- Population : 13 730 000 habitants (recensement 2006) et sans doute plus de 16 millions (estimation 2011).
- Superficie : 274 200 km².
- Capitale : Ouagadougou.
- Langues : français (langue officielle), moré (langue usuelle, de l'ethnie majoritaire mossi), dioula (proche du bambara du Mali), gourmantché, fulfuldé…
- Monnaie : franc CFA.
- Indice de développement humain : 181e place (sur 187).
- Régime : présidentiel.
- Chef de l'État : Blaise Compaoré (depuis octobre 1987, élu en 1991, réélu en 1998, 2005 et 2010).
- Site inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco : les ruines de Loropéni.
Les paysans représentent 90 % de la population. Les paysans produisent en premier lieu, pour l'exportation, du coton, mais aussi du sucre, de l'arachide et du beurre de karité ; en outre, ils assurent en aval la production de dérivés de leurs produits : huiles, savonnerie, textile, etc.
La filière coton, qui n'en finissait pas de dégringoler en raison de la conjoncture internationale, a connu une bonne année 2011, le cours du coton ayant été exceptionnellement élevé : de là à parler d'une renaissance de la filière coton, il n'y a plus qu'un pas, franchi par certains. Toutefois, la nouvelle baisse des cours à partir de la fin 2011 a corrigé leur hyper-optimisme. D'autant plus que, structurellement, le secteur est toujours en crise.
Les terres irriguées n'occupent que quelques centaines de kilomètres carrés, sur un territoire qui compte à peine 12 % de terre arable. Le Burkina doit donc importer une grande part des céréales consommées.
Les principales industries sont celle de la canne à sucre, la brasserie et quelques
usines chimiques, presque toutes concentrées à Bobo-Dioulasso.
Le tourisme a connu un développement important et fait désormais
partie du paysage, mais stagne, voire décroît en raison de l'instabilité dans les pays voisins.
Les ressources minières, faute d'argent et de moyens, ont longtemps été mises de côté. Mais la flambée des cours a aiguisé les appétits. De nombreux investisseurs sont arrivés et ont relancé des sites moribonds ou ont prospecté de nouveaux gisements.
Le Burkina est l'un des pays les plus pauvres du monde si l'on considère le produit intérieur brut par habitant, mais il n'en
reste pas moins l'un des plus dynamiques.
On sent vraiment des efforts pour présenter une image moins misérabiliste et la volonté d'améliorer le niveau de vie par soi-même. Le dynamisme, la
fièvre architecturale de Ouaga et
l'excellent état d'un grand nombre d'axes routiers en témoignent.
Mais le chemin est encore très long, même si le pays est considéré comme un des « bons élèves » du continent en matière de stabilité et de gouvernance et reçoit, à ce titre, beaucoup d'argent.
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