Jeux
Le goût et la pratique des jeux sont très répandus en Chine : échecs, dés,
cartes, dominos, billard, loto, mah-jong, courses, combats de grillons. Tout
ou presque est sujet au divertissement, et il n’est pas rare de voir au restaurant
des tablées de clients respectables jouer à la mourre après quelques toasts.
Voici un petit aperçu des principaux jeux chinois.
- Les échecs chinois : ils ont des règles similaires à celles
des échecs internationaux, mais se jouent sur les intersections, et les pièces
sont des palets de bois ornés de caractères.
- Le go ou « weiqi » (« échecs de l’encerclement » ) :
jeu aux règles archi-simples mais aux combinaisons infinies. Il se joue sur
une « planche » carrée avec 361 intersections, où les noirs et les blancs posent
tour à tour leurs « pierres », toutes de la même valeur. Une pierre posée ne
bouge plus, et le but est de constituer le plus vaste territoire, en encerclant
l’adversaire.
- Le mah-jong : c’est un jeu d’argent, du moins en principe car
les paris sont officiellement interdits. On y joue à quatre autour d’une table,
chaque joueur incarne un Vent parmi Est, Sud, Ouest, Nord et il pioche 18 «
tuiles » dans la « muraille » de 144 tuiles. On pioche et on rejette, et il
faut faire des suites ou des séries qu’on abat au fur et à mesure, ou d’un coup,
c’est alors le hu !
- Les jeux de cartes sont également très populaires, et les parties
très animées.
Visiter les jardins chinois
Visiter les jardins chinois, c’est découvrir les racines d’une civilisation
millénaire. Ces reproductions de paysages en miniature - « recréations » serait
plus juste - sont intimement mêlées à toutes les formes d’art de la Chine classique
: peinture, poésie, calligraphie, musique, architecture. Elles mettent en scène
sa vision de l’univers, ses philosophies, mais encore ses mythes religieux,
son ordre social et ses symboles politiques.
Dès les débuts de l’Empire, les
souverains et empereurs chinois aménagèrent des jardins pour affirmer leur puissance
et leur origine divine. Le premier d’entre eux, Qin Shi Huangdi (221-210 av.
J.-C.) édifia ainsi le parc de l’Afang Gong dans sa capitale de Xianyang. Il
y fit reproduire tous les palais et jardins des royaumes qu’il avait conquis,
ainsi que la mer de l’Est et son île-montagne Penglai, paradis des Immortels.
De ces « modèles réduits d’empires » ne subsistent aujourd’hui que les créations
les plus récentes de la dynastie des Qing (1644-1911) : le parc Beihai et les
jardins du Palais d’Été à Pékin, ceux du Hameau à Chengde, le parc Zhongshan
à Hangzhou et celui du lac Shouxi à Yangzhou.