Drapeau chine
> Guide > Asie > Chine > Carte d’identité

Carte d’identité Chine

- Superficie : 9 596 961 km² (17 fois et demie la taille de la France).
- Population : 1,3 milliards d'habitants (23 fois la population de la France) (estimation 2008).
- Capitale : Beijing (Pékin).
- Nature du régime : dictature démocratique populaire socialiste.
- Chef de l’État : Hu Jintao (depuis mars 2003).
- Langue : mandarin (putonghua, langue commune officielle), huit dialectes principaux avec leurs variantes.
- Ethnies : 56, avec chacune sa langue. Han (92 %), Zhuang, Hui, Uygur, Miao, Yi, Tibétains, Ouïgours...
- Monnaie : le yuan (en abrégé : ¥).
- Espérance de vie moyenne : 73 ans.
- Analphabétisme : 7 %.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Grande Muraille (1987) ; mausolée du premier empereur Qin (1987) ; palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang (1987, 2004) ; monts Huangshan (1990) ; région d'intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou (1992) ; résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde (1994) ; paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan (1996) ; huit jardins classiques de Suzhou (1997, 2000) ; vieille ville de Lijiang (1997) ; vieille ville de Pingyao (1997) ; palais d'Été, Jardin impérial de Beijing (1998) ; temple du Ciel, autel sacrificiel impérial à Beijing (1998) ; sculptures rupestres de Dazu (1999) ; mont Qingcheng (Qingcheng Shan) et système d'irrigation de Dujiangyan (2000) ; tombes impériales des dynasties Ming et Qing (2000, 2003, 2004 - uniquement à Beijing) ; grottes de Yungang (2001) ; aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan (2003) ; centre historique de Macao (2005) ; sanctuaires du grand panda du Sichuan (2006) ; Diaolou et villages de Kaiping (2007) ; Mont Wutai (Wutaishan ; 2009).

Économie

Le Petit Timonier, Deng Xiaoping, est celui qui orchestre après Mao un passage en douceur du système collectiviste à un système plus libéral. En quelques années, la Chine va prendre en marche le train de la mondialisation, en s'ouvrant aux capitaux étrangers. En 20 ans, l'économie socialiste bascule dans le capitalisme et le PIB par habitant quintuple.
À l'aube du IIIe millénaire, la nouvelle équipe dirigeante se déclare déterminée à rompre avec les derniers piliers du « socialisme ».
La Chine est désormais la deuxième économie mondiale, même si sur le plan du PIB par habitant elle reste loin derrière les États-Unis et le Japon. C'est un pays d'abord agricole et minier, devenu le premier pays exportateur mondial.
Depuis la fin des années 1970, les entreprises étrangères sont encouragées à investir sur le sol chinois, avec l'ouverture de « zones économiques spéciales ».
Plusieurs raisons expliquent cette croissance : un marché intérieur énorme, une demande colossale d'infrastructures et de biens de consommation, un régime économique de socialisme de marché qui encourage la libre entreprise, le goût inné du Chinois pour le commerce, et une main-d'œuvre abondante, sérieuse, très bon marché et pas vraiment protégée, socialement parlant.
La Chine est un des plus grands chantiers de construction du monde, l'atelier du monde et une puissance financière (elle possède la plus grande réserve de devises au monde).
Cependant, la croissance ne suffit pas à absorber les nouveaux venus sur le marché du travail. Un des effets les plus inquiétants du développement économique est l'accroissement des inégalités entre les régions pauvres de l'intérieur et les régions riches de la côte, dopées par les investissements étrangers.
Autorisée à entrer dans l'OMC en 2001, la Chine a accepté d’abaisser progressivement ses barrières douanières : c'est la mort programmée de l'économie socialiste et l'avènement d'une économie libérale.

Droits de l'homme

Le prix Nobel de la paix reçu en 2011 par le dissident chinois Liu Xiaobo ne l'a pas aidé à sortir de prison. Bien au contraire, la répression s'est immédiatement renforcée autour de ses proches. Surveillance accrue des sites Internet, interrogatoires, interdictions de communiquer avec les médias étrangers...
Mais cette répression était déjà visible bien avant l'attribution de la distinction. En réponse aux manifestations demandant des améliorations sociales, le gouvernement a bien souvent utilisé la force, et de nombreux syndicalistes -ou cyberdissidents ont été emprisonnés. D'autres, qui dénonçaient les abus et la corruption des pouvoirs locaux, ont également été sanctionnés.
Les « avocats aux pieds nus », ces juristes qui utilisent toutes les ressources législatives pour défendre des causes sensibles, font encore les frais de cette politique répressive. Et si des modifications ont abouti à un contrôle plus strict de l'application de la peine de mort en Chine, celle-ci y est toujours pratiquée de façon massive.
Les autorités ont néanmoins dû prendre certaines mesures pour éviter un embrasement de la situation (augmentation du salaire minimum, jugements de « lampistes » dans des affaires de corruption...).
Enfin, dans le Xinjiang ou dans la région semi-autonome du Tibet, la répression et la politique d'acculturation des minorités sont toujours d'actualité. La lutte contre le terrorisme y est toujours mise en avant pour justifier toutes les formes d'exactions, et la colonisation par les Hans contribue chaque jour à une perte d'identité de ces territoires.



Concours Routard.com