Carte d'identité Birmanie

Carte d'identité

- Nom officiel : République de l'Union du Myanmar.
- Superficie : 676 577 km².
- Population : 56,39 millions d'habitants (estimation 2016).
- Densité : 81,3 hab./km².
- Capitale : Naypyidaw (depuis 2005).
- Chef de l'État et du gouvernement : Htin Kyaw (mars 2016), proche d'Aung San Suu Kyi et membre de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) mettant fin à des décennies de dictature militaire.
- Régime politique : république depuis 2011.
- Religion officielle : bouddhisme Theravāda.
- Groupes ethniques : birman (68 %), shan (10 %), karen (7 %), rakhine (4 %), chinois (3 %), indien (2 %), môn (2 %), wa (2 %), kachin (1 %), autre (1 %).
- Langues : birman, anglais, langues et dialectes des diverses minorités ethniques.
- Monnaie : le kyat (Ks).
- Salaire mensuel moyen d'un fonctionnaire : 60 000 Ks (96 000 Ks à Yangon), soit entre 46 et 74 €.
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,536. Rang mondial : 148e sur 188.

Pourquoi le nom Myanmar ?

L'« Union du Myanmar » (on ne prononce pas le « r ») est le nom choisi en 1989 par la junte militaire. Officiellement, il s'agissait de couper les liens avec le passé colonial, en cessant d'utiliser le mot « Birmanie » (Burma), d'origine anglaise.
En effet, le pays s'était déjà appelé Myanmar au XIIIe siècle, nom signifiant « les premiers habitants du monde ». Le retour à ce nom permettait de renouer avec ce passé « glorieux » précédant l'occupation anglaise. Idem pour certaines villes, qui ont également été rebaptisées, comme Rangoon devenue Yangon.

Droits de l'homme

Après la victoire écrasante de la LND aux élections de fin 2015, c’est l’heure des premiers bilans pour Aung San Suu Kyi, désormais dirigeante officieuse de la Birmanie. Des premiers signes de changements sont apparus dès juin 2016, avec l’adoption de mesures favorisant les libertés d’expression et de rassemblement.

La fin du « cumul de plaintes » pour un militant, qui pouvait être poursuivi par plusieurs districts, ou encore la simple « information » de manifestation, qui remplace désormais « la demande d’autorisation », devraient lever un peu la chape de plomb qui pesait encore sur la société civile.

Mais la presse birmane, qui avait connue déjà une forte libéralisation durant les dernières années de la junte militaire, continue de faire face à des condamnations pour diffamation.

Minorités

Mais la prix Nobel de la paix 1991 a beaucoup déçu. Elle était surtout attendue sur sa capacité à régler la problématique épineuse des minorités ethniques et religieuses. Nombre d’entre elles se sont organisées au fil du temps en guérillas armées plus ou moins autonomistes, pour certaines au cœur du trafic de drogue du Triangle d’or, ou encore manipulées par d’autres puissances régionales, comme la Chine.

Les négociations entamées avec certains de ces groupes ont abouti à un accord de cessez-le-feu historique en octobre 2015. Elles devaient se poursuivre avec la grande Conférence pour la paix d’août 2016 (ou « Conférence de Panglung du XXIe siècle »), mais cette dernière n’a pour l’instant pas donné grand-chose, tant les sujets de discorde sont nombreux.

Trois guérillas encore actives de l’État Shan avaient d’ailleurs décidé de ne pas s’y rendre, ayant refusé de déposer les armes au préalable. Dans une région à la frontière de l’Inde et de la Chine, très riche en jade, l’armée de l’indépendance kachin (KIA) est également toujours en guerre contre le pouvoir central.

Les ONG sont particulièrement préoccupées par le nombre encore élevé de déplacés internes générés par ces affrontements. Ils seraient ainsi encore quelques centaines de milliers dans le nord et l’est de la Birmanie, alors que 106 000 autres réfugiés se trouveraient toujours dans des camps en Thaïlande.

Un chiffre de nouveau en augmentation, avec l’arrivée de nombreux Rohingyas, ces populations musulmanes de l’ouest de la Birmanie (Arakan), qui fuient les persécutions. Considérés comme originaires du Bangladesh, et donc « non Birmans », ils doivent depuis quelques années faire face à des accès de violence extrême de la part de la population, attisés par un discours agressif de certaines autorités bouddhistes.

L’arrivée au pouvoir d’Aung San Suu Kyi n’a pour le moment rien changé. Elle prend au contraire la défense de l’armée, qui nie tous les crimes qui lui sont également imputés dans la région, commis au nom de la « lutte antiterroriste ».

Enfin, l’armée conserve des pans importants du pouvoir. Elle détient toujours constitutionnellement 25 % des sièges à l’Assemblée, ainsi que d’importantes prérogatives administratives. En outre, de nombreux hauts gradés gèrent toujours des trafics souvent attentatoires aux droits des communautés ou à l’environnement.

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