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Paru dans le Journal La Presse ce matin
"Mais qu’est-ce qui cloche au Québec? À peu près tout, comme le montre un coup d’œil détaillé aux sept critères :
> Impôts sur le revenu des sociétés Voilà le seul atout du Québec. Le taux est le plus bas de toutes les provinces. Mais dans tous les autres domaines, le Québec traine tellement la patte qu’il arrive à torpiller cet avantage concurrentiel
> Finances publiques On mesure ici l’ampleur des déficits (ou surplus des 5 dernières années) des dépenses publiques en pourcentage du PIB, l’importance du service de la dette. Le Québec arrive en 9ième place, juste seulement devant l’Ile du Prince Édouard.
> Impôt des particuliers Avec une note de 2.5, le Québec arrive en avant-dernière place, à égalité avec la Nouvelle-Écosse. La dernière place revient à Terre-Neuve.
> Qualité des infrastructures On mesure ici la densité des réseaux ferroviaires et routiers, le trafic transfrontalier ainsi que l’activité portuaire et aéroportuaire. Le Québec se classe en septième rang, mais cela n’a rien de brillant quand on sait qu’il ne réussit qu’a dépasser le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et l’Ile du Prince Édouard.
> Taxe sur le capital C’est évidemment l’un des principaux freins à l’investissement. Après la Saskatchewan, c’est au Québec que la taxe sur le capital est la plus élevée, ce qui vaut au Québec l’avant-dernière place.
> Marché du travail Les auteurs comparent ici la réglementation en fonction de sous-critères comme les lois entourant les conflits de travail et les accréditations syndicales. Le Québec arrive bon dernier à ce chapitre.
> Réglementation On utilise la mesure du coût de la réglementation en pourcentage du PIB. Les Québécois sont les citoyens les plus bureaucratisés au Canada, ce qui leur vaut une autre dixième place au classement.
Le cancre de la classe sur presque toute la ligne! Voilà en gros le bilan de la catastrophe nommée Québec! La solution est évidemment politique. Facile à dire, plus difficile à faire. Au pays du Québec, où rien ne doit mourir et rien ne doit changer, la moindre petite réformette déclenche une véritable levée de boucliers. Nos dépenses publiques, notre endettement, notre bureaucratie et la rigidité de nos lois du travail sont des « choix de société », dit-on chez les bien-pensants. Continuons comme cela et il faudra davantage parler de suicide collectif"
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