- Statut : Land fédéral, mais aussi capitale de l’Allemagne réunifiée depuis 1991.
- Superficie : 892 km² (9 fois Paris !).
- Population : plus de 3,5 millions d’habitants (4,3 avec la banlieue) répartis en 12 Bezirke. 14 % d’étrangers à Berlin mais 26 % des Berlinois ont des ancêtres migrants. 176 000 habitants d’origine turque, 100 000 Russes, 38 000 ex-Yougoslaves, 28 000 Polonais.
- Densité : 3 878 hab./km².
- Taux de chômage : environ 12,2 % en 2011.
- PIB : 27 400 €/hab.
- Religions : protestantisme luthérien dominant, mais aussi 200 000 musulmans et 11 000 juifs.
- Langue officielle : l'allemand.
- Monnaie : l'euro.
- Régime politique : Land fédéral, avec une Chambre des députés élue pour 5 ans qui désigne le maire et les sénateurs de la ville.
- Maire de Berlin : Klaus Wowereit, SPD (depuis juin 2001).
- Coalition au pouvoir : SPD-CDU, depuis septembre 2011.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : l'île des Musées (Museumsinsel, 1999) ; les châteaux et parcs de Potsdam Sans-Souci (1990) ; les cités du style moderne de Berlin (2008).
Au cours des vingt-cinq dernières années, l'économie berlinoise a connu de profondes mutations structurelles. Les Berlinois attendaient peut-être trop de la réunification des deux Allemagne.
La chute du Mur, en 1989, a mis un terme aux généreuses subventions fédérales (la RFA prenait en charge la moitié du budget municipal). Le secteur immobilier n'a pas connu le boom escompté suite au déménagement des institutions fédérales.
Les exportations, qui ont augmenté d'environ 38 % entre 2000 et 2006, soulignent les bonnes performances de l'industrie. Plus de 50 % des personnes actives travaillent à Berlin dans le secteur privé des services, y compris dans les domaines du commerce, des banques et des assurances, ainsi que celui des transports et informations.
La hausse dans ce secteur n'a cependant pas réussi à compenser les pertes du secteur industriel.
La part de l'industrie et du BTP a nettement baissé tandis que la place du secteur tertiaire augmentait. Aujourd'hui, Berlin et sa région sont caractérisées par un parc d'entreprises performantes, créé avec le soutien de moyens financiers considérables accordés par le Fonds structurel européen en vue du renforcement de l’économie et des infrastructures : ces fonds étaient d’environ 1,3 milliard d’euros jusqu’en 2013.
Seul le secteur touristique a réellement tiré son épingle du jeu, et la création du nouvel aéroport devrait compléter l’offre, si tout se passe comme prévu. Berlin est devenu la ville la plus attractive du pays avec plus de 10 millions de visiteurs par an ces dernières années.
La ville possède le potentiel pour améliorer sa capacité en matière d'innovation économique et pour devenir une « ville de production scientifique » en disposant d'une main-d'œuvre hautement qualifiée. Les chances et les potentialités de la région de Berlin se trouvent en particulier dans les domaines de la biotechnologie, la communication, les techniques de systèmes de transport, la production de matériel médical ou optique, dans le domaine des techniques de microsystèmes et de la science des matériaux.
Le nombre croissant de visiteurs nationaux et internationaux et l'importance grandissante de Berlin au niveau des salons et congrès sont également des vecteurs de croissance économique.
La nouvelle gare centrale à peine ouverte, un autre chantier a démarré sur le site de Schönefeld. La construction du BBI (Berlin Brandenburg International) a débuté en 2007 pour une mise en service véritable repoussée à l’automne 2013 à la suite de difficultés multiples À cette date, il sera le seul de Berlin, avec une capacité estimée à terme à 45 millions de passagers. De grands espoirs de développement reposent sur le BBI.
La ville peut donc espérer sortir sous peu du marasme, si la situation internationale le permet.
À Berlin, ce sont les créateurs qui donnent le ton. Les loyers étant très bas, dans certains quartiers, la ville attire tous les partisans d'une nouvelle contre-culture. En marge de l'économie officielle s'est développée à Berlin une forme d'économie qui est loin d'être marginale.
S'il fallait nommer ce mouvement de fond qui s'est développé chez les jeunes et les artistes, ce serait assurément celui de la décroissance. Cette tendance sociologique a pris ses racines dans la capitale allemande. On peut la cerner par un retour à une économie de moyens, en contestation d'une société dominée par le mercantilisme. L'idée consiste à vivre avec un minimum d'objets, en posséder le moins possible et faire de sa vie une création perpétuelle. Les adeptes les plus radicaux de la décroissance, les objecteurs de croissance, se déplacent à vélo, ne possèdent pas de frigo, achètent leurs produits et les cuisinent au jour le jour. Ils recyclent, fréquentent les friperies, procèdent par troc. Les nouveaux Berlinois ont créé une famille, un cercle d’amis et partagent le maximum de services collectifs.
L'idée dominante est de passer du champ de la consommation à celui de la création.
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