Le boma
Cette enceinte circulaire fermée de branches d’acacia abritait
traditionnellement les cérémonies et les réunions de villages de Bushmen. Un large feu est allumé au milieu.
Savoir-vivre et coutumes
Comme dans tout le continent, on observe un grand respect des
institutions et le Président est exposé dans les administrations, les
hôtels et les magasins.
La législation est très stricte en ce qui concerne les
stupéfiants (huit ans de prison pour les consommateurs, 20 à 25 ans
pour les trafiquants). Et, même si elle est peu pratiquée, la peine de
mort est toujours en vigueur dans le pays.
La police botswanaise est très efficace (y compris pour le
contrôle des excès de vitesse) et toujours prête à vous renseigner ou
vous aider en cas de problème. Il suffit de faire appel à eux avec
respect et politesse. Mais ne songez même pas à les corrompre ou à leur
donner un bakchich, vous risqueriez de le regretter.
La population du Botswana vit en grande majorité de façon
traditionnelle. En dehors des agglomérations et des camps, les
populations locales n'ont pas forcément l'habitude des visiteurs.
Lorsqu'on arrive dans un village, il est préférable d'aller
rendre visite au chef de la communauté, de lui demander la permission
de camper ou l'autorisation de puiser l'eau du puits collectif.
Dépasser un cortège funéraire peut être interprété comme un manque de
respect pour le défunt et entraîner une forte réprobation de la famille
et des proches.
Ne jamais penser que vous serez trop poli. Indispensables avant
de poser la moindre question, les échanges de formules « Good morning,
how are you ?… Fine… Thank you, how about you ? » Ici, c’est une
tradition. D’autre part, lorsque l'on serre la main d'un autochtone, il
est de coutume de porter la main gauche sous le coude droit. Ce geste
s'applique aussi pour remercier (lorsqu'on vous tend un objet, par
exemple). Généralement, préférez le geste à la parole et ne pas
s’offusquer de l’absence de remerciement lors de la remise d'un cadeau.
Évitez de parler de religion, encore plus de vanter les mérites de l’Écosse.
Fille ou garçon, tout enfant travaille à se constituer une dot ou labala : des têtes de bétail. Il arrive qu'un mari déçu renvoie sa femme avec un morceau de dot. Mais souvent, faute d'argent et par conséquent faute de dot, beaucoup de jeunes fiancés s'enfuient de chez leurs parents.