ou à une personne plus âgée.
- Il y a peu de toilettes publiques, mais on peut plus facilement qu'en France utiliser les toilettes des cafés et restos.
Pour le reste, en Espagne du Nord-Ouest, on fait attention à sa tenue quand
on entre dans une église (les jambes nues sont mal vues et il vaut
mieux couvrir bras et épaules), et de même sur les plages : les plages
naturistes sont rares mais bien signalées et, dans certains coins, même
les seins nus ne sont pas acceptés. À vous de voir.
Quant à la
voiture, les Espagnols se garent comme ils peuvent, mais jamais sur les
emplacements réservés aux handicapés, qu'ils respectent scrupuleusement.