Ils ont une importance considérable. Tous les jours, il se passe quelque chose ! Au moment de la pleine lune, les activités redoublent. Certaines cérémonies (notamment les crémations collectives) sont un peu trop claironnées et deviennent des foires à touristes ; mais en vous baladant dans l’île, vous tomberez sur des fêtes de village extraordinaires et authentiques.
Les Balinais, hindous, croient aux esprits et à la réincarnation. Le pire est de se réincarner en chien (ce qui explique leur attitude envers ces bêtes).
Cette cérémonie marque l'entrée de l'adolescent dans le monde adulte. Elle consiste à égaliser six dents correspondant à six défauts. Les deux canines supérieures et les quatre incisives sont livrées à la lime et au marteau d'un prêtre. Tout cela est parfaitement indolore, sauf pour le porte-monnaie car il faut payer les offrandes, nourrir de nombreux invités, porter de coûteux vêtements, etc.
Le tout se déroule dans une atmosphère de fête et au son du gamelan. Il n'est pas facile d'assister à un limage de dents, car c'est un événement familial, donc intime. Cette coutume a une telle importance qu'il n'est pas concevable de se marier avec ses « dents de chien ».
Il est généralement célébré bien après sa consommation. Les Balinais sont très libres. Ils n’ignorent rien des « choses de la vie » dès leur plus jeune âge. Mais le mariage est toujours la conclusion attendue par les familles.
Dans le mariage ngro rod, le fiancé enlève la jeune fille consentante, dépose des offrandes aux dieux et passe à l’action. Le couple revient chez les parents qui ont fait semblant de les chercher. On fixe alors la date de célébration de la cérémonie publique qui va officialiser les choses.
Dans le mariage mapadik, ce sont les parents qui organisent l’union, mais avec le consentement des deux protagonistes.
La polygamie n’existe plus, principalement pour des raisons économiques. Si une femme veut divorcer et qu’elle peut en justifier les raisons, il lui suffit de quitter le domicile conjugal. Si un homme veut faire de même, il prend une autre épouse après en avoir averti le chef de village, mais conserve souvent la première au foyer.
Dans l’archipel, il en existe tant que, si l’on se débrouille bien, on peut faire la fête 365 jours par an ! Elles sont difficiles à dater, car elles se décalent de 10 ou 11 jours chaque année, suivant le calendrier lunaire (pleines et demi-lunes !).
Voir l'agenda des fêtes à Bali.
Ce sont les cérémonies les plus surprenantes, elles se déroulent surtout en juillet et en août. Pour les trouver, il suffit de se balader. Les préparatifs sont bien souvent visibles de la route. Le plus simple est toutefois d'aller dans les hôtels, à l'office de tourisme ou dans les agences de voyages. La plupart disposent d'un tableau indiquant les dates des crémations et les danses.
Contrairement à une idée reçue, il n'y a pas de crémation secrète. Toutes les crémations sont prévues et annoncées longtemps à l'avance. Les touristes sont bien les seuls à être gênés par leur propre présence, les Balinais acceptant avec décontraction cette « intrusion ».
Bali est le centre principal de la religion hindoue en Indonésie. On y pratique l'Agama Hindou Dharma, l'hindouisme du Dharma, la loi universelle régissant l'ordre des êtres et des choses. L'hindouisme de Bali est bien différent de celui pratiqué en Inde, influencé par le bouddhisme, l'animisme et le culte des ancêtres. On croit ici en Ida, Dieu suprême, mais aussi, comme en Inde, en Brahmâ (créateur), Vishnu (conservateur et protecteur) et Shiva (transformateur). Parmi les divinités communes, on retrouve Ganesh, représenté partout, ainsi que Garuda, la monture de Vishnu, symbole de la compagnie aérienne indonésienne.
La vie des Balinais est régie par l'Ordre cosmique, autre pilier important de leur croyance. Le choix des vêtements, le plan des temples, des maisons, des villages, le rapport à la mer, aux volcans et à la nature en général, tout y est relié.
Les Balibaus consacrent beaucoup de temps à leur religion, très ritualisée. Chaque jour est ponctué de yadnya (rituels sacrés).
Les grands principes de l'hindouisme (le système des castes par exemple) existent aussi à Bali, mais adaptés à la culture de ses habitants et bien souvent moins contraignants qu'ailleurs. Ainsi verra-t-on, par exemple, des brahmanes (caste la plus élevée) travailler dans les rizières.
Consulter aussi la rubrique « Traditions » de l'Indonésie.
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