Culture et arts Afrique du Sud

Littérature

La littérature de tradition afrikaner et anglaise s’est largement inspirée de la lutte contre l’apartheid. Parmi les écrivains notoires, Nadine Gordimer, Breyten Breytenbach, J. M. Coetzee et André Brink. Leurs plumes décrivent admirablement la vie sous le régime ségrégationniste et le cheminement de la conscience blanche entre ignorance des faits, culpabilité et parfois engagement dans la lutte pour l’égalité.
De nombreux freedom fighters (résistants) firent du verbe leur arme principale, dispersant aux quatre vents l'écho de la souffrance de leur peuple.
Enfin, il existe une littérature zouloue, une littérature sotho, etc.

- Nadine Gordimer (1923-2014) : Prix Nobel de littérature en 1991, elle fut l'archétype de l'écrivain sud-africain engagé contre l'apartheid. Elle publia vers son premier roman en 1953. Pour elle, les Sud-Africains qui écrivent en anglais ne sont pas des Anglais, mais bien des Sud-Africains, avec leurs passions, leurs névroses et un style bien à eux. Elle ne s'est jamais exilée, même au pire moment de la violence. Engagée dans le combat contre le système racial, longtemps membre de l'ANC, elle fit de sa plume son arme, devenant la « bête noire » de la censure.

- Breyten Breytenbach (né en 1939) : fuyant le régime d'apartheid, il s'exila à Paris en 1961, et, lors d'un voyage clandestin en Afrique du Sud en 1975, fut condamné à 9 ans de prison pour des raisons politiques. Il vit à présent entre l'Afrique du Sud, la France et l'Espagne et écrit en afrikaans.
Pour de nombreux artistes de sa génération, Breytenbach reste une figure emblématique et respectable de l'écrivain fidèle à ses idées, qui alla jusqu'au bout de son engagement. Il a écrit des recueils de poésie, des essais, des romans et des récits autobiographiques.

- André Brink (1935-2015) : né dans une famille traditionnelle d'Afrikaners, il grandit en plein régime d'apartheid, bercé par des idées bien-pensantes et calvinistes. Il part étudier à Paris pendant 2 ans, et ses certitudes morales s'effondrent en mars 1960 au moment du massacre de Sharpeville. Retour en Afrique du Sud, puis intermède Mai 1968 à Paris de nouveau.
En 1974, son roman Au plus noir de la nuit est interdit pour « pornographie » (comprendre qu'y est racontée l'histoire d'une liaison entre un acteur noir et une femme blanche). Il a publié en afrikaans une quarantaine de livres. Un de ses derniers romans, L'Amour et l'Oubli, sorte d'autobiographie amoureuse déguisée en roman, retrace 50 ans d'histoire sentimentale et politique.

- John Maxwell Coetzee (né en 1940) : Prix Nobel de littérature en 2003, né au Cap, il étudia la littérature anglo-saxonne aux États-Unis, puis revint au Cap où il enseigna à l'université. Il a commencé sa carrière de romancier en 1977 avec Au cœur de ce pays. Le succès est venu avec En attendant les barbares, considéré comme une sorte de thriller politique dans la veine de Joseph Conrad.
Coetzee habite en Australie depuis 2002. Certains lecteurs le trouvent parfois déprimant. Une chose est sûre, il a décrit mieux que quiconque la psychose et les effets dévastateurs de l'apartheid sur les esprits.

Musique

De nombreux musiciens sud-africains sont connus internationalement, comme Johnny Clegg ou Myriam Makeba, mais beaucoup d'autres manquent d'un peu de reconnaissance internationale et la mériteraient pourtant :

- Abdullah Ibrahim (né en 1934) : autrefois connu sous le nom de Dollar Brand, grand pianiste de jazz, ex-protégé de Duke Ellington, il fut révélé en Europe. Une trentaine d'albums à son actif.

- Hugh Masekela : trompettiste auquel on doit le premier disque enregistré en Afrique du Sud et une vingtaine d'albums depuis. Ex-mari de Myriam Makeba, il s'est exilé après le massacre de Sharpville en 1960. Il oscille entre jazz, pop et world.

- Pops Mohamed : artiste de jazz multi-instrumentaliste. Il joue du piano, de la guitare, de la kora, du berimbau, du didgeridoo, etc. Surnommé le Ministre de la musique, il mêle aussi bien le jazz, la soul, la pop anglaise et les langues traditionnelles d'Afrique australe.

- Brenda Fassie : tragiquement décédée en 2004, à 39 ans, elle était surnommée The queen of african pop. Elle s'est d'abord inspirée de la musique soul noire-américaine. En anglais et en zoulou, son répertoire mêle la musique traditionnelle, le gospel et la pop.

- Ladysmith Black Mambazo : le groupe de Joseph Shabalala, chantre de la culture zouloue devenu depuis prof d'ethnologie à l'université du Natal, a reçu un tas de consécrations et de collaborations « audiovisuelles » (Stevie Wonder, George Clinton, Marlon Brando, Spike Lee, Eddie Murphy et même Mickael Jackson !). Sa participation à l'album Graceland, de Paul Simon, a permis une « redécouverte » de la musique sud-africaine.

- Les Mahotella Queens : elles mélangent depuis plus de 40 ans les musiques traditionnelles, le marabi (genre de jazz local) et le gospel en une sorte de soul festive et engagée.

- Sans oublier les Soul Brothers, qui développent depuis 1975 un mélange de musiques traditionnelles à la sauce Tamla Motown...

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