Monnaie, banques, change
La monnaie nationale
La monnaie nationale est la livre égyptienne (abrégée LE), qu’on appelle pound
(en anglais) ou guineh (en arabe), divisée en 100 piastres (piasters
en anglais, 'irsh en arabe). Une livre égyptienne vaut environ 0,13 € et 1 € à peu près 7,50 LE.
Son cours est actuellement flottant ; il peut varier de près de 10 %.
Attention : refusez les billets déchirés que vous auriez du mal à écouler ensuite.
Banques
On trouve des banques dans toutes les villes (mais peu dans les oasis). Vérifiez les bordereaux et recomptez toujours l'argent. Les
taux de change sont presque identiques d'une banque à l'autre.
Les cartes de paiement
Quasiment tous les distributeurs acceptent les cartes Visa pour des retraits
en livres égyptiennes. Il n'y a vraiment qu'un fond des oasis et dans les villages qu'on ne trouve pas de distributeurs. La plupart des distributeurs acceptent également la carte MasterCard.
Les chèques de voyage (traveller's cheques)
Les chèques de voyage sont très pratiques, mais préférez les banques
des hôtels pour les changer, car ce genre de transaction y est habituel. Vous risquez de devoir patienter un peu à la banque, le temps de trouver l'employé compétent.
Budget
Les routards seront heureux, la vie en Égypte n’est pas chère.
Important : les récentes dévaluations de la monnaie nationale
engendrent une inflation constante, ne soyez donc pas étonnés
si les prix des hôtels bon marché et des restos populaires que
nous recommandons sont supérieurs à ceux que nous indiquons.
Hôtels
Les prix s'entendent pour une chambre double, petit déjeuner inclus.
- Très bon marché : moins de 40 LE (5,30 €).
- Bon marché : de 40 à 100 LE (5,30 à 13,30
€).
- Prix modérés : de 100 à 200 LE (13,30 à 26,70 €).
- Prix moyens : de 200 à 350 LE (26,70 à 46,70 €).
- Plus chic : de 47 à 120 US$ (36,20 à 92,30 €).
- Vraiment plus chic : plus de 120 US$ (92,30 €).
Restaurants
Base d’un repas : entrée + plat + boissons non alcoolisées,
toutes taxes comprises.
- Bon marché : moins de 50 LE (6,70 €)
par personne.
- Prix moyens : de 50 à 120 LE (6,70 à 16 €) par personne.
- Plus chic : plus de 120 LE (16 €) par personne.
Pourboire
En principe, il doit être donné en retour d'un service. Hôteliers et restaurateurs comptent sur les pourboires pour compléter la rémunération de leurs employés. Munissez-vous de menue
monnaie, et n'oubliez cependant pas que vous représentez l'étranger, avec ce
que la richesse peut avoir de provocant. Les Arabes entre eux pratiquent également
ce système du bakchich. Lorsque vous refusez, faites-le avec le sourire.
Le marchandage
Marchandez en partant du plus bas. Si tout le monde dit non, changez votre
prix de départ. Au bazar, divisez par 2 ou par 3. Ailleurs, retirez au moins
20 %. De toute façon, commencez par de petits achats pour tâter le terrain.
Le principe de base est de ne pas laisser trop rapidement percer votre intérêt
pour l'objet que vous convoitez.
Un autre principe est de ne jamais dire son prix le premier.
Autre moyen : partez de la boutique, mais lentement. Il y a de grandes chances
pour que le commerçant vous rappelle.
Essayez d'apprendre les chiffres en arabe. Le prix de vente des objets est souvent
inscrit au dos.
Achats
Loin d’être un temple de la consommation, l’Égypte affiche sa richesse par
un artisanat encore bien vivant. La qualité est parfois médiocre, les
prix restent raisonnables. Les souks sont, bien sûr, des
endroits privilégiés pour dénicher quelques merveilles.
Le Khan el-Khalili du Caire a longtemps accueilli des marchands venus de tout
le Moyen-Orient et, aujourd’hui encore, il garde des traces du corporatisme
qui s’y était institué. Le souk de Louxor fait maintenant
office d’attrape touristes. Quant à celui d’Assouan, il fait
la liaison avec le Soudan, et les artisanats égyptiens et nubiens se
mélangent aux influences africaines. Mais il faut bien le reconnaître,
tous ces souks sont de plus en plus envahis par des milliers d’objets
pharaoniques fabriqués en Chine ou à Taiwan ! On vous conseille
de faire vos achats au rythme de vos coups de cœur, et non en fin de voyage.
Antiquités : il est formellement interdit de sortir tout objet
de plus de cent ans du territoire égyptien, ce serait s'exposer à de graves
condamnations.
Bijoux : l’or et l’argent sont très avantageux. C’est généralement
du 18 carats, mais certains bijoux titrent 21 carats. Le gramme d’or se négocie
autour de 130 LE (soit 17,30 €). Les bijoux en argent (environ 4 à 6
LE le gramme soit 0,6 à 0,80 €) sont très souvent massifs et d’inspiration
bédouine. Certaines pierres semi-précieuses viennent d’Égypte comme la turquoise,
le corail blanc, l’alexandrite et le lapis-lazuli.
Objets en cuivre ou en laiton : les souks regorgent de ces cache-pots,
miroirs, théières, lampes, lustres, cendriers, petites pyramides, etc.
Coton : la meilleure partie de la production est directement exportée
vers les États-Unis. On trouve tout de même du beau linge de maison.
Épices : cumin, coriandre, poivre, curry, cardamome, safran (le
plus souvent faux), anis, clous de girofle, gingembre... mais aussi karkadé
(pour les délicieuses décoctions rouge foncé) ou henné…
Musique : à tous les coins de rues, de petits kiosques regorgent
de cassettes. Une cassette vaut environ 12 LE (1,60 €). Les CD de musique arabe
sont moitié moins chers que les autres. Les musiciens seront sûrement plus intéressés
par les instruments orientaux : l’aoud, une sorte de luth, le ri,
un tambourin, ou le nay, une flûte, sans oublier la darbouka
en peau de poisson.
Papyrus : ceux que l’on vous vend dans la rue sont généralement
fabriqués à base de feuilles de maïs ou de bananiers.
Tapis : les kilims les plus amusants sont des représentations
naïves des scènes de la vie quotidienne ou des paysages. Les Bédouins tissent
de jolis kilims avec des motifs géométriques. Jadis, ils teignaient leur
laine avec des pigments naturels. Plus précieux : les petits tapis de prière
en soie.
Broderies : les plus courantes sont les broderies bédouines du
Sinaï. Un travail raffiné au point de croix produit le plus bel effet. Au Caire,
les galeries Nomad et Egypt Craft Centre, (à Zamalek), vendent
de très belles pièces. Ces fresques aux couleurs vives empreintes de naïveté
sont de précieux témoignages et finissent généralement tendues en tableaux.
Vannerie : corbeilles, de toutes formes et tailles. Dans toutes
les oasis, on trouve des paniers aux formes variées.
Verre soufflé : à partir de verres cassés, de bouteilles en tous
genres, les souffleurs de verre, selon une méthode ancestrale, donnent forme
à des verres, carafes, vases, coupes, etc. Leurs couleurs, bleu, vert, blanc,
turquoise…, illuminent certaines boutiques des souks. Attention, c'est fragile
dans les bagages.
Quelques idées supplémentaires : les chicha(narghilés)
et leurs tabacs délicieusement parfumés, les petites casseroles à café turc
(kanaka), les encensoirs étoilés, les gravures anciennes, les tarbouches,
les poteries ajourées...