Posté par kikijakes le vendredi 18 août 2006 à 18:57
Oui tout a fait d’accord.
L’île n’est pas extensible. Je l’ai connue il y a 25 ans, sauvage, paisible, le temps n’avait plus d’importance.
Les propriétaires de terrains, îliens ou non étaient très attachés à cette vie en décalage complet avec le continent, comme on dit là-bas.
Je vis à 3 km de la mer au Pays Basque, alors je n’attends pas l’île d’Oléron pour profiter du potentiel « marin ».
Si j’y vais régulièrement, c’est pour y trouver une autre manière de vivre. C’est vraiment dépaysant.
Et j’ai bien peur que notre société moderne ne soit entrain de briser ce qui reste encore de magique.
Alors, faut-il intégrer l’île dans l’esprit continental ?
On y fait tout pour que le touriste y soit comme chez lui et y trouve toutes les commodités.
Cela peut se comprendre ailleurs où un peu plus ou un peu moins…
Le mobil home attire du monde et bientôt (déjà ?) il y aura bousculade. Il y a de quoi écrire des livres sur cette « évolution ».
Tout le monde est responsable. Les élus bien sûr mais aussi les îliens qui participent à leur propre destruction en ne voyant que le gain immédiat.
Ils ont des idées plein la tête pour « développer » le réceptif. Les mêmes idées qu’ont eues les promoteurs de la côte d’Azur il y a quelques décennies. Il n’y a qu’à voir le résultat. Mais que faire ? A priori tout le monde a le droit d’y aller.
Pour les propriétaires de terrains la règle était stricte par le passé. Viabilisation des plus restreintes, on allait chercher l’eau dans des bidons au village, on se douchait avec des douchettes derrière un rideau tendu entre deux arbres, pas de WC… Beaucoup vivent encore comme ça !
On a fait des pistes cyclables un peu partout, ce qui attire les touristes qui font du vélo huit jours par an et dont certains empruntent quand même les routes.
Ils sont de véritables dangers dans les villes et bloque la circulation automobile. Qui est elle-même excessive et bien sûr j’en fais partie même si je limite les déplacements. Il faut bien bouger.
Pour conclure que je n’ai pas la solution et qu’on va droit dans le mur.
Que veut-on faire de l’île d’Oléron ?
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