Cafés
À Amsterdam, les bars et les cafés pullulent, et se remplissent généralement
dès 16 heures. Il y en a deux types : les « cafés bruns » et
les « cafés blancs ». Deux mondes très différents qu’il faut à tout
prix visiter. Car Amsterdam sans ses cafés, c'est un peu Rome sans ses églises.
Les « cafés bruns »
Ils sont beaux, vieux et chaleureux. Ces tavernes conviviales ont peu changé
leur décor d'origine. Les plus anciens datent de 1624, et la plupart sont
ouverts depuis le XVIIe siècle, conservant les mêmes jolies
façades, les mêmes devantures à carreaux et les mêmes intérieurs patinés par
les siècles. Certaines tables sont recouvertes d'un tapis destiné à absorber
la bière. Les plafonds et les murs sont de couleur sombre, brunis par des siècles
de joyeuse tabagie. Une patine unique, qui est la marque et le signe de reconnaissance
du « café brun » : le nom vient de là. Les Amstellodamois, toutes
catégories sociales confondues, s'y retrouvent après leur journée de travail.
Pour seule musique, il n'y a que le brouhaha que font les clients et le tintement
des verres. On y boit, on y chante, on se bouscule autour du bar. Entre 18 h
et 19 h en semaine, mais surtout les vendredi et samedi soir, les places
assises sont prises d'assaut.
Les « cafés blancs »
Appelés aussi « grands cafés » ou « designer cafés ». Plus
spacieux, plus clairs, plus genre high-tech et post-moderne. On apprécie ces
endroits animés, sortes de bouillons de culture fréquentés par des jeunes de
tous les horizons ou des moins jeunes toujours dans le coup. Certains « cafés
blancs » voient leurs terrasses bondées en été et leurs verrières débordant
à l'extérieur. Ces endroits sont typiques d'Amsterdam, et la plupart ont l'habitude
d'ouvrir leurs portes avant les « cafés bruns ». Le service y est
assuré par des étudiants, des stagiaires, très rarement par de vrais barmen
professionnels. Le résultat n'est pas mauvais car le contact reste spontané
et assez naturel.
Fêtes et festivals
- Carnaval : en février. Les Hollandais se déguisent avec
de superbes costumes et dansent dans les rues.
- Semaines artistiques d'Amsterdam : en mars. Expositions,
théâtre, concerts, spectacles de danse.
- L'anniversaire de la reine : le 30 avril. Cette tradition date
du couronnement de la reine Juliana en 1948. Bien que l'anniversaire de l'actuelle
reine Béatrix soit en janvier, les Hollandais ont conservé la date d'avril.
C'est la fête la plus populaire, la plus joyeuse et la plus surprenante de l'année.
Toute la Hollande descend dans la rue. Artistes, chanteurs, musiciens ambulants
débordent d'euphorie. Il faut goûter la boisson spécialement préparée à cette
occasion, l'oranjebitter. Tout le monde est en congé. Les magasins sont
fermés, ainsi que certains musées. Le Vondelpark est réservé aux musiciens en
herbe qui viennent y donner leur première représentation. Il est permis de vendre
n'importe quoi dans les rues. On appelle ça Vrijmarkt, c'est-à-dire «
le marché libre ».
- Jour de la Libération : le 5 mai, commémorant la fin de la Seconde
Guerre mondiale. On retrouve le même type de manifestations que lors de l’anniversaire
de la reine.
- Festival de Hollande : tout au long des mois de juin et
juillet. Concerts, ballets, opéra, théâtre. Pensez à réserver vos places à l'avance.
Pour les enfants, spectacles en plein air au Vondelpark.
- Uitmarkt : le dernier week-end du mois d’août. C'est le
coup d'envoi de la nouvelle saison culturelle. Des représentations en plein
air se déroulent sur les quais et les ponts de la ville. Opéras et ballets ont
lieu sur d'immenses scènes installées sur l'eau. Beaucoup de monde.
- Grande fête des Fleurs : le 1er samedi
du mois de septembre. Un défilé de chars fleuris part d'Aalsmeer (ville célèbre
pour la culture des fleurs) et se rend à Amsterdam.
- Festival du Jordaan : mi-septembre. Durant 10 jours
dans les rues de ce quartier. Comme toujours, les bars et les « cafés bruns »
sont noirs de monde.
- Concours hippique international d'Amsterdam : au début
du mois de novembre.
- Le tour d'Amsterdam de Saint-Nicolas : 2e quinzaine
de novembre. Venu d'Espagne, le saint accomplit le tour de la cité sur son cheval
blanc.
- Fête de la Saint-Nicolas : le 5 décembre au soir.
Saint Nicolas, qui fait office de Père Noël, a donné naissance à cette fête
familiale et conviviale où l'on distribue des cadeaux aux enfants.
- Nouvel An : le 31 décembre et le 1er janvier,
la plupart des mu
sées sont fermés. Grosse ambiance dans les villes, qui tourne
au délire à Amsterdam. Feux d'artifice dans tous les sens.
Les marchés
- Le marché aux puces de Waterlooplein : situé
entre la Maison de Rembrandt et le Stadhuis. Du lundi au samedi de 9 h à 17
h. Bien pour acheter quelques fringues d'occasion. On peut même y trouver des
vieux disques de jazz.
- Le marché aux fleurs : situé au bout du Singel, près de
Muntplein. Du lundi au samedi de 8 h 30 à 18 h (17 h
le samedi). Superbe marché, installé sur des barges en bordure du canal, qui
propose des fleurs par milliers, mais aussi des bulbes, des arbustes, des plantes...
Une merveille pour les yeux, à prix défiant toute concurrence. Le soir, les
barges sont toutes illuminées.
- Le marché aux timbres : Nieuwezijds Voorburgwal. Les mercredi
et les samedi de 13 h à 16 h.
- Le marché Albert Cuyp : le long d'Albert Cuypstraat. Du
lundi au samedi, de 10 h à 17 h. On trouve de tout, et plutôt à bas
prix, dans ce marché pittoresque, du fantastique, du frelaté ou du futile :
fringues, frou-frou, fruits, fleurs, légumes, poisson...
- Le marché des Arts : en dessous de Rembrandtplein. Tous
les dimanches d'avril à octobre, de 10 h 30 à 18 h.
- Le marché des Antiquités : Nieuwmarkt, sur la grande place
au nord du quartier Rouge. Tous les dimanches de mai à septembre, de 9 h
à 17 h. Quelques beaux livres et des objets intéressants noyés dans un
gigantesque bric-à-brac.
- Les marchés bio : Nieuwmarkt, tous les samedis de
9 h à 17 h, et Noordermarkt, tous les samedis de 9 h à 16 h.
- Le marché aux livres : sur la place du Spui, tous
les vendredis de 10 h à 18 h.
Shopping
On trouve de tout à Amsterdam, comme dans toutes les grandes capitales. Parmi
les milliers de boutiques que compte la ville, certaines sont assez uniques,
d'autres simplement originales. Les deux rues piétonnes les plus commerçantes
de la ville sont Kalverstraat, qui part du Dam et aboutit à Muntplein,
et Nieuwen Dijk, qui prolonge Kalverstraat au nord, du Dam jusqu'à la
gare. Le Rokin et le Damrak comptent également des dizaines de boutiques et
quelques grands magasins, mais ce sont des artères encombrées par la circulation.
Cela dit, il n'y a pas un quartier ne possédant son lot de petites boutiques
sympathiques.
- Le coin des antiquaires : un secteur
à explorer, situé au nord du Rijksmuseum. Il faut se balader autour des rues
Nieuwe Spiegelstraat et Kerkstraat, qui lui est perpendiculaire. Tout ce coin
possède un caractère un peu londonien empreint de sérénité et de charme.
- Le quartier du Jordaan : ce quartier possède son lot de
boutiques pittoresques, de fringues et d'objets d'occasion. On y vient sans
rien chercher de précis, juste pour flâner, et on en ressort surpris d'avoir
déniché le bibelot de nos rêves ou le petit bustier qui nous va à ravir. Ne
pas manquer de faire vos provisions de fromages, ainsi que toute sorte de pains
pour les accompagner.
Patin à glace et rollers
Les Amstellodamois sont des patineurs impénitents. En été, ils chaussent leurs
rollers pour faire un tour en ville, en empruntant le fantastique réseau de
pistes cyclables de la ville. En hiver, ils glissent sur les dizaines de kilomètres
de canaux quand ils sont gelés. Pour l’instant, il n'existe pas de loueurs pour
ces deux activités. Pour ceux qui sont équipés, quelques conseils : pour
se déplacer en rollers à Amsterdam, il vaut mieux avoir un très bon niveau.
Les obstacles sont nombreux : rails de trams, vélos imprévisibles, voitures,
etc. Si vous débutez, rendez-vous au Vondelpark, le lieu de ballade par excellence.
C'est plus sûr et plus bucolique. En hiver, sur les canaux, l'épaisseur de la
glace n'est pas constante.
Les sorties
Pour sortir, Amsterdam est une ville géniale. Écouter un groupe de jazz pour
environ 5 €, danser pour 6 €, boire une bière pour 2 € dans un endroit à la mode, ça permet d'égrener le chapelet des lieux de nuit
sans se mettre sur la paille.
Les adresses pour danser ou écouter de la musique
sont peu nombreuses, mais il n’y a que du bon. Les quartiers du Jordaan, de
Rembrandtplein et surtout du Leidseplein sont les lieux les plus branchés :
c’est là qu’on trouve la plus grande concentration de bars, restos et boîtes.
Sachez aussi qu’une multitude de concerts et de spectacles musicaux gratuits
ont lieu régulièrement aux quatre coins de la ville.
Les groupes de jazz ou
de formation classique se réunissent parfois sur Leidseplein ou au Vondelpark.
Les portes du Muziektheater s’ouvrent parfois pour un concert. Au programme :
musique de chambre interprétée par l'Orchestre philharmonique néerlandais, le
chœur de l'Opéra ou l'Orchestre de ballets. Le Concertgebouw organise,
lui aussi, des concerts gratuits. Enfin, certains hôtels de luxe offrent des
concerts gratuits à leurs clients.
Les musées
Le Rijksmuseum, musée national
Attention : depuis début 2003, le Rijksmuseum a entrepris la rénovation
générale des salles pour cause de désamiantage. Ses portes seront donc
fermées jusqu’en 2012. Heureusement, les œuvres majeures (400 peintures et sculptures)
sont toujours visibles, exposées dans l'aile Philips. La visite se fait en deux heures et l'on ne voit que des chefs-d'oeuvre. Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h (22 h le vendredi). Internet : www.rijksmuseum.com.
L'aile Philips a été aménagée afin que le public puisse continuer à profiter des plus belles pièces de la collection malgré les travaux. Au fur et à mesure des restaurations, certaines salles subissent quelques changements, et les repères que nous indiquons peuvent avoir changé de place ou avoir été remplacées par d'autres...
- Salles 1 et 2 : on débute la visite par deux salles évoquant la République et son histoire. Les grandes étapes de l'épopée de la nation hollandaise, avec le point d'orgue du Siècle d'or (XVIIe siècle) puis les expéditions coloniales.
- Salles 3 et 4 : entre autres objets précieux, on peut admirer d'insolites maisons de poupées, fascinantes pour leur réalisme et la précision minutieuse avec laquelle elles reproduisent l'intérieur des riches demeures amstellodamoises du XVIIe siècle. Également quelques belles pièces de bronze et d'argenterie.
- Salle 5 : elle est consacrée aux faïences de Delft, évidemment incontournables.
On passe ensuite au premier étage, pour attaquer le département des peintures. La partie la plus passionnante et de loin. Au Siècle d'or, on assiste à l'émergence politique, commerciale et culturelle de la Hollande. Un nouveau réalisme voit le jour.
- Salle 6 : un nouvel art pictural. On voit des paysages enneigés, des scènes de vie quotidienne comme cette scène de patinage
- Salle 7 : Frans Hals. La salle est consacrée au célèbre portraitiste originaire de Haarlem.
- Salles 8 et 9 : Rembrandt. Une bonne douzaine de tableaux signés du maître sont répartis dans ces deux salles, dont pas mal d'œuvres de jeunesse.
Dans la salle 9 se trouvent aussi trois chefs-d'œuvre de Vermeer (La Laitière, Femme lisant une lettre et La Ruelle).
- Salles 10 et 11 : ces salles changent régulièrement et s'attachent en général à un artiste en particulier.
- Salle 12 : La Ronde de nuit (Nachtwacht). Cette peinture exceptionnelle occupe une salle à elle seule. Voici le plus célèbre des tableaux de Rembrandt.
- Salle 13 : on termine de nouveau sur de belles pièces d'argenterie.
Le musée Van Gogh
Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (22 h le vendredi). Internet : www.vangoghmuseum.nl.
Le musée Van Gogh expose des toiles de Van Gogh, mais aussi de ses contemporains :
Gauguin, Toulouse-Lautrec, Monet, Picasso ou encore Signac. Plus de 200 tableaux
et 500 dessins sont rassemblés ici, soit près d'un quart de la production
totale de Van Gogh. Le musée couvre toutes les périodes de production de l'artiste,
de Nuenen (dans le Brabant) jusqu'à Auvers-sur-Oise où il termina ses jours
en 1890. Les collections sont présentées de manière chronologique. Les oeuvres sont présentées par roulement et l'on ne voit qu'une cinquantaine de toiles à la fois. Y aller hors saison ou tôt le matin : sinon, c'est la cohue.
- Période de Nuenen ou les débuts en Hollande (1883-85) : installé chez
ses parents dans le Brabant, Van Gogh s'intéresse à la vie paysanne et peint
des toiles sombres qui reflètent la dure existence des gens de la terre, comme
la célèbre toile Les Mangeurs de pommes de terre.
- Période de Paris (1886-88) : il rejoint son
frère à Paris, rencontre Monet, Degas, Signac et Toulouse-Lautrec, et réalise
plusieurs autoportraits, dont l’extraordinaire Autoportrait au chapeau de
paille. Il peint aussi Femme assise au café du Tambourin, Autoportrait
devant le chevalet, ainsi que La Nature morte aux citrons qui constituent
des œuvres marquantes de cette période.
- Période d'Arles (février 1888-mai 1889) : Van
Gogh s’installe à « la maison jaune » d’Arles pour peindre en toute
sérénité. Il découvre la nature provençale avec Gauguin, et à la suite d’une
dispute avec lui, se coupe l'oreille. De cette période, on peut admirer certaines
de ses plus célèbres toiles : les extraordinaires Tournesols et
Le Semeur, mais aussi La Maison de Vincent à Arles, Pommiers en fleur,
Chambre de Vincent à Arles, Le Zouave et Barques sur la plage aux
Saintes-Maries.
- Période de Saint-Rémy (1889-90) : il
se fait interner à l'hospice de Saint-Rémy, suite à des crises de démence importantes.
L'environnement lui plaît. Il peint Champ de blé à la fin du jour, La Résurrection
de Lazare, Pietà d'après Delacroix et surtout Trois Oliviers et Les
Cyprès.
- Période d'Auvers-sur-Oise (mai-juillet 1890) :
retour vers le Nord où le Dr Gachet s'occupe de lui. De cette courte
période, un ensemble de quatre tableaux champêtres d'une force saisissante,
dont Champ sous un ciel d'orage et l’extraordinaire Champ de blé aux
corbeaux.
- Un espace à galeries présente des gravures et dessins d'artistes contemporains
de Van Gogh comme Pissarro, Manet et Signac. Signalons aussi les toiles de Vittorio
Mateo Corcos, Jan Toorop pour les peintres des Pays-Bas, mais aussi Corot (Souvenir
des Landes), Delacroix, Millet ou Courbet. Dans une vaste vitrine, sont
exposées plusieurs dizaines de petites toiles et études de Van Gogh, de qualité
très inégale. Voir aussi quelques toiles de l'artiste d'inspiration franchement
japonaise.
Stedelijk museum, musée municipal d'Art moderne
Attention : depuis le 1er janvier 2004, le Stedelijk
Museum a fermé ses portes pour rénovation jusqu'en 2008. Les collections sont temporairement présentées dans l'ancien immeuble de la Poste (CS) au bout de l'Oosterdokkade, à droite de la Gare centrale.
Le musée exceptionnel possède une importante collection d'œuvres de la fin
du XIXe et surtout du début du XXe siècle. Mais
sa vocation est de refléter toutes les tendances picturales et graphiques internationales
du moment. Il s'agit d'un musée à géométrie variable et il est impossible de
décrire ce qu'on y trouve, car plus de 30 expositions d'artistes sont habituellement
organisées chaque année.
Les collections propres au musée sont exposées en fonction
de la place restante. C'est en été que le fonds permanent est le plus visible.
On peut alors admirer, selon les accrochages, des œuvres de Bonnard, Matisse,
Braque, Picasso, Chagall, Dufy, Dubuffet et Mondrian, mais aussi une importante
collection de Malevitch, très représentative de l'évolution de sa peinture.
L'expressionnisme allemand est également fort bien représenté, notamment avec
Max Beckmann, Kirchner ou Kokoschka. Des salles sont aussi consacrées au Pop
Art américain d’Andy Warhol et à l'Action Painting de Jackson Pollock.
La maison de Rembrandt
Ouvert tous les jours de 10 h à 17 h (21 h le vendredi). Internet : www.rembrandthuis.nl.
Il n'y a pas de peinture de Rembrandt dans ce musée, mais 250 eaux-fortes
(sur les 300 qu'il a exécutées) d'une remarquable finesse de trait. La
maison n'est pas sa maison natale (il est né à Leiden), mais la demeure où il
a vécu avec sa femme Saskia et son fils Titus. Il y a travaillé pendant plus
de 20 ans (de 1639 à 1660). Ce fut la période la plus faste de
son existence, et c’est là qu'on lui commanda La Ronde de nuit. L'inventaire,
réalisé à l'occasion de la vente de ses biens lors de sa faillite de 1656,
a permis de reconstituer la collection d'objets précieux et insolites qui meublaient
son intérieur comme les armes anciennes, visibles dans La Ronde de nuit.
Rénovée, la maison a été réaménagée dans un décor du XVIIe siècle.
On retiendra la visite de l’atelier où il a peint ses toiles les plus belles.
On y voit des gravures de paysages et de superbes scènes de la Bible. Sous les
combles, un cabinet rempli d'un bric-à-brac d'objets reconstitué grâce à l'inventaire
et qui servaient de modèles et de source inspiratrice au peintre. À signaler
que la maison de Rembrandt expose à présent un autoportrait du maître à 28 ans
« retravaillé » par ses élèves.
La maison d'Anne Frank
De mi-mars à mi-septembre, ouvert tous les jours de 9 h à 21 h ; de mi-septembre à mi-mars, ouvert tous les jours de 9 h à 19 h. Ferme plus tôt certains jours fériés. Fermé le 25 décembre et le jour du Grand Pardon (Yom Kippour). Internet : www.annefrank.nl.
Un musée-mémorial qu'aucun visiteur d'Amsterdam n'aurait idée d'écarter du
programme. Le dépouillement extrême du lieu, son souci de traduire la vérité,
dans sa plus triste dimension, rend ce lieu particulièrement émouvant.
Il y a en fait deux maisons : une en façade, boutique d'épices du père
d'Anne, et une autre derrière. C'est dans celle-ci que se réfugia la famille
Frank après l'invasion de l'armée nazie, en mai 1940. De juillet 1942
au 4 août 1944, la famille Frank et des amis vécurent cloîtrés dans
cet espace restreint, dont l'accès était dissimulé derrière une bibliothèque.
La petite Anne décrit leur vie au jour le jour dans son Journal, jusqu'à
leur arrestation le 4 août 1944 par les Allemands. Déportée à Bergen-Belsen,
Anne mourra du typhus en mars 1945. Otto, le père, sera le seul survivant
de cette tragédie. Il revient à Amsterdam, et fait publier le journal d'Anne.
Le livre, par sa simplicité et sa force évocatrice, est traduit dans plus de
cinquante langues et devient le symbole de l'innocence assassinée.
Dans ce musée-mémorial, on trouve des documents personnels et des photos des
personnes ayant vécu dans l'annexe, des objets personnels, parmi lesquels l'étoile
jaune que les juifs étaient obligés de porter pendant la guerre, la photo des
8 personnes réfugiées dans l'annexe, une vidéo avec la voix d'Anne lisant
des extraits de son journal, et bien sûr la fameuse bibliothèque qui dissimule
le passage secret menant à la maison cachée. Dans cette Annexe, restée intacte
depuis cinquante ans, on trouve des objets personnels, des photos, des extraits
de son journal où sont décrits des moments de la vie de tous les jours...
La
partie expositions proprement dite se situe dans un bâtiment proche. On y voit
le camp de Bergen-Belsen. Sur un écran, la meilleure amie d'Anne, rescapée du
camp de Bergen-Belsen, raconte ses derniers jours et son désespoir face à la
mort de toute sa famille. L'original du journal d'Anne Frank, écrit de sa propre
main, est exposé dans une pièce blanche, à côté des différentes éditions étrangères.
Le Musée historique d'Amsterdam
Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 17 h et le week-end de 11 h à 17 h. Internet : www.ahm.nl.
Ce beau musée retrace l'évolution de la ville depuis sa création jusqu'au début
du XXe siècle. Une vingtaine de salles en tout, consacrées pour
moitié aux deux siècles les plus importants (XVIIe et XVIIIe)
pendant lesquels la ville connut un développement étonnant. Les premières évoquent,
par le biais de plans, outils et sculptures, les balbutiements de la cité. Très
rapidement, on arrive au XVIe siècle, où des tableaux montrent
l'importance commerciale que prend la ville. L’un d’entre eux est un plan d'Amsterdam
en 1538. Des toiles présentent des vues du port et de son trafic. Voir
le grand tableau du Dam avec son marché. Les tableaux et le mobilier des salles
attestent l'essor et la richesse culturelle de la cité à cette période qui va
du XVIe au XVIIIe. Une salle est consacrée à l'archéologie et une autre à des
expositions sur des thèmes variés. Deux salles intéressantes dans la cour au
rez-de-chaussée : la salle des Régents qui abrite plusieurs tableaux du
XVIIe siècle, comme celui de la Défaite de la flotte espagnole,
et la Galerie des Gardes civiques, une rue-galerie couverte qui relie la cour
des garçons à celle des filles. Dans cette « rue » libre d’accès en
journée sont exposés des portraits de groupes de gardes civiques des XVIe
et XVIIe siècles.
Le musée des Tropiques
Ouvert de 10 h à 17 h (fermeture certains jours fériés). Internet : www.tropenmuseum.nl.
Un de nos musées préférés d'Amsterdam. Très bien fait, il est installé dans
un grand bâtiment qui abrita longtemps l'Institut colonial néerlandais. Aujourd'hui,
outre des collections remarquables, il s'ouvre aux questions de recherche et
d'ethnologie, aux problèmes de développement du tiers-monde, et notamment dans
les pays de l'ancien empire colonial néerlandais (Indonésie surtout). Présentation
originale et colorée des divers modes de vie extra-européens.
Une rue indonésienne
a été reproduite avec un souci de réalisme jusque dans les moindres détails.
On trouve aussi un vrai cyclo-pousse, une cuisine ambulante, un Jeepney philippin,
un village traditionnel sri lankais peuplé de bruits familiers, un souk syrien
et même un temple bouddhique d'où montent des prières chantées. Le dernier étage
est entièrement dédié à l'Afrique et à l'Amérique latine : reconstitution
d'un petit bar africain, superbes pièces archéologiques du Pérou et du Mexique,
salle vidéo consacrée aux personnages mythiques du continent. Le rez-de-chaussée
accueille une exposition itinérante sur un pays différent chaque année.