Football
Le fútbol est une religion dont les joueurs sont les dieux vivants, à l'image de Maradona ou Lionel Messi.
Socialement,
pour les déshérités, le football tient le même rôle que le basket pour
les jeunes Noirs américains : le seul espoir de promotion. Chaque
Argentin est supporter de l'équipe nationale et, au niveau local, il
choisit le club de son quartier, de sa classe sociale ou de sa
communauté ethnique... à moins que son père ne l'y ait inscrit
d'office, comme c'est souvent le cas, avant sa naissance !
Il faut essayer de voir un match à Buenos Aires, où jouent les meilleurs clubs du pays. Les stades (canchas) sont immenses. Le plus impressionnant est sans conteste la Bombonera, le stade vétuste et ocre de l'équipe de la Boca. Ambiance démente, mais assez violente.
Chaque club possède ses groupes de supporters (hinchas), bruyants et exubérants et, malheureusement, ses hooligans (barras bravas). Allez-y en groupe, et évitez toute provocation inutile en encourageant la même équipe que les gens qui vous entourent.
Polo
Dans la terre des gauchos, le plus ancien des jeux de cheval a trouvé un terrain de prédilection. Le polo, ce sport élégant mais difficile, où des cavaliers poussent une boule de bois dans le camp adverse avec un maillet à long manche, est devenu le symbole de la bourgeoisie argentine.
Il arrive avec les Anglais, vers la fin du XIXe siècle, et se développe d'abord dans les estancias, ces grandes fermes tenues par des propriétaires terriens, pour la plupart européens. Le premier club voit le jour en 1888, et prend le nom de Hurlingham Club.
Il existe aujourd'hui plus de 250 clubs. Assister à un partido, un match de polo, reste une expérience riche en sensations.
Le Championnat argentin ouvert de Polo se tient vers la fin de la saison officielle au stade de Palermo pendant tout le mois de novembre. La finale a lieu généralement pendant le 1er week-end de décembre. D'autres tournois sont prévus tout au long de l'année ; se renseigner auprès de l'Asociación argentina de Polo.
Tennis
Le tennis a connu bien des heures de gloire depuis la création en 1892 du Buenos Aires Lawn Tennis Club. En 1944, le pays trouve son favori : Enrique Morea. Dans les années 1970, Guillermo Vilas fait la gloire de l'Argentine et de toute l'Amérique du Sud. Puis ce fut au tour de Gabriela Sabatini de révolutionner le tennis argentin. Paola Suarez mérite aussi sa place parmi les favoris du pays, tout comme Guillermo Coria, surnommé « l'Agassi latino-américain », ou encore Nalbandian. Quant à Juan Martin Del Potro, il a tout d'un prodige.
Pour assister à des matchs, se renseigner auprès de l'Asociación Argentina de Tenis.
Course automobile
Qui n'a jamais entendu parler de Juan-Manuel Fangio, sacré cinq fois champion du monde du Grand Prix de F1 dans les années 1950 et considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire du sport automobile ?
Dans un autre registre, Federico Villagra a remporté cinq fois le Rallye d'Argentine, une des épreuves du Championnat du monde des rallyes, de 2001 à 2005.
Malgré une pétition contre le Dakar pour ses effets néfastes sur l'environnement, notamment avec la traversée du désert d'Atacama - à l'écosystème fragile - et de plusieurs sites archéologiques, le rallye a pris ses quartiers en janvier 2009 en Argentine et au Chili. Une course de plus de 9 500 km à travers des paysages très divers, des terrains variés, de nouvelles difficultés pour les concurrents... L'engouement des Argentins (plus que des Chiliens) pour le Dakar 2009 aura été tel que le Dakar est de nouveau progammé sur les terres argentines et chiliennes en 2010. Une vitrine commerciale pour l'Argentine.
Autres sports
L'Argentine a aussi ses adeptes de basket-ball, l'équipe nationale a d'ailleurs remporté la médaille d'or aux JO d'Athènes en 2004. Quant au rugby, il a fait les beaux jours de l'Argentine à la dernière coupe du Monde 2007, l'équipe nationale des Pumas ayant terminé à la 3e place derrière l'Afrique du Sud et l'Angleterre.