Folklore
Il existe une culture populaire toujours très vivante chez les
Mexicains. Vous la rencontrerez certainement au cours de votre voyage...
- Les mariachis : pantalon noir ajusté au plus
près, brodé d’or ou d’argent, veste très courte, brodée elle aussi, lavallière
bouffante, sombrero et bottes à talons... Ces musiciens ambulants sont apparus
pendant l’occupation française. La bourgeoisie mexicaine a voulu égayer ses
mariages en faisant jouer des petits orchestres de deux ou trois guitares,
autant de violons, un ou deux chanteurs et deux trompettes. Comme ils jouaient
pendant les mariages, on nomma les musiciens... mariachis,
d’après le mot français, tout simplement
- La lucha libre : c’est le catch à la
mexicaine. Une grande tradition populaire qui permet d’assister au combat du
bien et du mal incarnés par deux malabars masqués, vêtus d’un costume qui
évoque son nom : Astro, Super Ecolo, Ángel, Éclair, Démon bleu... Le
masque est essentiel, au point qu’un célèbre lutteur ne l’a jamais
enlevé – il est mort avec et personne n’a jamais vu son vrai visage. La
foule est en liesse.
- Les marimbas : il s’agit d’un groupe musical
composé principalement d’un ou de plusieurs marimbas, une sorte de grand
xylophone en bois qui trouve son origine au Guatemala et dans le Chiapas. On
les trouve aussi à Veracruz.
- Les courses de taureaux : Mexico possède la
plus vaste plaza de toros au monde, avec
50 000 places ! Les « vraies » corridas, celles des
professionnels, ont lieu de novembre à mars et sont de grands rendez-vous
familiaux où tout le monde se réunit.
- Les combats de coqs : encore un spectacle
cruel que ces peleas de gallos, assez répandus dans
les campagnes. Ils ont lieu dans des arènes spéciales (palenque).
Les paris montent à toute allure, les plumes volent, les propriétaires
vocifèrent leurs encouragements...
- Les férias : elles ont lieu un peu partout
dans le pays et marquent en général la pleine saison d’un fruit. Elles donnent
lieu à des concours de beauté, des corridas, des courses de chevaux, des
combats de coqs. Ambiance populaire torride garantie.
Gringos
L'origine du mot date de 1846, lors de la guerre entre le Mexique et les États-Unis.
Les troupes nord-américaines allaient au combat en entonnant la chanson populaire
Green grows the grass... que les Mexicains comprenaient comme
« gringos the grass... ». A priori, le Mexicain vous considérera comme
un gringo, c’est-à-dire comme un Nord-Américain, et les contacts seront
difficiles. C’est pourquoi il faut parler anglais le moins possible à un Mexicain,
même si vous ne connaissez que deux mots d'espagnol.
Fêtes et jours fériés
Voici les principales fêtes du Mexique. Vu le nombre, vous êtes
sûr de tomber sur une petite fiesta lors de votre séjour.
Lorsqu’il s’agit de jours fériés officiels, les banques
et administrations sont fermées, mais de nombreux magasins restent ouverts.
- 1er janvier : jour férié et rues désertes.
- 6 janvier : jour des Rois Mages. Ce sont eux, au petit matin, qui apportent
les cadeaux aux enfants.
- 2 février : día de la Candelaría ou Chandeleur. Pas de crêpes, mais
des tamales, un must de la cuisine mexicaine.
- 5 février : fête de la Constitution. Jour férié officiel.
- 24 février : jour du Drapeau.
- Fin février : le carnaval, qui dure plusieurs jours. Celui de Veracruz
est particulièrement chaud. Réservez votre hôtel bien à l'avance, surtout à
Veracruz.
- 21 mars : commémoration de la naissance (en 1806) de Benito Juárez,
indien Zapotèque de Oaxaca qui deviendra président du Mexique. Un cas unique
dans l'histoire du pays ! Jour férié officiel.
- Avril : les fêtes de Pâques. Attention, les transports et les hôtels
de la côte sont souvent complets. Les Jeudi et Vendredi saints sont fériés.
Le pays entier semble être arrêté. Durant ces quelques jours, vous verrez de
nombreuses processions religieuses, notamment les via crusis du Vendredi
saint (représentations du Chemin de croix).
- 1er mai : fête du Travail et jour férié officiel.
- 5 mai : commémoration de la bataille de Puebla où l'armée mexicaine
l'emporte sur les troupes de Napoléon III.
- 10 mai : fête des Mères.
- 15 mai : jour du prof. Les enseignants sont de repos. Et les élèves
par la même occasion.
- 13 août : commémoration (informelle) de la chute de Mexico-Tenochtitlán
aux mains de Cortès.
- Septembre : mois de la patrie. Chacun y va de son drapeau mexicain.
On le suspend aux fenêtres, on l'installe sur les façades des immeubles, dans
les voitures, sur les autobus.
- 1er septembre : rapport présidentiel annuel.
- 15 septembre : c'est ce soir-là que commence la célébration de l'Indépendance.
Vers 23 h, le président de la République, depuis la fenêtre centrale du palais
présidentiel, face à l'énorme foule réunie sur le zócalo, crie trois
fois : ¡ Viva Mexico !. C'est ce qu'on appelle el Grito
(le cri).
- 16 septembre : fête de l'Indépendance. Défilé militaire, etc. Jour
férié.
- 12 octobre : jour de la Race qui commémore la « découverte »
du Nouveau Monde et le métissage des peuples.
- 2 novembre : día de los Muertos ou jour des Morts. Sans
doute la fête la plus traditionnelle du Mexique puisqu'elle s'enracine dans
l'époque préhispanique.
- 20 novembre : anniversaire de la Révolution mexicaine qui a commencé
en 1910. Jour férié officiel.
- 12 décembre : fête de la Vierge de la Guadalupe. La fête religieuse
la plus importante du pays : les Mexicains célèbrent leur sainte patronne.
- Du 16 au 24 décembre : les posadas. Tous les soirs, durant
les 9 jours précédant Noël, une procession reconstitue la
pérégrination de Joseph et Marie à la recherche d'un toit
lors de leur arrivée à Bethléem. Tradition très
respectée dans les villages.
- 24 décembre : le soir, messes et dîner familial de la noche buena.
- 25 décembre : Navidad. Jour férié officiel.