Bordée par l'océan Pacifique et séparée de New York par plus de 4 500 km, la Californie représente un « bout du monde », à la fois fortement urbanisé et très sauvage. Mer, montagne et désert se trouvent aux portes des villes, elles-mêmes plutôt ouvertes sur la nature.
Quelques clichés s'exportent avec emphase : les stars du cinéma d'Hollywood, les joggeurs et les rollers de Venice Beach, les sirènes de Santa Barbara et les surfeurs de Malibu, mais aussi le fameux Golden Gate Bridge qui domine l'entrée de la baie de San Francisco ; les usines à la campagne de la Silicon Valley et la mégapole tentaculaire de Los Angeles.
Tout commence par une couleur et une sensation : ciel bleu et température douce presque à longueur d'année ; bref, une qualité de vie incomparable.
Si l'on ajoute à cela une santé économique qui fut longtemps enviable, on comprend pourquoi beaucoup d'Américains et de migrants veulent encore s'y installer. Car le « Golden State », comme on le surnomme là-bas, est devenu, au fil des années, un nouveau centre du monde, où des vecteurs de croissance économique particulièrement originaux (d'abord la ruée vers l'or, puis l'industrie du cinéma, et aujourd'hui les nouvelles technologies et la viticulture) ont longtemps assuré une prospérité sans pareille dans l'histoire du pays. La Californie demeure le moteur du rêve américain.