Les temps qui suivirent l’indépendance furent particulièrement difficiles pour la Lettonie. Après la déclaration d’indépendance de 1990, le lien avec l’Union soviétique s’est rompu et le système de production, basé sur l’industrie, s’est effondré. La scission avec l’ex-URSS eut pour conséquence l’effondrement du système de production et une vague de privatisations, l’État ayant choisi de ne conserver dans son portefeuille que les secteurs de production de biens publics.
Entre 1990 et 1993, le PIB par habitant a chuté de plus de moitié et l’inflation a fait flamber les prix. Les Lettons ont connu une amélioration de leur niveau de vie à la fin des années 1990. Le pays se révèle aujourd’hui le bon élève des pays baltes, avec un taux de croissance annuel de plus de 7 %.
Riga, la capitale, est aujourd’hui la plus grande métropole baltique, mais elle n’en est pas moins intime et chaleureuse. Elle possède la jeunesse la plus branchée des trois États baltes. En plus d’un superbe noyau médiéval, elle recèle un centre-ville de style Art nouveau et un ensemble architectural unique, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. À quelques kilomètres de la vieille ville, les beaux quartiers offrent de merveilleuses promenades à pied qui sont autant de leçons d’architecture.
À une trentaine de kilomètres de là s’étendent les plus belles plages de la mer Baltique, très prisées des Russes durant l’ère soviétique. Quant au palais de Rundale, le « Versailles » letton, il mérite presque à lui seul le voyage.