Club Vosgien
Une belle aventure que celle du Club Vosgien ! Fédération depuis le 27 mai 1995, il compte 34 000 membres, répartis en 111 associations, entretient près de 19 500 km de sentiers balisés, gère 27 refuges et même le bel hôtel du Grand Ballon, publie des cartes de randonnées très bien faites (en association avec l’Institut géographique national), des guides, une revue trimestrielle, construit des abris, élève des tours-belvédères, organise des excursions et des conférences.
Créé en 1872, deux années à peine après l'annexion
de l'Alsace par l'Allemagne, le Club Vosgien réunissait au départ une bande
de bénévoles passionnés par la montagne et la randonnée. Citadins à la recherche
d'air pur et de nature, ils habitaient Mulhouse, Colmar et Strasbourg, et rêvaient
de grands espaces, de liberté, de loisirs simples et sains. Leur but était également
pédagogique : découvrir et faire découvrir aux randonneurs les richesses (paysages,
faune, flore...) du massif vosgien jusque-là fermé au grand public. Ils y parvinrent en peu de temps.
Ces défricheurs méthodiques furent aussi les précurseurs avisés d'un nouveau style de vie. Le Club Vosgien a joué le rôle de défenseur de la qualité de la vie.
Plus qu'une simple association de loisirs, il est devenu au fil des ans une entreprise de protection et d'aménagement du massif vosgien. Il n'y a pas un sapin, pas un lac, pas un pré des Vosges qui puisse être touché par la main de l'homme sans que le Club Vosgien ne le sache.
- Fédération du Club Vosgien : 16, rue Sainte-Hélène, 67000 Strasbourg. Tél. : 03-88-32-57-96. Internet : www.club-vosgien.com. Vente des cartes IGN/Club Vosgien, de fascicules, du guide des fermes-auberges et de petit matériel de randonnée (boussoles, etc.).
Noël, une fête bien ancré
Le sapin de Noël est né en Alsace
Avant de faire le tour
du monde, le sapin de Noël naquit en Alsace. Le sapin avec des pommes
accrochées aux branches figurait le pommier, l'arbre de la création. Quand les
mystères cessèrent, le sapin ainsi décoré fut adopté dans les salles de réunion
des corporations, se métamorphosant du coup en arbre de Noël.
Aux pommes vinrent
s'ajouter des hosties, symboles de la naissance du Christ, puis des friandises,
des fleurs de papier, etc. Les comptes de la ville de Sélestat en 1521 mentionnent
pour la première fois la tradition de couper des sapins pour la fête de Noël.
Progressivement, l'arbre de Noël entra dans la tradition familiale et s'affirma
comme une fête pour les enfants. Des gâteaux (bredele) remplacèrent les
hosties. Au XVIIIe siècle apparurent les bougies, puis au XIXe
les boules (d'abord en verre). Elles remplacèrent une année les pommes, parce
que la récolte avait été mauvaise.
Le sapin de Noël s'exporta bien. D'abord
en Allemagne, en Scandinavie, puis en France. De nombreux Alsaciens, fuyant
l'annexion, le popularisèrent grandement dans l'Hexagone. Puis, il gagna l'Angleterre,
le Nouveau Monde...
Rituels et marchés de Noël
Dès la fin novembre apparaît la
couronne de l'Avent, fabriquée avec des branches de sapin, de houx, de laurier,
entremêlées de rubans. Dessus, quatre bougies dont une qu'on allumera chaque
dimanche.
Chaque matin du 1er au 24 décembre, les enfants ouvrent
une petite fenêtre de leur calendrier de l'Avent. Une petite image apparaît,
parfois un petit chocolat.
Fin novembre, on invoquait souvent saint André, censé
trouver un mari aux jeunes filles. À partir du 6 novembre, saint Nicolas rend
visite aux enfants pour leur demander s'ils ont été sages. Le 26 décembre, la
Saint-Étienne est un jour férié en Alsace. C'est ce jour-là que servantes et
valets de ferme finissaient leur contrat annuel.
Les 12 jours entre Noël et l'Épiphanie symbolisent les 12 mois de l'année à
venir et assurent la transition entre l'ancienne et la nouvelle.
Mais c'est le marché de Noël qui symbolise le mieux la tradition en Alsace.
Il existe depuis 500 ans et on en trouve plus d'une quarantaine aujourd'hui.
C'est une orgie de lumière, d'animation, de couleurs scintillantes, d'effluves
chauds et odorants. Une petite fête magique avant la grande. On vient y faire
emplette de son sapin, de guirlandes, friandises, pains d'épice, gâteaux de
Noël, crèches et santons, jouets en bois, dans une joie et une bonne humeur
extra. Dans les boulangeries, on trouve les mennele (petits bonshommes
en brioche), les bredele (gâteaux secs à l'anis ou au beurre) et, dans
certains villages, le berawecka (petit pain aux fruits secs).
Exemples de marchés
- Marché de Noël de Strasbourg : du dernier week-end de novembre à fin décembre, sur la place de Broglie. Une tradition de plus de cinq siècles. Mais le marché original où l’on ne vendait que des décorations de Noël s’est transformé en mégafoire. Attention, foule énorme et des hébergements pris d’assaut.
- Marché de Noël de Colmar : de fin novembre à début janvier.
La plus alsacienne des villes alsaciennes se devait d'avoir son marché de Noël.
Elle en a même cinq répartis en ville ! Deux marchés de Noël traditionnels, place des Dominicains
(avec village de maisonnettes en bois) et place de l'Ancienne-Douane ; un marché
pour les enfants, place des Six-Montagnes-Noires ; un marché dédié à la gastronomie et aux saveurs alsaciennes sur la place Jeanne-d’Arc, et enfin un marché artisanal sur le Koïfhus.