Culture Bolivie

Musique

Instruments traditionnels

La Bolivie est le berceau du charango, de la kena et de la zampoña.

Le très populaire charango, de la région de Potosí, est l’adaptation andine de la guitare italienne des orchestres baroques. Avec un son aigu et gai, il se décline en une dizaine de tailles différentes suivant l’octave que l’on veut jouer. Certains ont une caisse en bois, d’autres en... carapace de tatou !

La kena est une flûte droite à encoche, la zampoña la flûte de Pan andine et la tarka une flûte à bec aux sonorités rauques, qui se distingue par sa forme angulaire et non arrondie.

Cela étant, les instruments à vent de la Bolivie andine n’ont pas encore fait l’objet d’un inventaire exhaustif. À la louche, on dénombre peut-être un demi-millier de variétés différentes !

En Amazonie

Dans cette région, la musique se révèle complètement différente. Peut-être aurez-vous la chance d’assister à un défilé de macheteros à San Ignacio de Moxos ou Trinidad, ou d’entendre la voix rauque des bajones, ces énormes flûtes de Pan que l’on porte à deux (elles remplaçaient les orgues à l’époque des missions jésuites pour l’interprétation de la musique baroque), ou encore de participer aux Gigantes Cabezudos. Dans les villes, les rythmes les plus prisés sont le carnaval, le taquirari et la chovena.

Les Africains des Andes

Saviez-vous que la lambada, l’un des plus grands succès musico-marketing des années 1980, est née ici, dans les Yungas ? Eh oui ! Les descendants des esclaves africains, amenés pour travailler dans les mines d’argent de Potosí à la suite de la fameuse controverse de Valladolid (1550-1551), se sont installés dans les Yungas, où ils ne furent vraiment libres qu’après la réforme agraire d’août 1953.
Ici, ils se sont imprégnés de la culture andine, dans les villages de Coripata, Mururata et, surtout, de Tocaña, en adoptant par exemple le chapeau melon des femmes de La Paz.

Réciproquement, l’influence des Afro-Andins sur la culture bolivienne est forte : la saya, l’un des rythmes les plus intenses de la musique bolivienne, est née ici. Après avoir bien failli disparaître à jamais, elle inspira, en 1981, le groupe de musique bolivienne Los K’jarkas pour l’une de ses chansons (Llorando se fue), plagiée pour en faire la lambada.
D’autres danses sont également issues de cette culture « afro-andine », comme celle des caporales qui a pris la place de la diablada en tant que danse nationale de la Bolivie.

Le baroque bolivien

Martin Schmid, un missionnaire jésuite suisse arrivé en Amérique en 1730, se rend à Potosí pour faire construire un orgue. Oui, un orgue, qu’il compte transporter dans les terrae incognitae des forêts tropicales de la Real Audiencia de Charcas.

Là, tel un personnage d’opéra, il donne vie à l’un des plus brillants chapitres de l’histoire coloniale de la Bolivie. Une utopie de « bois, de foi et de hautbois » pourrait-on dire...
Dans les enclaves religieuses (on les appelle « réductions »), gérées en autarcie, Schmid bâtit durant quatre décennies de superbes églises en bois avec l’aide des Chiquitanos, les habitants de la région, et implante la musique baroque. Las, les rois du Portugal et d’Espagne décident l’expulsion en 1767...

Surprise : la musique baroque a miraculeusement survécu grâce au travail patient des descendants des Chiquitanos, qui ont recopié les originaux des partitions jusqu’à ce que, dans les années 1970, les archives de Concepción, la plus grande des missions, soient redécouvertes par des chercheurs argentins.

Aujourd’hui, les habitants de la région, fiers de cet héritage, ont retrouvé la voie du baroque. Une école de musique et un orchestre se sont montés à San Ignacio de Moxos - ce dernier effectue des tournées dans le monde entier !

Musiques contemporaines

La musique contemporaine bolivienne a atteint une certaine reconnaissance dans les années 1990. Leurs membres forment la « crème de la crème » des musiciens boliviens.
Vous aurez la possibilité d’entendre cette musique typiquement bolivienne lors des fêtes, dans la rue, sur les marchés, à la radio et, bien sûr, dans les peñas, ces restaurants où des artistes se succèdent pour jouer de la musique traditionnelle et des compositions personnelles. Certes, ces peñas sont devenues assez touristiques, et l’on paie parfois un peu cher une interprétation plus ou moins réussie, mais les Boliviens en restent les premiers clients.

Vous trouverez des disques un peu partout en ville. Sans doute dénicherez-vous quelques titres de saya, cette musique afro-bolivienne mêlant rythmes africains (tambours) et instruments de l’Altiplano. Croyez-le ou non, c’est ici, dans un village noir des Yungas, qu’est née la lambada. Sacré parcours !

Pour les cultures amérindiennes et les Incas, voir la culture au Pérou

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