|
![]() AndalousieCultureLe flamenco Le flamenco est la musique traditionnelle des gitans andalous. Riches de leurs pérégrinations en Asie et en Europe, ils créèrent le Cante jondo, c'est-à-dire la forme la plus puissante du flamenco. Un cri, une déchirure. Lentement, il gagna ses lettres de noblesse et imposa sa violence triste et son ardente mélancolie, notamment auprès des romantiques qui trouvèrent dans ce chant une résonance à leur spleen. Depuis ce temps, le flamenco a emprunté mille chemins. Du style le plus épuré aux arrangements symphoniques des chansons de Camarón, le flamenco se décline sur toutes les gammes de la sensibilité gitane. Les artistes Si le flamenco se distingue par la diversité de ses styles, il n'en demeure pas moins remarquable par le choix et la qualité de ses interprètes. S'il faut parler de grandes voix, nous en citerons deux: Enrique Morente et Camarón de la Isla. Enrique Morente, né en 1942, est connu pour ses adaptations de García Lorca, de saint Jean de la Croix et de poésies diverses. Doué à l'extrême, il est considéré comme le plus grand cantaor de flamenco vivant. Le second est sans doute le plus étonnant. Camarón de la Isla bouleversa l'éthique même du flamenco. Il introduisit des arrangements « pop »,greffa des batteries, des basses, des guitares électriques. Admiré par Mick Jagger, Miles Davis ou Peter Gabriel, Camarón restera l'ultime prince gitan, le fils très inspiré d'un art qu'il voulut à la fois évolutif et sans trahison. Figures ibériques Cinéma - Antonio Banderas (1960) : originaire de Málaga,
ce sex-symbol fut l'un des acteurs fétiches d'Almodovar avec lequel il a tourné
Labyrinthe des passions, Matador, Femmes au bord de la crise de nerfs, Attache-moi...
Mais depuis son mariage avec Melanie Griffith, il a délaissé les films d'auteur
pour embrasser une carrière américaine: PhiladelpAhia, Evita, Zorro,…. Flamenco - Camarón de la Isla (1950-1992) : un véritable phénomène du flamenco chanté. Arts et lettres Séville voit naître deux des plus grands peintres du siècle d’Or espagnol : Diego Rodrígues de Silva y Velázquez (1599-1660) et Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682). Málaga n’est pas en reste, qui donne naissance en 1881 au fils d’un prof de dessin promis à un grand avenir : un certain Pablo Blasco... connu sous le nom de Pablo Picasso ! Côté musique, on retiendra surtout Manuel de Falla, né à Cadix en 1876, l’auteur des fameuses Nuits dans les jardins d’Espagne et de L’Amour sorcier. La littérature est représentée par Federico García Lorca (1899-1936), l’auteur du Romancero gitano dont la vie est détaillée dans l’introduction à la ville de Grenade, et par deux auteurs contemporains à découvrir, Agustín Gomez-Arcos, né à Almería en 1939, émigré en France en 1966 et auteur de 8 romans écrits en français parmi lesquels Ana non qui obtient le prix du livre Inter en 1977 et le prix Roland-Dorgelès en 1978, et Antonio Muñoz Molina, né à Úbeda dans la province de Jaén en 1956, dont 8 romans ont été traduits dans notre langue. Diego de Siloé (1495-1563) est l’un des plus talentueux architecte et sculpteur de son époque. Passant du gothique castillan à la maîtrise de l’art italien de la Renaissance, il poursuit sa formation en Italie, où il collabore aux sculptures de l’église San Giovanni à Carbonara, puis retourne en 1519 à Burgos, dont il est originaire. Il y réalise le Christ à la colonne dans la sacristie de la cathédrale Santa María et participe au décor de la monumentale chapelle du Connétable, avant de poursuivre la construction du fastueux monastère de San Jerónimo. Son ambition de bâtir comme les Romains trouve matière à s'exercer dans la conception originale de la cathédrale de Grenade. L’influence de son style marque également les cathédrales de Málaga, de Séville (1536) et de Guadix (1549). |
|