Géographie et paysages Équateur

L’Équateur aurait pu être grand comme la France, si le Pérou ne s’était pas emparé de près de la moitié de son territoire en 1941 – en Amazonie essentiellement. Aujourd’hui, la superficie de l’Équateur n’est plus que de 283 560 km², Galápagos comprises, ce qui en fait l’un des plus petits États d’Amérique du Sud.

Petit, oui, mais ô combien riche d’un point de vue géographique ! L’Équateur ? C’est à la fois la haute montagne, la forêt tropicale humide et la savane presque désertique. C’est une côte où alternent mangroves et plages de sable, une montagne cocotte-minute avec une douzaine d’imposants volcans et une Amazonie toute grouillante de bestioles, qui défie régulièrement la chronique parce qu’on aimerait bien lui pomper tout son pétrole sans déranger les petits oiseaux.

Ce pays est un véritable sanctuaire de la biodiversité, abritant un grand nombre d’espèces animales ou végétales endémiques.

Les Andes (La Sierra)

La « Petite Suisse de l’Amérique latine » doit son surnom à ses hautes montagnes aux neiges éternelles, formées par la cordillère des Andes (ou Sierra). Véritable colonne vertébrale de l’Équateur, les Andes, larges de 200 km en moyenne, divisent le pays en deux versants distincts, l’ouest avec la côte Pacifique et l’est avec l’Oriente et l’Amazonie. Tout au long courent deux lignes de crêtes plus ou moins parallèles, entre lesquelles se dessine un bassin de remblaiement : le couloir andin. C’est sur cet axe nord-sud, entre 2 000 et 3 000 m d’altitude, que se sont développées les principales villes du pays : Ibarra, Quito, Ambato, Riobamba, Cuenca.

Des villes qui jalonnent ce qu’Humboldt avait nommé « l’avenue des volcans ». L’Équateur étant situé sur la « ceinture de feu du Pacifique », les éruptions volcaniques et les séismes sont fréquents. Depuis la conquête du pays par les Espagnols au XVIe s, on a dénombré pas moins de sept éruptions majeures, ce qui place le pays sur la liste rouge en matière de risque.

Par ailleurs, les plus hauts sommets d’Équateur sont tous des volcans : le Chimborazo (6 310 m), le beau Cotopaxi (5 897 m), le Cayambe (5 790 m) et l’Antisana (5 758 m). Parmi les plus actifs, citons aussi le turbulent Tungurahua (5 023 m), qui fait parler de lui presque chaque année, et le Sangay (5 230 m). Cette intense activité a engendré un paysage hors du commun, créant de gigantesques bassins d’effondrement (caldeira) et des lacs de cratère.

Sur les contreforts des Andes, on trouve El bosque nuboso (ou cloud forest en anglais), une forêt tropicale humide située entre 1 000 et 3 000 m d’altitude (contrairement à la forêt amazonienne qui s’étend dans de basses terres), comme dans la région de Mindo (à 90 km à l’ouest de Quito). Cette forêt dite « de nuages » est souvent enveloppée par des brumes et des nuées, prises par les nuages, d’où son nom. Humide et fraîche, le vert s’impose partout, la végétation est luxuriante, favorisée par une température plus ou moins constante et de nombreuses précipitations.
À la différence de l’Amazonie et des forêts pluviales de la côte, où de placides cours d’eau chocolat (à fort débit quand même !) drainent un relief plat, les rivières qui traversent la forêt des nuages sont claires et tumultueuses, modifiant sans cesse le paysage. Cette particularité géomorphologique contribue à créer d’importantes barrières naturelles, qui sont autant d’obstacles pour le développement des espèces.
Cette forêt des nuages débouche finalement sur le páramo, une prairie d’altitude caractéristique de la région qui couvre à elle seule près de 10 % du pays. Les arbres s’y font rares. Au-dessus, il ne reste que les montagnes et les cônes des volcans.

La côte Pacifique

Les principales villes portuaires sont Guayaquil, Manta, Esmeraldas (épicentre d’un grave tremblement de terre en 2016) et Puerto Bolívar. On trouve sur la côte plusieurs parcs nationaux, comme le parc national Machalilla, dans les environs de Puerto López, ou encore le parc de la mangrove de Churute, au sud de Guayaquil.
La Sierra descend assez vite vers la mer à l’ouest. Des cours d’eau boueux franchissent une petite chaîne montagneuse (environ 800 m maxi) puis coulent dans la plaine avant de se jeter dans le Pacifique. Copieusement arrosée de janvier à mai, la côte attire alors les surfeurs, car le swell du Pacifique y lève une vague régulière, puissante et de qualité. Ce n’est pas le cas en été, période « sèche » marquée par des entrées d’air marin et par la présence de la garúa, une brume de mer formée au contact des terres chaudes et des eaux froides traversées par le courant de Humboldt, né en Antarctique.

Une bonne partie du littoral est couverte de mangrove – « était », devrions-nous plutôt dire, tant les élevages de crevettes l’ont endommagée.
Pour le reste, de longues plages de sable alternent avec des falaises dans les régions où la Sierra vient mourir au bord de l’océan.

L’arrière-pays, lui, est constitué de forêts tropicales (au nord) et de savanes au centre et au sud-ouest. Les franges péninsulaires occidentale et méridionale, en revanche, sont couvertes d’une forêt sèche à épineux dont les caractéristiques sont semi-désertiques. L’industrie agroalimentaire est bien implantée ici, qui exploite le riz, la banane, le cacao, le soja, la canne à sucre et le café (plus en altitude).

L’Oriente

Étendue entre la Colombie au nord et le Pérou au sud, l’Amazonie équatorienne se termine à l’ouest, sur une région de piémont adossée à la cordillère des Andes. Grand d’environ 120 000 km² (soit à peine 2 % du grand Bassin amazonien), ce territoire est traversé par de grands fleuves comme le Pastaza et le río Napo (un affluent de l’Amazone, long de 1 075 km), longtemps restés les seules voies d’accès à la région. De nouvelles routes permettent désormais de pénétrer profondément la forêt, en particulier vers Coca et Lago Agrio, terre d’élection des compagnies pétrolières...

La forêt couvre encore une bonne partie de l’Oriente. Il y fait chaud, l’air est saturé d’humidité et la tête des arbres, du haut de leurs 40 m, forme un excellent parasol pour le sous-bois.
La biodiversité y est remarquable et cet écosystème est considéré comme l’un des habitats les plus riches et les plus complexes de la planète avec, pour à peine 10 km² de surface, pas moins de 1 500 espèces de plantes et 750 d’arbres.

Les îles Galápagos

La géographie des îles Galápagos est traitée dans la destination concernée.

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