Géographie
La plus grande partie de la région oscille entre 150 et 600 m au-dessus du niveau de la mer, culminant à 900 m grâce à quelques sommets du Morvan. Les plaines alluviales de l'Yonne, de l'Armançon et de la Saône, elles, sont en dessous de 150 m.
Et la partie restante ? Au nord-ouest, la partie inférieure du Bassin parisien ; au sud, les douces collines du Mâconnais et du Charolais ; du nord-est à l'ouest se succèdent les sévères plateaux du Châtillonnais, de Langres et du Nivernais, souvent incisés par des failles où coulent les méandres des rivières à truites.
Parallèlement à la Saône, du nord au sud, la longue faille bordée de talus où poussent les vignes aux crus prestigieux. À l'est et au sud-est, l'ensemble des plaines que l'on désigne sous le nom de Fossé bressan. Enfin, au centre de la région, le massif granitique du Morvan.
La Bourgogne est un carrefour climatique. Si le climat continental domine, les spécialistes distinguent neuf sous-climats, nourris d'influences océaniques et méridionales. On retient surtout des étés chauds et secs ; le reste de l'année, que d'eau ! Ce qui donne du bon vin mais aussi des paysages magnifiques, comme celui du parc naturel régional du Morvan, constitué de vastes plans d'eau et de 45 % de forêts.
Le parc naturel régional du Morvan
C'est en 1970 que fut créé le parc naturel régional, financé par l'État et la région, avec pour vocation de préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Morvan, de contribuer à son développement économique, qui passe en bonne part par le tourisme, de mener des recherches diverses, de sciences naturelles par exemple, et de coordonner ces actions entre les différentes communes du parc.
Les limites naturelles du massif ne sont pas précises. Le parc s'étend sur près de 3 000 km² (ce qui en fait l'un des plus grands de France). Il comprend trois zones bien distinctes :
- le Nord-Morvan, appelé aussi Morvan ouvert, d'une altitude de 300 à 500 m, qui descend sans transition nette sur le plateau calcaire pour devenir alors assez bocager ;
- le Morvan des lacs ou Morvan central, de 500 à 650 m d'altitude, sauvage et boisé, où se trouvent les six lacs morvandiaux ;
- et le Sud-Morvan, qui suit un axe Château-Chinon-Autun, le plus montagneux.
Un domaine préservé... mais fragile
Le Morvan est le plus important ensemble naturel de Bourgogne et le mieux préservé. Boisé à 50 % - jusqu'à 80 % par endroits -, il abrite une faune et une flore très riches.
L'identité paysagère du Morvan est marquée par le bocage. Composé ici de haies vives ou de murets, il constitue non seulement des paravents pour les animaux, mais aussi des protections naturelles contre l'érosion des sols et l'uniformité des paysages.
Cependant, la richesse et l'équilibre écologiques du massif sont de plus en plus menacés par l'extension des monocultures de résineux, plantations qui se sont beaucoup développées ces dernières décennies, au détriment des forêts de hêtres et de chênes traditionnelles et naturelles. Ce qui fait le bonheur de certains professionnels du bois mais n'est pas forcément la meilleure chose pour le paysage, ni pour la flore des sous-bois et la faune, qui ne s'adaptent pas toujours aux résineux.
Environnement
La Bourgogne est un territoire
essentiellement rural (forêts, prairies, vignes). Pourtant, 50 % des
Bourguignons vivent sur 5 % du territoire, où ils occupent 70 % des
emplois. Les villes bourguignonnes restent, en général, des cités à
dimension humaine.
- La qualité des cours d'eau : elle
s'améliore dans les rivières. Les cours d'eau les plus purs sont situés
dans le Morvan, en amont des zones viticoles et des agglomérations.
- La faune et la flore :
44 espèces végétales et une centaine d'espèces animales observées en
Bourgogne sont considérées comme menacées au niveau national. Une des
raisons de la richesse de ce patrimoine naturel bourguignon est
l'importance de la couverture forestière.
- Les sangliers :
en Bourgogne, les forêts et les champs agricoles sont tellement
imbriqués les uns dans les autres que les cultures (essentiellement les
champs de maïs) sont régulièrement ravagées par les sangliers. Les
paysans bourguignons demandent chaque année des indemnités en
compensation des dégâts causés.