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Wal fadjri - 24 janvier 2007
L'après-Diamacoune ne s'annonce pas sous de bons auspices. Pour que leur mentor, Nkrumah Sané, s'installe à la présidence du Mfdc et contre le redéploiement de l'armée, César Atoute Badiate et ses hommes sont prêts à mettre la Casamance à feu et à sang. Dans cette optique, ordre a été donné aux étrangers de quitter le territoire de la région sud.
Va-t-on vers une reprise des hostilités entre l'armée et les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) ? Les derniers événements sur le terrain avec les accrochages répétés entre ces deux belligérants du conflit casamançais donnent pertinence à cette question qui taraude les esprits à Ziguinchor. Surtout que le maquis, en réaction à ce qu'il considère comme une agression, affiche une attitude va-t-en-guerre.
Et c'est à travers un communiqué signé par le commandant du front sud du Mfdc, César Attoute Badiatte, que la branche armée de la rébellion casamançaise a révélé sa volonté de s'opposer à l'armée sénégalaise qu'il considère comme une armée d'occupation. Après s'être indignée de l'attaque dont il est victime depuis le 18 janvier dernier de la part de l'armée, aidée par son homologue marocaine, le maquis du Mfdc rappelle que 'les Casamançais que nous sommes sont plus que jamais décidés à combattre ces troupes d'occupation'. Et il tient pour responsables le président de la République du Sénégal et le Roi du Maroc des conséquences qui découleront de cette guerre.
L'imminence de la réaction d'Atika pousse aujourd'hui le maquis à 'inviter tous les étrangers de toutes nationalités confondues de quitter par mesure de sécurité la Casamance'. Car, soutiennent ses responsables, 'nous sommes plus que jamais déterminés à combattre ces troupes d'occupation'. Pour l'aile combattante du mouvement séparatiste casamançais, les actes posés depuis un certain temps par le gouvernement du Sénégal ne sont pas de nature à encourager le retour de la paix. Et César Attoute Badiatte de citer l'intervention de l'armée dans la zone de Baraka-Banao, 'sous prétexte qu'elle démine la zone'.
Les accrochages nés de cette différence d'appréciation entre l'armée qui accuse Atika de harcèlement et le maquis qui dénonce 'l'agression', ont fait des morts et des dizaines de blessés. Pour Atika, si l'Etat du Sénégal veut la paix, il n'a qu'à se retirer de la zone. Les autorités sénégalaises sont aussi invitées à cesser de présenter Jean Marie François Biagui comme le secrétaire général du Mouvement des forces démocratiques de Casamance.
Cela, aux yeux du maquis, constitue une 'provocation de guerre'. Pour César Attoute Badiatte, 'il n'est pas du devoir du Sénégal de choisir au Mfdc ses responsables'. Le maquis, de l'avis du commandant en chef du front sud du Mfdc, 'est et restera fidèle à la hiérarchie établie depuis les assises de 1991 au Cap-Skirring'. Une rencontre au cours de laquelle l'abbé Augustin Diamacoune Senghor avait été élu secrétaire général du mouvement avec Mamadou Nkrumah Sané comme adjoint. Par conséquent, interprète-t-il, 'si l'abbé Diamacoune meurt, son poste revient de droit à Nkrumah Sané'. C'est pourquoi, conclut le communiqué, 'le maquis donne les pleins pouvoirs du Mfdc à Mamadou Nkrumah Sané, et lui demande d'assumer pleinement le rôle de secrétaire général du mouvement jusqu'à l'indépendance totale de la Casamance'.
Ce n'est peut être pas la vérité, mais peut être qu'une infime partie est réelle...
Encore une fois, ce n'est qu'un avis parmi d'autres, et juste un conseil de précaution pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent se rendre dans cette région...
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