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Traditions Bénin

Fêtes et jours fériés

- 10 janvier : fête des religions traditionnelles (fête du Vaudoun).
- 1er mai : fête du Travail.
- 1er août : fête nationale (indépendance).
À ces dates s'ajoutent les fêtes catholiques et musulmanes, chômées. Fixées sur le calendrier lunaires, ces dates varient chaque année.

Animisme

En gros, l'animisme, très fort en Gambie, reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez tous les hommes. Bien qu’il existe un dieu tout-puissant à l’origine de la terre, mais finalement peu préoccupé du sort des humains, les animistes lui préfèrent des divinités secondaires, en général les forces de la nature personnifiées et les esprits.
Les prières animistes visent essentiellement à assurer la force, la richesse et la fécondité du groupe. L'attachement aux croyances traditionnelles est encore très vif dans la population. Même les fidèles musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.

Religions et croyances

La religion dominante des Béninois est l’animisme et le fétichisme. Le christianisme (catholiques et protestants) est pratiqué par près de 25 % de la population et l’islam par 15 à 20 %. Mais on peut très bien être chrétien (ou musulman) et pratiquer le culte vaudou.

En gros, l'animisme reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez tous les hommes. Il puise ses rites moins dans la recherche spirituelle que dans la saisie des forces vitales qui se promènent dans l'univers et qui peuvent assurer la sécurité et l'amélioration de la vie des individus ou du groupe. Les prières animistes visent essentiellement à assurer la force, la richesse et la fécondité du groupe. La notion de péché n'existe pas, il vaudrait mieux parler de transgression d'interdits. L'attachement aux croyances traditionnelles est encore très vif dans la majorité des population d’Afrique Noire. Même les fidèles musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.

Le Bénin est le berceau du vaudoun, culte voué à un ensemble de divinités présentes partout et en tout, qui s’est ensuite développé aux Antilles et au Brésil avec l’arrivée des esclaves. C’est plus précisément la moitié sud du pays qui a vu naître le vaudoun, le Nord ayant ses propres religions, également animistes mais sensiblement différentes. Le vaudoun occupe une place très forte dans la vie du pays, au point que même les adeptes d’autres religions (chrétiens et musulmans) participent chaque année aux grandes fêtes qui se déroulent un peu partout.
Les dieux du vodoun forment un panthéon riche de plus de 250 divinités, très organisé, avec son dieu créateur des hommes et de l'univers, et une ribambelle de dieux aux attributions diversifiées et précises.

La tontine

Pratique symbolisant bien l'esprit d'entraide des Africains, la tontine est une sorte de caisse d'épargne entre amis ou voisins. Depuis longtemps, les paysans se mettaient ensemble pour défricher les champs ; celui dont c'était le tour offrait le vin de palme. Aujourd'hui, elle est surtout très pratiquée dans les pays d'émigration.
Les membres d'une tontine mettent en commun une certaine somme d'argent et chacun à son tour en fin de mois en empoche la totalité. Cet argent sert en général à monter ou à renflouer une affaire. Aucun papier n'est signé, toutes les relations sont basées sur la confiance. Et puis on se connaît : on appartient à la même famille, au même village ou quartier.
Tonti, le banquier italien du XVIIe siècle qui lui a donné son nom, ne pensait pas qu'un jour son « invention » se retrouverait en Afrique, à une grande échelle. Ce qui est intéressant dans cette pratique, c'est que, plus qu'une épargne forcée, c'est avant tout un état d'esprit, l'occasion de se retrouver, de s'épauler. La tontine peut aussi prendre en charge des initiatives à caractère social, comme l'école d'un village. Elle remplit également le rôle de la Sécurité sociale : aucun membre ne sera laissé seul en cas de maladie ou d'accident.

Cette entraide est fondamentale. Il est fréquent de voir la famille des malades faire la cuisine dans les cours des hôpitaux publics où les repas ne sont pas pris en charge. Elle les assiste, elle reste proche. Les Africains ne comprennent pas les Européens qui confient leurs parents à l'hospice ou à la maison de retraite.





 

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