Alésia
Les Romains occupent le sud de la Gaule depuis un demi-siècle et marchent vers le Nord indépendant en 58 av. J.-C. En 52 av. J.-C., toutes les forces s'allient à Vercingétorix, qui devient le chef suprême de toutes les Gaules et mène une guerre contre Jules César.
Mais, retranché sur l'oppidum d'Alésia, Vercingétorix doit se rendre et son armée capitule après 2 mois de siège. Cet événement marque donc un tournant décisif : en 51 av. J.-C., la résistance est anéantie. La Gaule épuisée est réduite en province par César.
Le temps des Burgondes
Dès la fin du IIIe siècle, les invasions barbares mettent à mal l'autorité de Rome. C'est vers 480 que se fixe sur le territoire de l'actuelle Suisse romande un peuple venu de l'Est, les Burgondes, dont le roi Gondebaud mène une politique d'expansion vers l'ouest.
Annexé par Charlemagne en 771, le royaume burgonde retrouve sa souveraineté en 888. Il réussit, en 935, à s'agrandir jusqu'en Provence, avant de s'éteindre doucement, du fait du morcellement féodal.
Mais, suite au partage des possessions de Charlemagne au traité de Verdun en 843, ce royaume n'assoit pas son autorité sur les territoires s'étendant à l'ouest de la Saône. Là, un certain Richard le Justicier profite en 918 des désordres liés aux invasions des Vikings pour se faire nommer duc. Ce duché, qui préfigure la Bourgogne moderne, passe au début du XIe siècle à une branche des Capétiens, s'affranchissant pratiquement de la tutelle du roi de France.
La tournée des grands-ducs
En 1352, les Valois font main basse sur ce duché qui attire les convoitises, de par ses villes prospères aux monuments grandioses, ses foires regorgeant de produits du cru et son rayonnement religieux sans précédent dans l'histoire. Sous l'influence d'une étonnante dynastie ducale, la Bourgogne va se tailler une place dans la cour des grands.
- Philippe le Hardi (1342-1404).
- Jean sans Peur (1371-1419).
- Philippe le Bon (1396-1467).
- Charles le Téméraire (1433-1477).
L'incorporation au royaume de France
Les possessions ducales sont dépecées. Maximilien de Habsbourg, via son épouse Marie de Bourgogne, fille du Téméraire, reçoit tous les territoires de Flandre et de Luxembourg, ainsi que le comté de Bourgogne, future Franche-Comté. À l'ouest d'une ligne allant de Langres à Mâcon, les territoires sont rattachés au royaume de France, dessinant l'actuel tracé de la région.
Le nouveau pouvoir ne porte pas atteinte aux institutions traditionnelles : le parlement est établi à Dijon dès 1480. Il y restera jusqu'à la Révolution.
La suite des événements
On propose un zapping politique. Entre les quatre départements et le Morvan, cinq destinées historiques s'entrecroisent à travers les siècles.
On croise les traces de la Révolution et du XIXe siècle industriel à Dijon ou à Mâcon, point de départ d'un circuit sur les pas de Lamartine ; on remonte aux origines de l'aventure cistercienne à Molesmes et à Cîteaux, on reste étourdi par l'harmonie et le rayonnement de Cluny, avant d'aller s'imprégner de l'atmosphère de Vézelay ; on replonge dans le XIXe siècle industrieux et ses affres sociales du côté de Montceau-les-Mines et du Creusot ; on relit Vincenot ou Colette ; on s'attache à l'identité nivernaise ou à celle du Morvan en remontant jusqu'aux fortes personnalités actuelles, politiques ou culturelles qui façonnent le devenir de la Bourgogne...