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![]() Culture ChineArtisanatLa soieLa soie a fait la fortune de l'Empire. De routes de commerce en routes de la
Soie, elle a longtemps été l'apanage des seuls Chinois. Le jadeLongtemps utilisé pendant la haute Antiquité pour boucher les orifices naturels
des cadavres, le jade aurait la faculté de rendre immortel. Ce pouvoir magique
lui valut d'être souvent présent dans les tombeaux, sous forme de ceinture ou
d'armure protectrice. Pierre noble, on la retrouve aussi sur les insignes de
pouvoir. Aujourd’hui, nombre d'ateliers se visitent à travers le pays. Les poteriesTrès nombreuses dans la région du Xingjiang, elles sont souvent de facture brute, ornées de motifs simples rouges et noirs. À Luoyang (Hebei), vous trouverez de nombreuses reproductions de Trois-Couleurs (Sancai), poteries vertes, brun orangé et blanc, très répandues sous les Tang. Elles représentent souvent les chevaux et chameaux qui parcouraient les routes de la Soie. D'autres allient l'utilitaire à l'esthétique, à l'image des services à thé de Jianshui (Yunnan), des théières de Suzhou ou des tuiles peintes et sculptées qui recèlent parfois de véritables œuvres d'art. Au Yunnan, les wamao (tuiles au chat) protègent les maisons. La laqueRésine de l'arbre à laque utilisée pour son adhérence, la laque permet de protéger le bois contre le pourrissement (humidité du Sud). Filtrée, chauffée, déshydratée puis additionnée de pigments, elle est posée en couches de 0,035 mm. Une trentaine de couches sont nécessaires pour obtenir 1 mm. Une fois séchée à l'air, elle devient dure et imperméable. On en recouvrait les objets du quotidien comme les boîtes, coupes, plateaux, assiettes, mais elle a aussi servi à enduire des meubles ou des paravents. De couleur rouge ou noir, la laque peut-être peinte ou gravée. Les cloisonnésIntroduite de Perse, la technique des cloisonnés date de la dynastie des Yuan. Les plus connus sont les bleus produits sous l'empereur Jingtai (époque Ming). Le mot même de cloisonné (Jingtailan) signifie " bleu de Jingtai ". À Pékin, il est classique de visiter une fabrique afin d'assister aux différentes étapes de fabrication. Fixées sur un support de bronze (vases, bracelets, tableaux, etc.), des lamelles de métal sont soudées et forment autant de compartiments dans lesquels on coule des émaux (falang). Obtenus à partir de minium, d'acide borique et de poudre de verre auxquels on ajoute des pigments métalliques oxydés, ils ont souvent des teintes très vives. Après leur application, l'objet passe au four. Du nombre de couches va dépendre la qualité. La dernière couche une fois appliquée, reste à poncer et lustrer. Les sceauxD'or, d'argent ou de bronze, souvent taillés à l'effigie des animaux du zodiaque chinois ou surmonté d'un Lao Tseu ou d'un vieillard immortel, les sceaux étaient jadis réservés aux empereurs et mandarins. Aujourd’hui cependant, ivoire, jade et diverses pierres dures moins précieuses les ont démocratisés. Les voici passés d'objets de pouvoir à objets de souvenir. Les tissages et broderiesPoint de croix miao, tissage tai, broderie dong, la magie des travaux d'aiguille se retrouve à foison dans une Chine du Sud riche de peuples divers et où les jeunes femmes rivalisent d'imagination avant de s'exhiber lors des fêtes et des marchés. Il existe tout un langage des tissus, parures à la fois originales mais aussi fidèles à l'esprit du groupe ethnique correspondant. Les nianhua (estampes du Nouvel An)Au moment du Nouvel An, il est de coutume de garnir portes et fenêtres d'images peintes, à la fois représentations populaires de divinités mais aussi symboles de bon augure. Papiers de riz et papiers découpés de couleur rouge (symbole du bonheur) s'ornent de garçonnets joufflus, de carpes bondissantes, de mandarins gracieux. Chaque famille devient alors un peu artiste. Arts martiauxLa Chine est sans conteste le plus riche foyer d’arts martiaux du monde. Pratiqués pour la santé, pour l’autodéfense, pour le perfectionnement spirituel ou pour les trois à la fois, les arts martiaux chinois (wushu, en Occident kung-fu) sont considérés comme une partie intégrante de la culture chinoise, au même titre que la médecine ou la calligraphie. Martial certes, mais art avant tout, le kung-fu doit conduire à l’amélioration du corps aussi bien que de l’esprit. Beaux-artsLa calligraphieLa calligraphie (shufa) est considérée comme l’une des quatre disciplines artistiques majeures, avec la peinture, la poésie et la musique. D’origine pictographique, cette écriture est bien plus qu’un simple moyen de communication : c’est une peinture du sens, des idées, qui transcende le verbe. La valeur du signe est primordiale en Chine, et elle est intimement liée à la calligraphie. La peinture chinoiseArt noble mais non majeur en Chine, la peinture traditionnelle est inséparable de la calligraphie, de l’art sigillaire (des sceaux) et de la poésie. Les tableaux chinois, sur soie ou sur papier, ne sont pas encadrés, mais déroulés entre deux cylindres de bois. La peinture traditionnelle, à l’eau, ne connaît pas la perspective, ni les ombres portées, et la couleur, développée sous les Tang avec l’apport du bouddhisme, n’a qu’un rôle secondaire. Toute la force est dans le trait qui, comme en calligraphie, ne peut être ni retouché ni effacé. CinémaLes pionniers de la « cinquième génération » s'appellent Zhang Yimou, Chen Kaige, Li Shaohong, Tian Zhuangzhuang ou encore Ying Ning et se sont fait connaître à l'étranger dans les années 1990 en réalisant des œuvres (le plus possible) personnelles avec des budgets d'État. Ces pionniers ont ainsi ouvert la brèche d'un début d'indépendance et d'audace artistique, même si aujourd'hui ils sont paradoxalement considérés comme des cinéastes « académiques », pour ne pas dire « officiels »... - Zhang Yimou (né en 1951) : l'un des piliers de cette génération, sûrement le réalisateur le plus en vu de ces
deux dernières décennies. Ses principaux films : Épouses et concubines(1991),
Qiu Ju Femme Chinoise (1992), Vivre (1994), Hero (2003). Il récidive en 2007 avec La Cité interdite, un film historique, reconstitution minutieuse de la Chine du Xe siècle. Quelques coups de cœurÀ noter aussi, le film truculent de Tian Zhuang-zhuang, Le
cerf-volant bleu (1993), qui relate les dérapages politiques pendant
la Révolution culturelle. MédiasRéforme oblige, l'État a imposé aux milliers de publications de s'adapter aux lois du marché. On a également assisté à l'émergence de grands groupes. Presse écriteIl existe en Chine environ 2 000 journaux et plus de 8 000 magazines. Le Quotidien du peuple (Renmin Ribao), le journal officiel, est essentiellement diffusé dans les administrations. Télévision Le secteur de la télévision - notamment les chaînes câblées - est en pleine expansion. Le pays compte plus de 1 000 chaînes nationales ou locales et près de 2 000 autres chaînes câblées pour 1,1 milliard de téléspectateurs. Radio La radio reste très populaire. Même dans les campagnes les plus reculées, les Chinois disposent de postes et captent des stations internationales dont le ton tranche avec la langue de bois des radios chinoises. Ainsi, Radio France Internationale, la BBC ou Radio Free Asia disposent de services en chinois qui comptent des dizaines de millions d'auditeurs. MusiqueLa musique traditionnelle chinoise se divise en deux sortes : la musique populaire,
folklorique, et la musique des lettrés, classique. On en parle sur le forum Chine |
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