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Un peu d’histoire Bretagne

Au VIIIe siècle av. J.-C., originaires d’Europe centrale (de Bohême), les Celtes se dispersent en Europe et commence à s’établir en Armorique. On ne parle pas encore de Bretagne. Après Alésia (en 52 av. J.-C.), l’Armorique ne se soumet que difficilement aux lois romaines et reste un secteur géographique isolé, une « colonie » très éloignée du pouvoir central.
Les Bretons de l’île de Bretagne, que l’on appelle aujourd’hui Grande Bretagne, migrent vers l’Armorique, de l’autre côté de la Manche Beaucoup quittent le pays de Galles et la Cornouaille pour cette petite Bretagne, où ils fondent des ermitages, des monastères. De là vient la similitude frappante entre les actuels noms de lieux bretons et gallois.

Quelques dates

- Vers 400 apr. J.-C. : pourchassés par les Angles et les Saxons, les Bretons de l'île de Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne) traversent la Manche et s'établissent en Armorique qu’ils baptisent « Petite Bretagne » et où ils fondent des ermitages, ébauches des futures paroisses.
- 939 : arrêt des invasions normandes par Alain Barbe-Torte. On parle le breton dans toute l'Armorique.
- 1399-1442 : règne du duc Jean V, le père du siècle d'or breton ; la marine bretonne est la plus puissante du monde ! Couronné à Rennes, il règne à Nantes dans son magnifique château. Il bat monnaie, nomme des ambassadeurs auprès du pape, lève sa propre armée, donne à son pays un essor formidable.
- 1406 : naissance de Gilles de Rais, à Machecoul, le « Barbe-bleue » réputé pour des crimes atroces, qu'en fait il n'aurait pas commis.
- 1488 : défaite de l'armée bretonne à Saint-Aubin-du-Cormier, en Ille-et-Vilaine, et signature du regrettable traité du Verger qui place la Bretagne sous la houlette d'une France pourtant saignée par la guerre de Cent Ans.
- 1491 : Anne de Bretagne devient reine de France en épousant Charles VIII.
- 1675 : révolte des Bonnets rouges à la suite de l'impôt sur le papier timbré. Répression brutale par le duc de Chaulnes, gouverneur de la province.
- XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : apogée de l'art religieux et populaire en Bretagne. On construit d'innombrables églises, chapelles, calvaires, croix, fontaines en granit.
- 1789 : révolution en Bretagne. Les représentants de la province fondent le Club breton qui deviendra le club des Jacobins.
- 1793-1799 : la chouannerie se développe autour de ses chefs historiques : Cadoudal, La Rouërie, du Boisguy. La dramatique virée de galerne des Vendéens s'achève par le massacre de Savenay, près de Pontchâteau.
- 1919-1939 : renaissance du mouvement nationaliste breton : création du journal Breiz Atao, du parti autonomiste breton (1927) et du parti nationaliste breton (1932). Premiers attentats autonomistes (1932).
- 1972 : rattachement discutable de la Loire-Atlantique à la région des Pays de la Loire.
- 12 décembre 1999 : naufrage du pétrolier l’Erika, affrété par la compagnie Totalfina-Elf, au large du Finistère. La marée noire qui en découle s’étend des côtes bretonnes à la Vendée.

Le nationalisme breton

Militants autonomistes qui bataillent pour l'indépendance de la Bretagne, défenseurs de la langue et de la culture bretonnes, les nationalistes bretons n'ont qu'un symbole de ralliement : le gwenn ha du (en français : le « blanc et noir », c'est-à-dire le drapeau breton).

Éclaté et multiforme, le militantisme breton est insaisissable car c'est une nébuleuse effervescente constituée ou reconstruite de groupuscules parfois rivaux et dont l'existence est souvent éphémère.
Les légalistes sont essentiellement représentés par l'Union démocratique bretonne (UDB), qui a beaucoup flirté avec le parti socialiste. L'Armée révolutionnaire bretonne (ARB, officiellement dissoute) reste le bastion de la lutte armée. 

La télévision et les radios diffusent des émissions en langue bretonne. Dans le Finistère et les Côtes-d’Armor, les panneaux routiers sont bilingues, le drapeau breton flotte sur quelques bâtiments officiels, et bon nombre de voitures portent la plaque BZH pour Breizh (« Bretagne »).





 

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