Activités d'été
À pied
Les via ferrata, originaires des Dolomites, sont des voies de vertige développées par les militaires italiens. Il s'agit d'itinéraires à travers des falaises équipées d'échelons, d'échelles, parfois même de plates-formes solidement scellées dans la roche. Sans difficulté technique majeure (pour la plupart...), les via ferrata permettent à tout un chacun de gravir des parois vouées à l'escalade.
L'assistance d'un professionnel est cependant vivement recommandée et un équipement minimum (harnais d'escalade, sangles et mousquetons, casque) est indispensable. En effet, il est nécessaire de bien se renseigner sur le niveau de la via ferrata, la durée du parcours et son côté souvent très aérien qui peut impressionner !
Quelques adresses pour les randonneurs
- Fédération de la randonnée en Isère : office du tourisme, 14, rue de la République, 38000 Grenoble. Tél. : 08-71-78-88-04. E-mail : rando.isere@free.fr. Les principaux GR sont les 91, 54, 9, 50 et 549.
- Comité départemental de randonnée pédestre en Hautes-Alpes : Le Lombard, 13 av.du Maréchal-Foch, BP 46, 05102 Gap. Tél. : 04-92-53-65-11. Internet : www.crdp05.fr.st. Ouvert du mardi au samedi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
La Savoie à pied, sac au dos
- Le tour de la Vanoise : boucle
empruntant les GR 5 et 55. Les sentiers scintillants et les mouflons,
les chamois... Durée : une semaine. Internet : www.vanoise.com.
-
Le tour des Bauges : GR 96. Six jours dans le plus vrai des massifs
savoyards. Internet : www.parcdesbauges.com.
- Le tour du Beaufortain : GR de pays. Six à huit jours autour du pays des 1 000 chalets. Internet : www.lebeaufortain.com.
Mais aussi des balades faciles, à faire en famille, dans l'avant-pays comme dans les massifs montagneux.
La Haute-Savoie à pied, sac au dos
- Le tour du pays du mont Blanc : à ne pas confrondre avec le tour du pays du Mont-Pays (la plus prestigieuse des randos des Alpes un peu victime de son succès...). Ce tour là fait 140 km (11 jours au maximum), et ne grimpe pas au-dessus de 2 500 m.
- Le tour des Aravis : par le GR 96. Entre forêts et alpages, autour de cette vraie forteresse que sont les Aravis.
- Le tour des Dents-Blanches : Par le GR 96. L'un des itinéraires les moins fréquentés. Chaîne des Fiz, Chablais, Valais (Suisse) et réserve des Aiguilles-Rouges : le plein de paysages en 7 jours.
À cheval
Activité qui ne manque pas de charme d'autant plus que le réseau des clubs équestres s'est considérablement développé dans les Alpes. Il y a les « pro » qui, en vrais baroudeurs, réalisent de grandes traversées, d'après les itinéraires signalés sur topoguide, et ceux qui montent sur des canassons « dressés » aux petits périples autour des stations.
À vélo
Le VTT, vélo tout-terrain, a atteint l'échelon des activités sportives vedettes. Il n'est plus une station qui ne propose un itinéraire.
C'est fatigant, et pas très évident, mais sensations garanties ! Pour résoudre le problème des montées épuisantes, les stations ont converti les télésièges en télébikes qui vous mènent sans effort aux sommets des pistes de ski ; puis redescente sur herbe et chemins forestiers, jusqu'à la station.
Dans les airs
Parapente et deltaplane connaissent un essor en montagne, mais requièrent beaucoup
de prudence.
Néanmoins, les écoles de vol libre se multiplient et dispensent leurs connaissances
sous forme de baptême et de stages. Attention, cette activité est réglementée
dans les parcs et les réserves.
Dans l'eau
Plutôt que faire trempette dans une bonne vieille piscine, essayez les activités sportives qui font fureur : l'hydrospeed (nage en eaux vives dans une espèce de luge des eaux), le rafting (descente sur un gros radeau pneumatique) ou le canyoning (descente du cours d'un torrent par corde de rappel, plongeons, natation ou escalade).
Ces trois disciplines demandent un matériel spécialisé, de la technique, et se pratiquent uniquement sous forme de stages organisés et encadrés par des professionnels.
Sous terre
Plus qu'une simple balade sous terre, la spéléologie est une activité à pratiquer
avec beaucoup de prudence.
Elle exige un sacré sens de l'orientation, une connaissance aiguë des roches
et de données spécifiques, telles les prévisions de montée des eaux. Non-initiés
s'abstenir ! En revanche, ne pas hésiter à tenter l'aventure quand l'activité
est encadrée par les professionnels, ou proposée en initiation dans les stations.
Activités d’hiver
Le ski, évidemment, sous toutes ses formes : le ski alpin, le ski de fond, le ski de randonnée, autrefois réservé à une petite élite de sportifs, et qui se démocratise depuis peu.
Dans le snowboard, au lieu d'attendre la vague, le surfeur va lui-même à la recherche des creux et des bosses, dans les pentes supérieures à 40°.
Le ski nouvelle manière
- Les skis paraboliques : dits aussi de carving. Ils ont
quasiment désormais remplacé les skis traditionnels. La différence ? Ceux là
ont une grosse tête (des spatules surdimensionnées) et une taille de guêpe.
Une forme qui permet des virages coupés, c’est à dire rapides et très serrés
donc des sensations autres qu’avec des skis traditionnels, proches de celles
du snowboard en fait.
- Le snowblade : ces miniskis (de 60 à 90 cm de long) sont, pour
schématiser, au ski ce que le roller est au patin à roulettes d’antan. Facile
d’apprentissage (on se débrouille après une heure de cours), le snowblade se
pratique sans bâton comme le snowboard, sur piste (amples courbes) ou dans un
snowpark (figures sur les modules ou dans un half-pipe) .
- Le télémark : nouvelle glisse ? Eh oui, le grand ancêtre, oublié
dans les musées, s’offre un retentissant come-back. Style d’une vraie élégance
mais pratique d’une grande technicité : on négocie les virages, en pliant fortement
les genoux (l’arrière de la chaussure n’est pas fixé) pour placer le ski aval
très en avant du ski amont. Comptez quand même de longues heures d’entraînement
avant de réussir un loom (cercle parfait). Le télémark se pratique sur piste
comme en free-ride.
- Le skwal : hybride du surf et de l’éphémère monoski, inventé
à Val Cenis, en Maurienne (pour une fois pas par les Américains, tiens !). La
planche (longue d’1,70 m) est plus étroite que celle d’un snowboard et le skwaleur
descend face à la pente.
- Le kilomètre lancé : sur une piste toute droite et bien raide.
Pour les amateurs de sensations fortes (même si l’amateur ne passera pas les
200 km/h souvent franchis par les cadors de la discipline). À essayer une fois,
sur une piste spécialement aménagée (on vous prête casque et/ou skis) comme
aux Arcs ou à La Plagne.
- Le ski joëring : ou ski attelé. Très populaire dans les pays nordiques, cette discipline (un cheval tire sur le plat un skieur qui le dirige à l'aide d'une longue rêne) apparue dans les Alpes dès le début du siècle avait quasiment disparu. Si les premières courses ont eu lieu à Saint-Moritz en 1906, on peut désormais à nouveau s'y essayer dans plusieurs stations.
- Le kite-surf : ou kite-ski. La dernière née des nouvelles glisses.
On glisse tracté par un gigantesque cerf-volant.
Les autres sports d’hiver
- La raquette : ou le grand retour de la grande ancêtre ! Longtemps méconnue dans les Alpes, la raquette est l'activité qui connaît le plus fort développement depuis les années 1990.
- Le patin à glace : un grand classique, pas nécessairement alpin d'ailleurs. Pour l'anecdote, le patinage artistique a longtemps été le seul sport venu du froid à figurer au programme des J.O. d'été.
- La luge : le plus démocratique des sports d'hiver.
- Le bobsleigh : les indiens Micmacs glissaient sur un engin de bois recourbé à l'avant, appelé tobaakun. Importé en Europe, doté d'un volant, de freins, d'un carénage aujourd'hui digne d'une Formule 1, le tobaakun, devenu bobsleigh, est un des plus spectaculaires sport d'hiver. Véritablement impressionnant (on dégringole dans ce couloir de glace à plus de 80 km/h) mais sans danger : ce bob-là (appelé bob-raft) est guidé automatiquement et freine tout seul !
- Le curling : une vraie curiosité inventée (enfin, ils s'en vantent) par les Écossais au XVIe siècle sur les lacs gelés de Calédonie. Une sorte de pétanque sur glace (même si les pratiquants préfèrent rapprocher cette discipline du billard).
- Traîneaux à chiens : ramenés des solitudes nordiques par Paul-Émile Victor dans le Haut-Jura, les traîneaux à chiens ont aujourd'hui colonisé tous les massifs. Autre discipline : le ski-pulka, qui se pratique avec un seul chien et un petit traîneur manœuvré par un fondeur.