Drapeau Chine

Carte d'identité Chine

- Superficie : 9 596 961 km² (17,5 fois la taille de la France).
- Population : 1,35 milliard d'habitants (20 fois la population de la France) (estimation 2012).
- Capitale : Beijing (Pékin).
- Nature du régime : dictature démocratique populaire socialiste.
- Chef de l’État : Xi Jinping (depuis mars 2013).
- Premier ministre : Li Keqiang (depuis mars 2013).
- Langue : mandarin (putonghua, langue commune officielle), huit dialectes principaux avec leurs variantes.
- Ethnies : 56, avec chacune sa langue. Han (92 %), Zhuang, Hui, Uygur, Miao, Yi, Tibétains, Ouïgours...
- Monnaie : le yuan.
- Espérance de vie moyenne : 72 ans pour les hommes, 75 ans pour les femmes.
- Analphabétisme : 5 %.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Grotte de Mogao (1987) ; Grande Muraille (1987) ; mausolée du premier empereur Qin (1987) ; palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang (1987, 2004) ; monts Huangshan (1990) ; région d'intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou (1992) ; résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde (1994) ; paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan (1996) ; huit jardins classiques de Suzhou (1997, 2000) ; vieille ville de Lijiang (1997) ; vieille ville de Pingyao (1997) ; palais d'Été, Jardin impérial de Beijing (1998) ; temple du Ciel, autel sacrificiel impérial à Beijing (1998) ; sculptures rupestres de Dazu (1999) ; mont Qingcheng (Qingcheng Shan) et système d'irrigation de Dujiangyan (2000) ; tombes impériales des dynasties Ming et Qing (2000, 2003, 2004 - uniquement à Beijing) ; grottes de Yungang (2001) ; aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan (2003) ; centre historique de Macao (2005) ; sanctuaires du grand panda du Sichuan (2006) ; Diaolou et villages de Kaiping (2007) ; Mont Wutai (Wutaishan ; 2009) ; Danxia de Chine (2010) ; Monuments historiques de Dengfeng au « centre du ciel et de la terre » (2010) ; paysage culture du lac de l'Ouest de Hangzhou (2011) ; le site de Xanadu (2012) ; site fossilifère de Chengjiang (2012). 

Économie

Le Petit Timonier, Deng Xiaoping, orchestre un passage en douceur du système collectiviste à un système plus libéral. En quelques années, la Chine va prendre en marche le train de la mondialisation, en s'ouvrant aux capitaux étrangers.
En 20 ans, l'économie socialiste bascule dans le capitalisme et le PIB par habitant quintuple.

Une grande puissance... en puissance

La Chine continue de battre ses propres records, si bien qu’elle est désormais la deuxième économie mondiale, même si sur le plan du PIB par habitant elle reste loin derrière les États-Unis et le Japon. C’est le premier producteur mondial de porcins, d’ovins, de caprins, de blé, de riz, de thé, de céréales, de fruits et de légumes, de charbon, de fer et d’étain, de coton, le deuxième de maïs et de café, et le cinquième de pétrole.

Étrangers de tous les pays, investissez !

Depuis la fin des années 1970, les entreprises étrangères sont encouragées à investir sur le sol chinois, avec l'ouverture de « zones économiques spéciales ». La Chine est devenue le pays qui attire le plus d’investissements étrangers.

L’usine et le chantier du monde

Mais comment fait donc la Chine pour conserver un taux de croissance si fort ? Plusieurs raisons à cela : un marché intérieur chinois énorme, des besoins matériels en augmentation, une demande colossale d’infrastructures (routes, autoroutes, ports, ponts, aéroports, villes nouvelles) et de biens de consommation, un régime économique de socialisme de marché qui encourage la libre entreprise (sous contrôle), le goût inné du Chinois pour le commerce, la passion pour les chiffres, l’amour de l’argent et du profit, le sens du travail bien fait, et surtout (pour les exportations) une main-d’œuvre abondante, sérieuse, très bon marché et pas vraiment protégée, socialement parlant
- La Chine est un des plus grands chantiers de construction du monde : sur les 10 plus grandes fortunes de Chine, 8 sont des P.-D.G. de sociétés immobilières. Quand le bâtiment va, tout va !
- La Chine est l’atelier du monde : au prix de la main-d’œuvre chinoise, quelle est l’entreprise qui n’est pas tentée de faire fabriquer ses produits en Chine ?
- La Chine est une puissance financière : elle possède la plus grande réserve de devises au monde.

Pente ascendante... glissante

Le pays s’est modernisé et s’est enrichi, à défaut de se démocratiser. Cependant, depuis quelques années, la croissance s’est tassée aux alentours de 10 %, et, malgré un regain économique en 2007, cela ne suffit pas à absorber les nouveaux venus sur le marché du travail et les millions de licenciés des entreprises d’État. Un des effets les plus inquiétants du développement économique est l’accroissement des inégalités entre les régions pauvres de l’intérieur et les régions riches de la côte.
La Chine reste donc un pays très pauvre.
En dehors des contradictions sociales, il reste un gros morceau à avaler pour le régime : l’insertion de la Chine dans le commerce mondial. Autorisée à entrer dans l’OMC, la Chine a accepté d’abaisser progressivement ses barrières douanières : c’est la mort programmée de l’économie socialiste et l’avènement d’une économie libérale.

Aujourd’hui

La crise financière de 2008 a moins durement frappé la Chine que ses partenaires, renforçant encore son rôle dans l’économie mondiale. Un plan de relance a vu le jour à la fin de l’année 2008, provoquant une montée des prix de l’immobilier et une légère inflation. 2011 et 2012 ont été marquées par de nombreux mouvements sociaux.

Droits de l'homme

Par crainte d'une contagion des révolutions arabes sur le sol chinois, la répression politique s'est encore intensifiée en 2012. Éloignement, placement en résidence surveillée, arrestation de centaines de dissidents : le nettoyage a été soigneusement mené. Le contrôle sur Internet s'est également intensifié.
Pourtant, certains observateurs espèrent - sans trop y croire - que les changements survenus à la tête du pays feront bouger les lignes au niveau politique. Le nouveau pouvoir s'est engagé à lutter plus efficacement contre la corruption. Les mouvements se sont multipliés pour protester contre la corruption des élites régionales.
D'autres failles s'élargissent également sur le front social, et de nombreuses grèves - également fortement réprimées - ont eu lieu.
En dépit du contrôle, Internet constitue également un instrument de démocratisation de la contestation. Mais le régime demeure jusqu'à aujourd'hui totalement fermé à toute idée nouvelle. Le xinfang (pétition populaire), seul moyen de protestation toléré jusqu’alors, est de plus en plus marginalisé et soumis à un contrôle strict.
Si des modifications ont abouti à un contrôle plus strict de l’application de la peine de mort, celle-ci y est toujours pratiquée de façon massive et des peines de laogai (camps de rééducation par le travail) continuent d'être prononcées.

Enfin, dans le Xinjiang ou dans la région semi-autonome du Tibet, la répression et la politique d’acculturation des minorités sont également toujours d’actualité.


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