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Santé et sécurité Bolivie

Santé

Se reporter également à la rubrique « Santé et sécurité » de la destination Pérou.

- Précaution supplémentaire sur l'hygiène en Bolivie : un certain nombre de maladies sont transmises par la viande porcine (ténia, trichinose, etc.). Évitez ce qui est fricassées, sandwichs de chola et chicharrones, ainsi que les chuletas à base de porc si la viande ne vous paraît pas suffisamment cuite. Porc se dit chancho, cerdo ou encore cuchi.

Dangers et enquiquinements

En dépit de sa réputation de « pays des coups d'État », la Bolivie, qui affiche par ailleurs 25 ans ininterrompus de démocratie, peut se vanter d'être l'un des pays les plus sûrs du continent. Néanmoins, depuis quelques années, on a constaté une augmentation de la petite délinquance, avec des situations et méthodes qui rappellent un peu celles du Pérou.

On recommande aux voyageurs de bien se renseigner auprès du site du ministère des Affaires étrangères sur les conditions de circulation en Bolivie.

Excursions

C'est parce qu'il est très facile de s'isoler dans des étendues infinies ou des forêts vierges qu'il faut être prudent, car les secours en cas d'accident sont rares.
La première recommandation est élémentaire : il ne faut pas partir seul. Faites appel aux services d'une agence de tourisme. Si vous partez dans le Salar, le Sud-Lípez, les parcs nationaux amazoniens ou dans des endroits très reculés, mieux vaut vérifier aussi que l'agence est munie d'une radio.
La deuxième recommandation est du même acabit : il est conseillé aux routards voyageant dans des régions plus isolées (Beni, Sud-Lípez...), avec des moyens de communication restreints, de téléphoner à l'ambassade avant le départ, pour communiquer son itinéraire et laisser les coordonnées des personnes à prévenir en cas de problème.
La montagne mérite une attention toute particulière : les trekkings des chemins des Incas (dans les Yungas), à plus forte raison l'andinisme, nécessitent un minimum d'expérience, un bon état physique, une adaptation à l'altitude (à plus de 3 000 m) d'au moins 1 semaine et bien évidemment un bon équipement. Ne sous-estimez pas les sommets boliviens et rappelez-vous que la saison sèche (de mai à octobre) est la seule recommandée si vous partez pour la première fois.
Partir en forêt nécessite également des précautions particulières.

Arnaques

Les arnaques et combines diverses se sont, hélas, développées. Les lieux où il faut redoubler de vigilance : Copacabana, La Paz, les frontières avec le Pérou et le Brésil.
Attention aux vols à la tire dans les terminaux de bus et dans les gares (malheur à celui qui abandonne son sac, ne serait-ce que quelques secondes) et aux faux agents d'Interpol en civil qui vous demandent papiers et certificats de vaccination, puis fouillent vos sacs et vos poches. Toujours leur demander de vous présenter leurs carnets et ne pas hésiter à faire appel à un policier en uniforme.
Les routards qui ne sont pas habitués à voyager en Amérique latine éviteront de s'aventurer dans les villages où règne « la fièvre de l'or » : Tipuani, Mapiri et d'autres situés entre les départements de La Paz et du Beni.

Instabilité socio-économique

De temps à autre, des bloqueos (blocages routiers), paros indefinidos (arrêts de travail) et autres huelgas (grèves) paralysent une ville voire une région entière du pays. Ces dernières années, c'est devenu plus courant, particulièrement pendant les périodes électorales, au point même d'avoir des conséquences gênantes sur le tourisme. Pendant 2 ou 3 jours, voire plus, c'est toute l'activité économique de la région concernée qui peut se trouver suspendue.
Ces mouvements sociaux sont souvent annoncés au moins 1 semaine à l'avance. Mais avec la montée des tensions depuis l'élection d'Evo Morales en décembre 2005, les troubles deviennent imprévisibles et nettement moins bon enfant qu'en temps normal.
Si jamais vous vous trouvez coincé, il vous faudra simplement prendre votre mal en patience ou votre courage à deux mains pour rejoindre à pied bus ou taxis bloqués à quelques kilomètres des entrées de villes. Ou essayer d'attraper un avion (les déplacements aériens sont souvent épargnés).

À noter aussi que la région du Chapare (Cochabamba) est en passe de devenir un foyer permanent de violence entre les cocaleros et les forces armées, en raison des plantations excédentaires de feuilles de coca, de même que Santa Cruz et Tajira, les riches villes des plaines qui abritent les mouvements les plus revendicatifs pour l'autonomie des régions. 


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