![]() Cuisine et boissons NormandieCuisineLa vache normande est la nourrice de Paris. Il en sort des camemberts, des petits-suisses, de la crème fleurette et du beurre d'Isigny. La crème est un baume qui console du temps gris. Double ou triple, elle est de tous les plats (en compagnie d'un brin de beurre demi-sel fondu, la recette s'appelle « vallée d'Auge ») : viande, coquillages, poisson, desserts. Viandes et poissons
La mer normande abonde en poissons plats (sole, limande, plie, et le fameux turbot...), lisettes (les petits maquereaux de Dieppe), crustacés, coquilles Saint-Jacques et quantité de coquillages, dont les huîtres du Cotentin, et les moules. FromagesChoisissez le camembert dans sa boîte en bois en version « fermière » au lait cru, « quand la croûte est fleurie et le milieu aussi tendre que les bords ». DessertsTout y est pur beurre, et plutôt trois fois qu'une. Gisors et Gournay sont des capitales de la brioche. Yport abrite une tarte au sucre (pommes et pâte sablée), Asnelles cultive les sablés, Rouen a pour drapeau le sucre de pomme et Honfleur ne jure que par la teurgoule, un riz au lait cuit au four, avec un soupçon de cannelle, à déguster avec une brioche aux œufs et à la crème fraîche, la falue. BoissonsLe trou normand est un petit verre de calva jeune bu cul sec ou, en version stylée, avec un sorbet de ce même alcool. Le calvados ? Du cidre distillé. Le cidre ? Du jus de pomme fermenté, plus épais, plus « fileux » que son copain breton. Tout l'art est de choisir entre les trente espèces de pommes, baie d'Auge ou pied court, rougette ou coqueret, etc. « Hochées » (gaulées) après la Toussaint, abandonnées quinze jours sous la paille, elles sont à point. Âpres ou douces, toutes se donnent la main pour composer - le cas échéant, avec quelques poires - la compote idéale d'où sera extrait le moût. N'oubliez pas leur frère, le poiré. Né dans le Domfrontais, ce « cidre sec de poire » (une petite poire bien rugueuse, adoucie par le gel) en remontre à bien des vins pour la délicatesse. Dommage qu'il soit rare. On trouve aussi du champoiré, un champagne de poire, remis au goût du jour. Ou encore l'halbi, cidre mi-pomme, mi-poire. Vous trouverez plus facilement du pommeau, jus de pomme additionné de cidre et de calva. Les Romains appelaient le cidre sicera : boisson enivrante. On a gardé le nom, mais ramené le taux d'alcool à 3° pour le doux, 5o pour le brut, au maximum 7°. Le calvados est, lui, un alcool foudroyant. En tout cas, il est bien inséré dans la vie de tous les jours. Inventée en 1553 par un gentilhomme gastronome, l'eau-de-vie de cidre (ou de poiré) attendit la fin du XIXe siècke pour s'appeler calvados. Le calva a recyclé l'expérience du cognac et de l'armagnac pour accéder au statut d'alcool noble. Seul celui du pays d'Auge jouit de l'appellation contrôlée : distillation en alambic charentais à 70 °C maxi (et plutôt 65 °C pour garder les arômes), mûrissement en fût de chêne et assemblage d'âges et de provenances. On en parle sur le forum Normandie> Tous les messages cuisine et boissons Normandie
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