Alésia
Les Romains occupent le sud de la Gaule depuis un demi-siècle et marchent vers le Nord indépendant en 58 av. J.-C. En 52 av. J.-C., toutes les forces s'allient à Vercingétorix qui devient le chef suprême de toutes les Gaules et mène une guerre sans merci contre Jules César. Mais, retranché sur l'oppidum d'Alésia, Vercingétorix doit se rendre et son armée capitule après deux mois de siège.
Cet événement marque un tournant décisif : malgré quelques révoltes sporadiques, en 51 av. J.-C., la résistance est anéantie. La Gaule épuisée est réduite en province par César.
Cîteaux : le ciel de Cluny s'assombrit
C'est en Bourgogne, au milieu des marais, que commença, en mars
1098, l'aventure cistercienne. Les aventuriers du « nouveau monastère
», menés par Dom Robert, ont quitté l'abbaye de Molesmes, village à la
limite de l'Yonne et de la Côte d'Or, pour construire, plus au sud, une
abbaye où ils pourraient vivre selon la règle de saint Benoît,
dans l'esprit de pauvreté et de prière, loin du faste de l'abbaye de
Cluny.
L'austérité des cisterciens se traduit aussi dans
l'architecture. Pas de sculptures ni de fioritures, plus d'histoires ni
de légendes à raconter. C'est le dépouillement qui doit conduire à la
prière.
Le travail redevient par ailleurs une vertu. Les cisterciens seront de
grands viticulteurs. Dans
le domaine artistique, Cîteaux conserve le goût de Cluny pour les
livres ornés de merveilleuses enluminures.
L'ordre cistercien s'est répandu en France ainsi qu'en Europe comme une traînée de poudre.
Charles le Téméraire et le duché de Bourgogne
Charles le Téméraire épouse Marguerite d'York, sœur d'Édouard IV,
roi d'Angleterre. Cette alliance anglo-bourguignonne qui renaît fait
trembler Louis XI. Le duché de Bourgogne, très puissant, devient une
menace pour le royaume de France. Louis XI va tenter de casser les
alliances bourguignonnes par la diplomatie.
En 1477, Charles le Téméraire attaque la Lorraine, alliée de Louis
XI. Son dessein est d'unir la Flandre à la Bourgogne afin de circuler
librement dans ses États. Le duc de Lorraine, sous la pression de Louis
XI, menaçait de remettre en cause le droit de passage qu'avait le duc
de Bourgogne pour se rendre en Flandre.
Contre l'avis de ses
conseillers, Charles le Téméraire assiège alors Nancy. Les armées
bourguignonnes sont peu préparées, l'hiver est très rigoureux, le
rapport de force leur est défavorable. Le siège tourne à la débâcle, et
Charles le Téméraire est tué. Une partie du duché de Bourgogne rejoint
alors le royaume de France.
Le Parlement de Bourgogne
Définitivement rattaché au royaume de France en 1479, le duché se
remet lentement de ses ambitions européennes. Le
Parlement est fixé à Dijon dès 1480. Il y restera jusqu'à la Révolution.
Le Parlement a un rôle à la fois judiciaire et politique. Les élus (un
membre de la noblesse, un du clergé, un autre du Tiers-État) se
réunissent tous les 3 ans pour voter les impôts. Ils dirigent
l'administration de la région qui se compose alors de la Côte-d'Or
actuelle, de l'Auxerrois, du Mâconnais, du Charolais et de la
Bresse.
Le Parlement s'installe dans l'ancien
palais des Ducs, qu'il ne va cesser d'agrandir. Ce palais abrite aujourd'hui l'hôtel de
ville de Dijon.