Santé
La sécurité sanitaire est excellente aux États-Unis, mais extrêmement chère, même pour les Américains. Pas de consultation médicale à moins de 100 $. Pour les médicaments, multiplier par deux au moins les prix français. D'où l'importance de souscrire, avant le départ, une assurance voyage intégrale avec assistance-rapatriement.
Les médicaments et consultations
- Prévoyez une bonne pharmacie de base dans vos bagages, avec éventuellement un antibiotique à large spectre prescrit par votre généraliste (au cas où), à fortiori si on voyage avec des enfants.
Sur place, si vous souffrez de petits bobos courants ou facilement identifiables (rhume, maux de gorge, gastro...), on peut pratiquer en premier lieu l'automédication, comme le font les Américains.
De nombreux médicaments, délivrés uniquement sur ordonnance en France, sont vendus en libre-service dans les drugstores type Walgreens, Duane Reade, CVS ou Rite Aid (certains sont ouverts 24 h/24). En revanche, les lentilles de contact sont parfois difficiles à obtenir rapidement, surtout sans ordonnance (prévoir un petit stock).
Évidemment, si cela vous semble grave ou s'il s'agit d'enfants, un avis médical s'impose. Vous trouverez les coordonnées des médecins dans les pages jaunes à « Clinics » ou « Physicians and surgeons ». Attention, on le répète : les consultations privées sont chères (100 à 200 $ minimum chez un généraliste...).
Les maladies
Pas de panique à la lecture des lignes suivantes, qui n'ont pour but que d'améliorer les conditions de votre voyage et en aucun cas de vous angoisser sur ses risques potentiels.
Attention aux tiques dans les zones boisées, comme dans les parcs nationaux par exemple : leurs piqûres transmettent la redoutable maladie de Lyme (Lyme disease). Pour éviter les piqûres, prévoir un répulsif spécial (on en trouve en France ou sur place) et bien se couvrir la tête (chapeau), les bras, les jambes et les pieds. Examinez-vous régulièrement pour limiter les risques de transmission (il faut 24 h à une tique pour transmettre la maladie). Dans la moitié ouest du pays, diverses maladies, dont les rongeurs sont le réservoir de germes et les insectes les agents transmetteurs, sont présentes et en croissance (mais dans des proportions faibles), comme la peste (oui, vous avez bien lu), essentiellement dans les parcs nationaux, et les hantaviroses (fièvres « hémorragiques »).
La virose à West Nile, et sa redoutable complication, l'encéphalite, est implantée aux États-Unis depuis 1999. Elle est transmise par les piqûres de moustiques très communs et partout répandus. Depuis 2003, l'épidémie se calme mais peut reprendre à tout moment sa virulence du début. Quoi qu'il en soit, dès le mois de mai et jusqu'au début de l'hiver, il convient d'éviter les piqûres de moustiques dans l'ensemble du pays : répulsifs cutanés à 50 % de DEET, imprégnation des vêtements, voire des moustiquaires.
Même si tous les moustiques ne sont pas vecteurs de maladies, ils gâchent parfois un peu le voyage ! Pensez à emporter dans vos bagages des produits antimoustiques efficaces (par exemple Insect Ecran) car ils sont beaucoup plus chers là-bas. On en trouve en pharmacie ou en parapharmacie.
Les vaccins
Aucun vaccin exigé sur le sol américain mais, comme partout, soyez à jour de vos vaccinations « universelles » : tétanos, polio, diphtérie (DTP) et hépatite B. Le vaccin préventif contre la rage (maladie transmissible par à peu près tous les mammifères, y compris les chauves-souris) est recommandé pour tout séjour prolongé en zone rurale ou en contact avec des animaux.
Dangers et enquiquinements
Il n'y a pas de commune mesure entre l'atmosphère quasi
provinciale des villes de San Francisco, Santa Barbara, Monterey, Carmel, et
celle de Los Angeles. Les quatre premières, à taille humaine, sont plutôt plus
tranquilles que bien d'autres. Donc rien à craindre, si ce n'est les classiques
pickpockets dans les sites les plus touristiques.
Pour Los Angeles, c'est une autre
histoire : pour résumer, il ne faut jamais traîner le soir dans le
centre-ville ni dans les quartiers chauds dans lesquels habitent les laissés-pour-compte du rêve américain. Ne rien laisser dans votre véhicule, car les voitures de location sont
vite repérées et forcées.
Attention, toujours à L.A.,
certains secteurs, qui semblent particulièrement avenants dans la journée,
peuvent changer radicalement de visage la nuit tombée. C'est le cas de Venice
par exemple.
Si vous optez pour des motels
modestes, évitez d'y laisser des objets de valeur lorsque vous quittez votre
chambre, car les serrures sont souvent enfantines à crocheter. En revanche,
pour les établissements possédant des cartes-clés, pas de problème.
En ce qui concerne les grands
espaces, et notamment les parcs nationaux, aucun danger à signaler. Mis à part
une rencontre inopportune avec un grizzli, vous ne risquez pas
grand-chose ! Évidemment, ne laissez pas votre argent dans votre tente, ni
votre carte de paiement à portée de vol. Dans tous les parcs, les rangers
assurent la sécurité de tous et sont là pour vous conseiller. S'aventurer dans
le Yosemite Park, par exemple, nécessite un minimum de préparation et de
précautions (gare aux moustiques !).
En cas de problème urgent, composer le 911
(gratuit de n'importe quel téléphone public ; inutile d'introduire des
pièces).
Requins
La Californie est l'une des régions
du monde où l'on recense le plus d'attaques de requins. Celles-ci sont
cependant rarement mortelles. Aux dire des sauveteurs eux-mêmes, la
prévention n'est pas évidente.
Quelques recommandations cependant :
-
éviter de nager ou de surfer seul et trop loin des côtes, les requins
ayant davantage tendance à s'attaquer aux sujets isolés qu'aux groupes ;
- éviter de nager dans les chenaux des récifs ;
- éviter de nager ou de surfer entre la fin de l'après-midi et l'aube ;
- ne pas évoluer en eaux troubles (à proximité des ports notamment), ni dans les zones où des appâts ont été posés ;
- éviter les combinaisons aux couleurs vives ;
- ne pas porter de bijoux dans lesquels le soleil pourrait se refléter ;
- en cas de saignement même léger, regagner immédiatement la plage.