« La montagne, ça vous gagne », disait la publicité. Pour une fois la pub disait vrai, la montagne, ça vous gagne vraiment ; ça vous élève près du ciel, avec les aigles et le soleil ; ça vous éblouit de glaciers, d’aiguilles, de monts roses et bleus de cristal ; ça vous écrase au creux des vallées des failles ; quel vertige !
Les Alpes sont reines parmi les montagnes, toujours altières, vives, scintillantes. Le mont Blanc, l’Oisans, fiers sommets, rêves de rêveurs et d’alpinistes. Splendides parcs naturels - Vercors, Vanoise, Écrins et Queyras - vierges encore. Et leurs perles, lacs d’altitude noirs ou turquoise, toujours solitaires et secrets. Les Alpes égrènent cascades, torrents, rivières, crues sauvages, longues prairies semées de couleurs.
Puis le village en hameaux épars et les hommes, éleveurs, ébénistes, cultivateurs de parcelles courtes et pentues.
La grande ville pourtant s’étend au cœur des Alpes. Grenoble moderne, berceau de la Révolution française, ville d’art et ville industrielle. D’autres villes, plus petites, s’immiscent dans les vallées, se posent au bord des lacs - Annecy, Aix-les-Bains -, s’accrochent aux pentes - Gap, Chambéry.
Les Alpes, ce sont aussi les réserves et les parcs naturels, les stations-villages, les lacs sauvés de la pollution.