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Bonjour à toutes et à tou,
Bonjour à Michel H,
Ne pas partager une analyse et l’exprimer sur un forum ou ailleurs est un droit que nul ne saurait réfuter à quiconque : loin de moi l’idée de vous le contester..
C’est le sacro-saint droit d’expression, cet ultime droit qui devrait être consenti à chaque humain ; a fortiori quand il a tout perdu. Mais il y a, comme en chaque chose, la mesure et la manière de formuler une analyse, une remarque, voire une critique quelque peu dérisoire ; ceci s’appelle l’éducation, celle que l’on a reçue et que l’on restitue plus tard et plus ou moins bien.
La décence et le minimum de courtoisie ne vous autorisent pas, mon cher monsieur, à tenter de tourner en dérision ce que j’ai vu, vécu et exprimé dans mes écrits.
Ce n’est pas comme vous le prétendez une « jolie carte postale » !!!, Apprenez à lire, mais aussi à lire entre les lignes ou changez de lunettes.
Relisez le contenu de votre message initial et vous comprendrez, peut-être, ce dont je veux parler et, de grâce, faites moi le plaisir de ne pas transformer mes écrits. Je n'ai point décrié Marrakech quant à son histoire et sur ses apports, je considère que cette belle ville d'antan est devenue une image édulcorée qui ne traduit que très partiellement ce qu'est le Maroc profond.
Ceci étant dit, hormis le fait que vous ne pourriez « fréquenter » que les palaces de Marrakech je pense que nous avons vu le même Maroc. Par ailleurs, j’ai la conviction que nous n’en avons pas la même lecture et compréhension.
Pour cause, je suis né au Maroc, y ai vécu 17 années et j’y retourne toujours avec le même engouement et esprit de découverte.
Je ne conteste nullement le fait qu’il y ait pauvreté au Maroc mais pour avoir vécu durant plus de 30 années dans 8 pays différents de l’Afrique francophone j’ai appris à établir des comparaisons mais aussi à me méfier des apparences parfois trompeuses.
Mon père fut durant plus de 20 années l’un des spécialistes de la lutte contre les épidémies de peste et de typhus qui décimaient les populations marocaines. Les campagnes de vaccinations l’ont amené à sillonner le Maroc du nord au sud et d’est en ouest ; passant de ville en ville et de village en village, le sud et l’Atlas tout comme les divers dialectes berbères et les traditions locales n’avaient plus de secret pour lui.
Outre le fait qu’il m’a fait comprendre ce que pauvreté et dignité voulaient dire, il m’a imposé aussi certaines obligations qui furent celles de pratiquer le dialecte marocain et d’apprendre l’arabe classique, de lire une traduction en langue française des versets «d’Al Kurrän » (que j’ai conservée depuis) qui est un guide quotidien du croyant musulman, de respecter la religion musulmane et de ne pas faire d’amalgame par trop facile, enfin de m’imprégner de la poésie arabe et de ses subtilités….
J’ai aussi appris de lui qu’il est des sujets bien trop complexes, comme la religion la pauvreté, les traditions locales pour s’autoriser à en débattre sans certaines précautions préalables afin de ne pas livrer une image tronquée des réalités voire de ne pas verser dans le « politicard » importé de l’étranger.
Contrairement à votre affirmation que je cite « Certes le Maroc revient de loin », ce pays ne revient pas de loin en ce sens que les monarques chérifiens qui se sont succédés depuis l’indépendance ont apporté leurs pierres à la construction du Maroc et non à sa reconstruction.
Cela s’est fait et continue de se faire au rythme du pays et de ses populations, souvent en réduisant au silence certains potentats locaux sans que cela se sache ; sans que publicité en soit faite.
Marocains et Marocaines qui vivent aujourd’hui dans le pays vous diront les grands espoirs qu’ils fondent en leur jeune roi Mohamed VI. Sachant s’entourer de conseillers à la hauteur de leurs responsabilités (tout en licenciant les autres...), le jeune monarque chérifien, qui est sans cesse présent dans l’une ou l’autre région du pays, a entrepris de grandes réformes de fond et n’hésite pas à bousculer certaines « mauvaises habitudes » instaurées.
Par ailleurs, vous regrettez que l’on ne parle pas assez de la pauvreté au Maroc ?
Fort bien, c’est tout à fait votre droit.
Prenez donc votre courage à deux mains et « pondez-nous » un texte sur ce sujet mais ne vous limitez pas à la critique, dites-nous ce qu’il conviendrait de faire.
Serviteur.
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