Décalage horaire
L'heure locale au Cambodge est la même qu'au Vietnam, au Laos et en Thaïlande (pas de décalage horaire si vous arrivez de Bangkok) : 5 h d'avance sur Paris en été, 6 h en hiver. Quand il est 12 h à Paris, il est donc 17 h (en été) ou 18 h (en hiver) à Phnom Penh.
Électricité
Pas de problème majeur. Les prises françaises s'adaptent parfaitement
aux prises cambodgiennes.
Langue
L'idiome officiel est le khmer, grammaticalement simple : il n'existe ni conjugaison ni genre ni nombre ni article. Pour exprimer une action passée ou future, il suffit d'ajouter des adverbes avant ou après le verbe (hier, aujourd'hui, demain) ou des particules avant le verbe.
C'est avec la prononciation que tout se complique : le « r » est par exemple roulé en début et milieu de mot ; il est en revanche à peine audible quand il est placé à la fin ou carrément guttural. De même, le « tch » est tout juste esquissé et le « b » final se prononce entre le « b » et le « p ».
Pour ne rien arranger, l'écriture (d'élégantes volutes) est indéchiffrable pour qui n'a pas fait Langues O, l'alphabet étant issu du sanskrit... Rassurez-vous, (presque) tout est traduit en français ou en anglais dans les magasins, les restos et les édifices publics. N'oublions pas que le français est la deuxième langue du pays et que tous les textes administratifs sont traduits dans la langue de Rabelais.
Aujourd'hui, depuis le passage de l'ONU, les jeunes apprennent surtout l'anglais. Une rue de Phnom Penh, spécialisée dans les cours privés, a été baptisée « English Street » ! Le Centre culturel français attire tout de même près de 7 000 élèves. Il y a également beaucoup de francophones, généralement d'anciens exilés revenus au pays (les « Franco-Khmers »), dans l'Administration.
Les motos-taxis connaissent quelques mots d'anglais, la plupart ne comprennent pas grand-chose, excepté le montant de la course, accessoirement le nom des rues. Ils vous feront toujours croire qu'ils ont compris.
Quelques rudiments de khmer ne vous seront pas inutiles, surtout en dehors de la capitale.
Offrandes
On laisse d'habitude une offrande aux moines des pagodes, ainsi qu'aux mendiants. Prévoir beaucoup de riels en petites coupures (100 ou 500) pour les nombreux mutilés de guerre, mais essayez de donner discrètement, sinon tous les estropiés du quartier vous tomberont dessus ! Opportunément, devant certains centres de pèlerinage bouddhistes, des changeurs sont spécialisés dans le change des gros billets en petites coupures. Donnez à tout le monde pour ne pas faire de jaloux. Dans les marchés, les estropiés sont parfois de précieux guides et connaissent comme leur poche l'agencement des étals.
En revanche, il est toujours préférable de ne jamais distribuer d'argent aux enfants. Ce genre d'habitude les transformerait en mendiants. Si vous voulez les aider, achetez boissons, souvenirs, cacahuètes, etc., ou apportez du matériel scolaire directement dans les écoles ou auprès des chefs de village.
Télécommunications
Téléphone
- De la France vers le Cambodge : 00 + 855 + indicatif de la ville (sans le « 0 ») + numéroo du correspondant. 1 €/mn le week-end et 1,40 €/mn en semaine.
- Du Cambodge vers la France : 001 (ou 007, moins cher) + 33 + numéro du correspondant (9 chiffres : ne pas composer le 0 initial).
- Appels intérieurs : les numéros de postes fixes comportent 9 chiffres.
Ceux de mobiles, en général idem, mais les 10 chiffres commencent à
apparaître. Les 3 premiers chiffres des fixes correspondent à
l'indicatif de la zone, qu'il n'est pas nécessaire de composer pour les
communications intra-urbaines. Pour celles-ci, compter de 40 à 160
riels/mn, pour l'interprovincial, de 240 à 320 riels/mn.
Les télécommunications au Cambodge se sont considérablement développées depuis l'ouverture économique. Les portables sont partout ! C'est souvent le meilleur moyen pour communiquer, le réseau téléphonique fixe souffrant encore de quelques faiblesses.
Téléphones portables
Le Cambodge est assez bien couvert, et ce par plusieurs opérateurs locaux. Renseignez-vous auprès du vôtre sur la possibilité d'un roaming local afin d'utiliser votre abonnement sur place. Attention toutefois, c'est cher et vous paierez aussi à la réception !
S'il est théoriquement interdit à un étranger d'acheter une puce cambodgienne, il suffit en pratique de trouver un autochtone prêt à servir d'intermédiaire. Les conducteurs de moto-dop le font facilement moyennant une petite com'. Une carte SIM locale coûte à partir de 5 $, elle se recharge grâce à des cartes prépayées disponibles partout. Avec un portable débloqué, on peut être joint sans payer soi-même, passer un coup de fil local et appeler l'étranger à des tarifs très intéressants (0,30 $/mn).
Attention : il est possible de faire débloquer son portable sur place, mais il vaut mieux se renseigner sur les conséquences de cet acte. Autant utiliser un vieux boîtier délaissé.
Autre option : la location de portable, possible auprès de certains magasins de Phnom Penh.
Services
- Près des postes, on trouve quelques cabines internationales à cartes (elles s'achètent dans ces mêmes établissements) qui fonctionnent bien. Prix : 2,70 €/mn avec le 001, un peu moins avec le 007. Réduction de 20 % le week-end, mais ça reste tout de même hors de prix !
- Il vaut bien mieux se diriger vers les boutiques Internet qui proposent des connexions téléphoniques à moindre coût via la toile (avec un logiciel du type « Skype »). Prix moyens constatés : 500 riels/mn (soit 7 $/h) pour joindre un numéro de fixe français, le triple pour appeler un portable. Seul inconvénient éventuel : la communication n'est pas très bonne.
- Les numéros commençant par 011, 012, 015, 016, 099, 089 et 092 sont des nos de portables locaux.
Internet
On trouve désormais de très nombreux cybercafés (ou salles de jeux en ligne) dans les villes. Les prix oscillent de 0,35 à 1 $/h.