- Superficie : 1 220 000 km² (plus de deux fois la France).
- Population : 49 millions d’habitants (estimation 2012).
- Capitales : Pretoria (administrative), Cape Town (législative), Bloemfontein
(judiciaire).
- Régime : république parlementaire.
- Président de la République : Jacob Zuma (depuis mai 2009).
- Monnaie : le rand.
- Peuples et ethnies : 79 % de Noirs, 9 % de Blancs (Afrikaners et Blancs d'origine britannique), 8,9 % de métis (coloured people) et 2,5 % d'Indiens. La population noire est divisée en plusieurs ethnies : Zoulous, Xhosas, peuples Sothos du Nord et Vendas.
- Langues : 11 langues officielles, dont l'afrikaans, le zoulou et l'anglais. Et aussi le ndebele, le sotho, le swazi, le tswana, le venda, le xhosa (la plus parlée avec le zoulou).
- Symboles nationaux : la protea (fleur typique d’Afrique du Sud)
et le springbok, l’antilope.
- Croissance économique : environ 3,4 % (estimation 2011).
- Chômage : 25 % (estimation 2011).
- Population vivant sous le seuil de pauvreté : 60 % (estimation 2007) ; 34 % des Sud-Africains vivent avec moins de 2 US$ par jour.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les sites des hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et environs ; uKhalamba / parc du Drakensberg ; Robben Island ; le parc de la zone humide d'iSimangaliso ; les aires protégées de la région florale du Cap.
À l'échelle du continent, l'Afrique du Sud reste un géant économique, avec un PIB qui représente presque le quart du PIB du continent africain ! Le Gauteng (1,5 % du territoire) représente plus de 50 % du PIB du pays.
L'Afrique du Sud est dans une phase d'expansion et de conquête économique. Elle est présente sur tout le continent, tant en matière de programmes TV que de travaux publics.
Dans les années 1960 et 1970, l'Afrique du Sud blanche était riche. Elle bénéficiait d'une économie mondiale centrée sur les matières premières et ne faisait pas encore l'objet des sanctions et des boycotts de l'ONU. C'est durant ces années que la politique d'apartheid fut la plus dure, que les inégalités furent les plus marquées.
Le premier gouvernement démocratique a dû composer avec une population quasiment analphabète, ce qui explique en partie le taux de chômage autour de 40 % dans les townships. Afin de promouvoir les chances des plus déshérités de trouver un travail, les charges patronales ont été réduites à un niveau plancher.
Pour privilégier la paix sociale et garder de bonnes relations avec ses alliés étrangers, l'ANC s'est refusée lors de sa prise de pouvoir à nationaliser les grandes entreprises (mines notamment), toutes aux mains des Blancs.
Si la ségrégation raciale semble avoir cédé le pas, sur le plan économique, le fossé se creuse, et les plus déshérités restent encore largement en marge de la nouvelle société sud-africaine.
20 ans après la fin de l'apartheid, le bilan de la transition reste mitigé. Le tour de force réussi par Nelson Mandela est probablement à mettre le plus en avant, avec la naissance d'une nouvelle Afrique du Sud économiquement stable, l'émergence d'une classe moyenne noire, et la généralisation de la mixité raciale dans les écoles et administrations.
La majorité des grandes entreprises et des terres appartiennent toujours aux Blancs.
La partie la plus importante de la population sud-africaine qui vit sous le seuil de pauvreté est toujours majoritairement noire. Le gouvernement sud-africain a instauré un programme d'éradication de la pauvreté. Mais une certaine forme de « racisme social » perdure, qui provoque des tensions importantes. Les migrants sont ainsi régulièrement pris pour cible dans les townships. Ces émeutes xénophobes ont été à l'origine, en 2010, de déplacements importants de population.
Criminalité, corruption, pauvreté expliquent en partie la violence endémique en Afrique du Sud. Les femmes comptent parmi les premières victimes. Avec les viols, la politique de déni des autorités pendant des années est aussi en grande partie à l'origine du taux très élevé de séropositivité (près de 13 % de la population). Un vaste plan de dépistage a été lancé, ainsi qu'un programme de distribution d'antirétroviraux.
De nombreuses associations s'alarment enfin de la vague inquiétante de « viols correctifs », de mutilations d'une extrême violence, voire d'assassinats de femmes homosexuelles.
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