Le train
- Bon marché, même en 1re classe (et surtout très confortable). Réduction de
30 % sur présentation de la carte internationale d'étudiant. Pas de réduction
sur les trains-couchettes, très chers.
- Les billets sont généralement imprimés en arabe.
- On ne composte pas son billet, le contrôleur s'en charge à bord du train. Tous les trains sont contrôlés du début à la fin. En revanche, si vous ne pouvez obtenir un ticket, vous avez toujours la possibilité de monter à bord du train et de l'acheter au contrôleur directement (l'amende, symbolique, est de quelques livres).
- Les wagons sont non-fumeurs, et les Égyptiens respectent cette règle.
- Attention aux revendeurs de billets au noir, spécialisés dans la chasse aux
touristes.
- Lorsque vous arrivez à la gare, rendez-vous directement au bureau d'informations pour vérifier de quel quai part votre train, ou demandez aux porteurs. Si vous êtes chargé, il y aura toujours un porteur pour vous aider ; le tarif est de 1 à 2 LE (moins de 0,30 €) par bagage.
- Dans la plupart des trains, service de rafraîchissements, thé, gâteaux... à la place. Les prix sont raisonnables, mais vérifiez tout de même.
Trois classes
- 1e classe assise : avec réservation, climatisation souvent trop forte, service de boissons. Fauteuils inclinables et tablette devant. On est toujours assis dans le sens de la marche.
- 2e classe : tout à fait correcte, à condition qu'elle soit avec réservation et climatisation. Environ 25 % moins chère que la première classe. Si vous n'êtes pas à quelques livres près, on vous conseille plutôt d'opter pour la 1re classe.
- 3e classe : elle ne concerne que les trains omnibus qui s'arrêtent dans les moindres villages. On a le temps de voir la campagne et ses habitants. On peut tout aussi bien prendre son billet dans le train, mais dans ce cas, on ne bénéficie pas des réductions étudiants. Il est souvent difficile d'y obtenir une place assise.
Train-couchettes
C'est la solution la plus confortable et la plus chère. Deux trains partent du Caire tous les jours à 20 h et 21 h 10, ils arrivent à Louxor 9 h plus tard et à Assouan 12 h plus tard.
Le tarif officiel est de 60 $ (40 €) par personne en cabine double pour un aller simple Le Caire-Louxor ou Assouan, payable uniquement en devises.
Les cabines n'étant que sur réservation, il est indispensable d'acheter votre billet au moins 2 jours à l'avance.
Le bus
Ils relient plusieurs fois par jour Le Caire à Alexandrie, au Fayoum, aux grandes
villes du delta, du canal de Suez, de la Haute-Égypte (via Hurghada), aux oasis
du désert libyque ou aux stations balnéaires du Sinaï, de la mer Rouge et de
la Méditerranée.
Ils sont généralement climatisés (parfois beaucoup trop) et équipés d'une vidéo entre les grandes villes.
Il vaut mieux réserver sa place 1 ou 2 jours à l'avance. Parfois moins cher
que le train, mais nettement moins confortable. Pas de réduction étudiants. Les billets non utilisés ne sont pas
remboursables. Les boissons et friandises à bord ne sont pas offertes mais facturées
à la descente, et souvent au prix fort.
Le taxi collectif
Ce sont le plus souvent des 504 Peugeot familiales (7 places) ou des minibus japonais (14 places). Le prix
d'une course est un peu moins cher que celui du billet de train 2e classe sur
les petites distances. Départ quand la voiture est complète. Ils roulent plus
vite que le train mais s'arrêtent pour le repas et la prière (ou ne roulent
pas du tout pendant le ramadan) ; finalement même durée en plus souple - pas
de réservation - et plus convivial, mais surtout beaucoup plus dangereux.
Les
taxis collectifs et surtout les minibus roulent vraiment comme des fous. À éviter
systématiquement de nuit. De plus, en Moyenne et Haute-Égypte, ils ne sont plus
autorisés à prendre des touristes et des Égyptiens en même temps, pour des raisons
de sécurité.
Gros inconvénient : tous les gouvernorats essaient de placer les gares de taxis collectifs à la périphérie ; c'est un véritable parcours du combattant pour y aller, et ça coûte une fortune en taxi, si on est chargé. Au Caire (arrivée et départ), on vous conseille carrément d'y renoncer.
Le convoi
Si vous voyagez individuellement dans la vallée du Nil de Beni Soueif
au sud du Caire jusqu’à Assouan, sachez que les déplacements
en taxi (collectif ou non), minibus privé, bus ou voiture
ne peuvent se faire qu’en convois escortés par l’armée
ou la police. Tout dépend du contexte politique local. Entre Assouan et Abou-Simbel, ils ne sont pas systématiques, et entre Louxor et Safaga, ils ont été supprimés récemment. Cela dit, ils pourraient redevenir obligatoires...
Chaque départ de convoi donne lieu à un déploiement de forces impressionnant.
Les véhicules sont donc regroupés en caravanes précédées et suivies de plusieurs pick-up remplis de policiers armés. Le convoi se met en branle en assurant en permanence une allure soutenue proche des 100 km/h.
Les conditions de sécurité ne sont pas toujous assurées et les populations locales pas toujours respectées par ces caravanes. Dès lors, le train nous paraît largement préférable, là où il circule.
La voiture
Les voitures sont admises librement pour la durée du séjour sur présentation de la carte grise et d'un carnet de passage en douane (triptyque). Mais on vous demandera d'acquitter une taxe d'entrée dans le pays qui dépend de la cylindrée de votre véhicule. Les propriétaires de gros 4x4 ou de mobile-homes se sont plaint du montant exorbitant de cette taxe (autour de 500 $ !).
Pour conduire en Égypte, si on a réservé un véhicule depuis la France, le permis de conduire national suffit, en principe. Mais on vous conseille vivement de vous munir d'un permis de conduire international. D'ailleurs, pour louer une voiture auprès d'une agence, directement sur place, un permis international est souvent réclamé. En cas de contrôle de police (fréquent), un permis international traduit en arabe facilite aussi les choses.
Conduire en Égypte
Ce n'est pas suicidaire, mais il convient d'être extrêmement prudent, car aucune
règle n'est respectée. La conduite est souvent difficile à cause de l'état du véhicule, des animaux sur les routes, du comportement des autres conducteurs, de la sortie des villes, souvent problématique, des pancartes en arabe.
- Ne pas hésiter à klaxonner (pour dire que vous passez, mettre les autres
en garde...).
- Évitez de rouler vite parce que n'importe quoi (qui)
peut surgir de nulle part à tout moment.
- Ne jamais conduire de nuit, car beaucoup de voitures
roulent sans phares.
- Il existe trois types d'essence : la 80 (tamanin), la 90 (tesa'in) et la 92 (etnên ou tesa'in), plus raffinée et donc plus chère.
- Vérifiez souvent votre niveau d'eau (mayya) et vos pneus (agalla),
car ils souffrent avec la chaleur.
- Dans le Sinaï et sur la côte de la mer Rouge, il est recommandé de ne
pas sortir des routes ou des pistes car beaucoup de terrains n'ont pas été déminés.
- Sur les routes (particulièrement les axes Le Caire-Alexandrie, Le Caire-Ismaïlia, Le Caire-Suez), la vitesse est contrôlée : sur les autoroutes, n'excédez pas 100 km/h et sur les routes 90 km/h, et on ne discute pas avec les radars.
- En garant votre voiture sur le parking d'un hôtel, on vous demandera systématiquement la rokhsa (carte grise de la voiture qui a un format carte de crédit), ainsi que votre permis international
- Ne perdez pas de vue que vous êtes étranger dans
ce pays et que 9 fois sur 10, en cas d'accident, vous serez accusé d'être en
tort (même si ce n'est pas vrai). Aussi, mieux vaut adopter une conduite calme
et attentive et laisser passer.
- L'essence est très abordable : environ 1,75 LE (0,23 €) le litre pour l'essence 90 et 1,85 LE (0,25 €) pour l'essence 92.
L'auto-stop
Le stop n'est pas interdit. Attention au stop payant. Généralement les routiers
(et il y en a beaucoup) sont sympas.
L'avion
Egyptair a considérablement baissé ses tarifs pour les vols intérieurs. L'avion devient ainsi moins cher que le train-couchettes pour aller de la capitale à Louxor et Assouan. Réservez bien à l'avance.
On peut acheter ses e-tickets (billets électroniques) en ligne sur leur site Sinon, de nombreuses compagnies charters effectuent la liaison Le Caire-Louxor-Assouan, mais ces billets s'achètent depuis la France via les agences de voyages.
Sont desservis par avion les aéroports de Louxor, d'Assouan, d'Abou Simbel, de l'oasis de Kharga (et malheureusement bientôt de Siwa), de Hurghada, de Quseir, de Marsa Alam, de Sharm el-Sheikh, de Ras el-Naqb (Sinaï), d'El-Arish, d'Alexandrie, de Marsa-Matrouh.
Attention aux vols parfois annulés ou retardés de plusieurs heures. Ainsi, ne prenez jamais un vol national la veille d'un départ international.