- Superficie : 581 730 km2 (soit un peu plus que la France) dont la grande majorité est constituée par le désert du Kalahari.
- Population : 1,991 million soit trente fois moins que la France (+2 %/an). La majorité est concentrée à l’est du pays et 40 % de la population vivent en zone rurale. Cinq groupes ethniques vivent dans la région.
Tous les citoyens indigènes sont connus sous le nom de batswana (singulier motswana). Les Tswana ou Setswana (78 %), ethnie majoritaire du pays elle-même divisée en huit sous-groupes (Bamangwaro, Batawana, Bakgatla, Bakwena, Bangwakeste, Bamalete, Barolong et Batlokwa) ; les Kalanga (8 %), les Bochimans (ou Barsawa, nom local pour bushman), cueilleurs et chasseurs dans le désert du Kalahari (3 %), autres (7 % en incluant les Kgalagadi et les Blancs).
- Densité : moins de 4 habitants au km². La population est fortement répartie sur les zones urbaines telles que Gaborone, Francistown, Selibe Phikwe, et Lobatse.
- Capitale : Gaborone (prononcer « Haboroni »), au sud-est du pays près de la frontière avec l’Afrique du Sud (250 000 habitants).
- Langues : l’anglais, enseigné dès l’école primaire, est la langue officielle et le setswana, idiome bantou compris par 90 % de la population, la langue nationale. Il existe aussi une variété de langues des minorités comme le kalanga (ou sekalanga) et le Sekgalagadi. Les San, quant à eux parlent des idiomes khoïsan, caractéristiques des langues à clics.
- Monnaie : le pula, qui signifie « pluie » et thebe « goutte de pluie ».
- Régime : démocratie constitutionnelle avec une Assemblée nationale et une Assemblée des chefs traditionnels.
Réputée pour sa stabilité politique, la République du Botswana a opté pour un régime démocratique dès l'indépendance en 1966. Le président est élu pour cinq ans ; prochaines élections en octobre 2009. République parlementaire divisée en dix districts, elle est membre du Commonwealth.
- Chef de l’État : Lt Gen. Seretse Khama Ian Khama, président depuis le 1er avril 2008.
- Religion : Chrétiens (60 %), animistes dont les Badimo (6 %), autres.
- Espérance de vie : 62 ans
- Taux de mortalité infantile : 12,5 pour 1 000.
- Taux de fécondité : 2,6 enfants/femme.
- Taux d’alphabétisation : 81 %.
L’éducation est gratuite et obligatoire jusqu'à 14 ans et en langue anglaise à partir de 8 ans.
Le système d'éducation supérieure est bâti sur le modèle de Cambridge. Autrement dit, selon les résultats obtenus à l’équivalent du bac, le gouvernement attribue des bourses de différentes catégories : les meilleurs vont à l'université au Canada, les moins bons au Zimbabwe ou en Afrique du Sud, et les derniers à l'université du Botswana à Gaborone (10 000 étudiants). Pas besoin de piston. Cela dit, les petits villageois ont peu de chance d'aller au-delà du secondaire ou même du primaire.
Sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco
- Tsodilo : au Nord-Est du pays se trouve l’une des plus fortes concentrations d'art rupestre au monde. Plus de 4 500 peintures sur roche sont conservées dans une zone de 10 km2 dans le désert du Kalahari. Le site renferme la mémoire de l’évolution humaine et environnementale sur une durée d’au moins 100 000 ans. Les communautés qui vivent encore dans cet environnement hostile respectent Tsodilo en tant que lieu de culte peuplé des esprits ancestraux.
- Les chutes Victoria sont en limite de frontière avec la Zambie, au Nord-Ouest. Le fleuve Zambèze s'engouffre bruyamment dans une série de gorges provoquant une brume aux couleurs de l'arc-en-ciel visible à plus de vingt kilomètres. À voir en été à la saison des pluies.
Économie
Les ressources naturelles sont principalement les diamants (1/3 du PIB) et les minerais.
Les diamants gènèrent près de 80 % des revenus des exportations.
Le Botswana est membre de la SADC (Southern African Development Community ou Communauté de Développement de l'Afrique Australe), une communauté économique qui regroupe onze pays de l'Afrique australe et centrale.
Depuis l’indépendance en 1966, le Botswana a connu l’une des croissances les plus rapides d’Afrique. Ses mines de diamants, de nickel et de cuivre découvertes en 1967 en font l'un des pays les plus prospères du continent. Avec une croissance annuelle moyenne de 9 % au cours des trois décennies après son indépendance (ramenée à 5 % ces dernières années), le Botswana est l'un des grands succès de l'Afrique post-coloniale.
Premier producteur mondial de diamants (77 % des ressources en devises), le pays possède également de vastes réserves de charbon. Le tourisme (12 % du PIB) représente une part importante de l'économie.
Si l'agriculture (1 % des terres seulement sont cultivées) et l’élevage donnent du travail à 80 % de la population, elle ne fournit que 50 % de la nourriture nécessaire et ne représente que 4 % du PNB.
Parts du PNB : 4 % agriculture, 45 % industries (35 % pour les mines) et 51 % services.
Malgré ses succès, l’économie du Botswana est fortement dépendante de ses exportations (diamants) et par conséquent de la fluctuation des cours mondiaux, actuellement en chute libre. Elle l’est aussi des importations : l’Afrique du Sud est la source d’approvisionnement principale des biens de consommation courante.
Le chômage s’élèverait toutefois à 40 % de la population active et 30 % de la population vivrait avec 1 $ par jour. Une situation toutefois moins préoccupante que dans les pays voisins, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud.