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Road trip d'un mois en Europe du Nord

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Dernière activité le 31/07/2017 à 15:46

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Van2805
Le 11 juillet 2017

En voilà une grande aventure ! Au départ, une idée un peu folle : celle de rejoindre Saint Petersburg en voiture depuis Paris. Une idée lancée en l’air, comme ça, un soir de février et qui finalement, après avoir fait son petit bonhomme de chemin, a fini par se concrétiser !


   

Enfin, pas tout à fait… Car de Saint Petersburg nous ne verrons jamais rien. De la Russie non plus d’ailleurs, puisqu’au final, nous lui avons préférée les pays scandinaves. Les raisons de ce choix sont multiples : un visa compliqué à obtenir, des routes dangereuses et surtout des relations politiques compliquées entre la France et la Russie…


15 août : le grand départ


Tous les bagages sont dans le coffre, le chat est chez maman et la liste des affaires à ne pas oublier a été validée. Nous avons tant rêvé de ce moment où l’on quitterait notre parking parisien direction Helsinki et nous y voilà ! A bord de notre petite 208 (qui vivra, elle aussi, bien des péripéties), nous sommes en route pour notre première étape : l’Allemagne. Nous avons prévu d’arriver à Baden Baden dans l’après-midi et de dormir à Stuttgart avant de reprendre la route le lendemain pour Munich. Mais voilà, le problème avec les programmes trop bien ficelés, c’est que l’on arrive rarement à les tenir, surtout quand on est tête en l’air. Arrivés aux alentours de Reims (après 150km), nous nous arrêtons sur l’autoroute pour manger un morceau avant de filer vers la Germanie… quand tout d’un coup, le flash !!



Moi :  » Dis moi, tu as bien pris les papiers de la voiture ? (une pochette dans laquelle se trouvent lesdits papiers, l’assurance, les permis de conduire et nos cartes d’identité. Ben oui, sinon c’est pas drôle…) »


Doudou (mon compagnon de route) : « Heeuuuu… non et toi ? »



Et merde…


On avait pourtant validé la liste des choses à ne pas oublier non ?


C’est donc après un retour à Paris et un second départ que nous arrivons à Stuttgart vers 22h. Inutile de dire qu’une partie du trajet s’est fait dans le plus grand silence et que, bien entendu, nous n’avons pas fait escale à Baden Baden. :)


Touristiquement parlant, Stuttgart, n’est pas vraiment attractive et sa vie nocturne est très limitée (ou alors nous n’avons pas cherché où il fallait). Nous dénichons un petit restaurant greco-germanique qui accepte de nous servir un repas rapide à base de tarama et de pomme de terre (??!) avant de regagner notre hôtel. Demain sera un autre jour !



16 août : Stuttgart -> Munich


Ce matin, il pleut ! On ne le sait pas encore mais malgré notre choix de partir en août, la pluie nous accompagnera tout au long de notre périple et reviendra quand même, un peu trop souvent ! Enfin, qu’à cela ne tienne, on ne va pas se laisser faire par 3 gouttes. Nous nous levons de bonne heure pour visiter la vieille ville de la capitale du Land de Bade Wurtemberg. Doudou est un peu malade depuis notre départ mais nous sommes bien couverts. Il n’y a pas grand-chose à voir à Stuttgart, mises à part la place principale, la Schlossplatz, avec ses deux châteaux (le nouveau et l’ancien) et la Schillerplatz, où l’on peut observer la Fruchtkasten, la plus vieille maison de la ville et l’église Stiftskirche, qui mérite un petit détour également.


Bon, oui, c’est vrai… à Stuttgart il y a aussi (et surtout diront certains) les musées Porsche et Mercedes Benz, véritables attractions locales ! Les guides tourstiques ne tarissent pas d’éloges sur ces deux musées, mais nous les voitures…


Road trip d'un mois en Europe du Nord - Van2805

Nous quittons Stuttgart en fin de matinée pour rejoindre Munich en faisant une petite escale au château de Hohenzollern (à 50km au sud de Stuttgart). La route est splendide. Nous traversons des collines et des forêts, des prairies et des vallées. La brume ajoute un côté magique aux paysages, mais voilà, une fois sur place, le château, érigé en haut d’un mont reste aussi invisible que le monstre du Loch Ness. Nous garons la voiture sur le parking en contrebas et grimpons jusqu’à l’édifice. Peu connu, le château de Hohenzollern accueille tout de même 300.000 visiteurs par an. Il faut dire que quand il nous apparaît enfin, on comprend pourquoi. A mi-chemin entre un château écossais et un château de conte de fées, le grand concurrent du célèbre château de Neuschwanstein en met plein la vue.


Après la visite nous reprenons la route bavaroise vers Munich où nous arrivons en fin d’après-midi, après un crochet par la tristement célèbre ville de Dachau.



Quelques mots sur Dachau…


Dachau, avec son château et sa fête foraine, est une bien jolie petite ville. A première vue, rien ne laisse à penser qu’il y a encore quelques dizaines d’années, cette petite bourgade proche de Munich était le théâtre des pires horreurs que l’histoire ait connues. Car Dachau est surtout et malheureusement célèbre pour son camp de concentration. Si vous souhaitez le visiter, assurez-vous que votre GPS fonctionne, car rien dans la ville n’indique sa position. En effet, même si le devoir de mémoire oblige l’Etat allemand à garder et entretenir ces lieux, ils ne font pas pour autant leur fierté. 


Le camp de Dachau est le premier camp de concentration construit par les nazis, quelques semaines à peine après l’élection d’Adolf Hitler, en 1933. Il restera en activité pendant 12 ans.


Vous pouvez, évidemment, visiter le Mémorial qui est ouvert tous les jours de 9h à 17h et est, bien sûr, gratuit. Attention, visite pas drôle du tout, du tout… du tout !


Toutes les infos ICI



Doudou est de plus en plus malade, mais il tient bon et quoi de plus réconfortant qu’un bon repas accompagné d’une grosse bière allemande ?



Bon plan : Où manger un bon repas Munichois ? Plus qu’une brasserie traditionnelle, la Hofbrauhaus est une véritable institution à Munich. Fondée en 1589, elle peut accueillir jusqu’à 5000 personnes chaque soir. Convivialité, chopes d’1 litre et plats à base de cochon garantis ! Et en plus, c’est pas cher :)



 


17 août : Munich


Aujourd’hui, pour changer, le temps est gris et humide. Ce qui n’est pas fait pour arranger la santé de Doudou qui est de plus en plus malade. Après un détour par la pharmacie, nous partons visiter le centre de Munich. Nous avions déjà visité cette ville séparément quelques années auparavant, mais quel plaisir de la retrouver. La visite commence par le cœur du cœur, la Marienplatz. S’il ne fallait voir qu’un seul endroit à Munich, ce serait sans conteste cette place emblématique. L’incontournable Hôtel de ville qui se prend en photo de l’extérieur et se visite de l’intérieur. J’insiste sur la visite, car le bâtiment est ABSOLUMENT  à explorer : fabulous !



Bon plan : La vue depuis le carillon de l’Hôtel de Ville est splendide mais moins que celle qui s’offre à nous depuis la Peterkirche située en face et qui permet d’embrasser d’un seul regard la place, le nouvel et l’ancien Hôtels de ville et la Frauenkiche, autrement appelée Notre-Dame de Munich (cf. photo ci-dessous).



La seule visite de cette place peut prendre une bonne partie de la journée, mais la santé de Doudou nous oblige à ralentir le rythme et face à sa fatigue et ses problèmes respiratoires de plus en plus inquiétants nous nous rendons chez un médecin. Diagnostic : bronchite asthmatiforme ! Autant dire, qu’on s’est drôlement fait enguirlandé par le toubib de ne pas être venus plus tôt… Mais bon au final tout va bien, et c’est armé d’un vaporisateur de ventoline que nous repartons pour de nouvelles aventures. Enfin pas tout de suite, d’abord une bonne nuit de sommeil réparatrice !



Bon à savoir : Se garer à Munich est une véritable plaie. Déjà il y a peu de places, ensuite elles sont pratiquement toutes limitées dans le temps (genre 2h pas plus) et enfin le stationnement coûte la peau des fesses ! Préférez les transports en commun. D’autant plus que la ville est très bien desservie de ce côté-là.



Road trip d'un mois en Europe du Nord - Van2805


18 août : Munich -> Prague


Ce matin, la santé de Doudou va beaucoup mieux et Ô miracle, le soleil est de la partie. Nous en profitons donc pour flâner dans les rues munichoises avant de prendre la route direction la République Tchèque. Lors de mon précédant voyage à Munich, j’avais eu la chance de visiter le Deutches Museum. Ce musée m’avait enthousiasmé, si bien que je voulais absolument y emmener Dom. Mais voilà, ma visite avait eu lieu en février, en dehors des vacances scolaires alors même qu’il neigeait sur la capitale bavaroise et là nous sommes en plein mois d’août. Résultat : une queue interminable et 3h d’attente minimum et autant pour visiter le musée… Après quelques minutes d’hésitation, nous rebroussons chemin en nous promettant de revenir un jour à Munich pour le visiter (cela dit si vous en avez l’occasion, ne passez pas à côté de ce superbe musée).


Pas grave, nous avons une autre idée ! A la place nous prenons la route direction la charmante petite ville de Freising, et sa brasserie Weihenstephan célèbre pour brasser la plus vieille bière d’Allemagne. Attention, la brasserie n’est pas facile à trouver. Après un bon repas, accompagnée d’une… bonne chope de bière, nous prenons la route vers notre prochaine destination : Prague.



Rouler en Allemagne, le bonheur !


Contrairement aux idées reçues, il y a bien des limitations de vitesse sur les autoroutes allemandes. Seules quelques portions situées entre deux sorties éloignées l’une de l’autre offrent la possibilité aux fous du volant d’appuyer sur le champignon sans avoir peur de se faire flasher. Et je l’avoue, la tentation est forte. Il faut dire que les allemands sont un modèle de respect sur les routes… Vous voulez vous déporter car le camion devant vous ne roule pas assez vite, mais une voiture arrive à toute berzingue dans votre rétroviseur gauche ? Pas de soucis, ce n’est pas à vous d’attendre que ladite voiture vous dépasse, c’est elle qui va ralentir pour vous laisser passer. Oui, car elle avait déjà vu au loin que vous alliez vous retrouver en difficulté et elle avait déjà commencé à ralentir alors que vous n’aviez même pas encore mis votre clignotant ! Je sais, ça fait rêver… D’ailleurs on a du mal à le croire au début et pourtant, jamais un coup de phares, jamais un coup de klaxon, priorité à celui qui roule moins vite… Si bien que sans s’en rendre compte on peut se retrouve à rouler à 200 km/h. Bon cette mentalité exceptionnelle est particulièrement vraie dans le sud de l’Allemagne. Dans le nord, ils sont déjà plus sanguins ! 


Inutile de dire qu’en France nous aurions bien des progrès à faire en termes de comportement si nous voulions un jour espérer rouler sans limitation de vitesse.




19 et 20 août : Prague


Nous avions tant entendu parler de la capitale Tchèque… De sa vieille ville, de sa gastronomie, de son fameux pont Charles, de ses innombrables monuments et de sa douceur de vivre que nous avions décidé d’y passé 3 nuits. la plus longue escale de tout notre périple. « Une ville magique », qu’on nous avait dit, « pleine de charme et romantique », et enfin, nous y étions.


Pendant 3 jours, nous avons donc arpenté les rues de Prague. La place et les petites ruelles de la vieille ville, l’Hôtel de ville et sa fameuse horloge astronomique, le quartier juif, le pont Charles, le Mala Strana, le château royal, les églises et cathédrales, la Place Venceslas, le musée de communisme, tout y est passé ! Nous avons flâné dans les rues du Stare Mesto, nous avons fait du lèche vitrine, goûté les spécialités locales, visités des coins moins touristiques, tenté de nous imprégner de l’ambiance locale, mais au final, force a été de constater que nous n’avons jamais vraiment réussi à apprécier cette ville.


Alors oui, je vois d’ici vos gros yeux ronds ! « WHAT ?!! z’avez pas aimé Prague ? IM-POS-SI-BLE !! » Et pourtant… Bon, en vérité, je ne peux pas dire que je n’ai « pas aimé » Prague, mais j’ai trouvé que :



  • Les monuments / bâtiments étaient relativement sales. C’est ce qui m’a le plus choqué,

  • Bien que manifestement très belle, la ville manque de charme et ressemble à un énorme piège à touristes avec ses centaines de boutiques vendant de l’Absinthe et ses salons de massages asiatiques plus que louches à tous les coins de rues,

  • Il ne s’agit pas d’une ville « romantique », mais plutôt d’une ville pour « faire la fête », boire et bien manger,

  • la visite de certains lieux était sans grand intérêt, comme l’intérieur du château par exemple,

  • Enfin, et là, il s’agit plutôt d’un conseil, le mois d’août n’est pas une bonne période pour visiter Prague, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup… beaucoup trop de monde !



Mais j’ai aussi aimé beaucoup de choses. Déjà, il faut reconnaître que Prague est une ville musée très esthétique et très photogénique, que l’on y mange bien et que certains monuments ou sites sont carrément à couper le souffle. Je pense par exemple à la cathédrale St Guy, à la vue sur le château depuis le Pont Charles, que ce soit de jour ou de nuit, ou encore à la place de la vieille ville dont l’harmonie globale n’a que peu d’égale dans le Monde. C’est tout de même une superbe capitale européenne.


Au final, il faut le reconnaître, Prague nous aura laissé un petit goût amer (celui de l’Absinthe peut-être :)), mais il ne s’agit là que d’un ressenti personnel qui pourrait probablement changer lors d’une visite prochaine à une période plus adaptée et dans un autre contexte. Qui sait ? ;)


C’est donc sans regret que nous quittons la capitale Tchèque, direction la Pologne.



Bon à savoir : Rouler sur les routes Tchèques n’est pas gratuit. A la frontière, il faut acheter une vignette à coller sur le pare-brise. Le prix dépend de la durée de votre séjour. Mais ce n’est pas bien cher.




21 août : Prague – Cracovie


Bon déjà entre l’Allemagne et la République Tchèque les routes s’étaient légèrement dégradées, mais la Pologne c’est encore un degré au-dessus (ou en dessous). Beaucoup de routes sont en travaux et alors que nous devrions rouler sur des voies rapides à 80 ou 90km/h, nous ne dépassons que rarement les 50km/h, quand nous ne sommes pas carrément à l’arrêt. Parfois, c’est vraiment la frustration totale ! Surtout quand au bout de 2h, on n’a même pas fait 100km. Mais c’est le jeu et nous avons la chance d’être deux à conduire.


Un peu avant d’arriver à notre prochaine destination, nous décidons de faire un détour par Auschwitz. Comme je l’explique dans l’article « Les camps d’Auschwitz : lieu de pèlerinage ou piège à touristes ?« , Auschwitz n’était pas vraiment dans nos plans, mais une fois à côté, nous avions eu envie de faire ce voyage dans le temps, nous avions ressenti ce besoin de voir l’impensable.




Lorsque nous arrivons à Cracovie, il fait déjà nuit et les 10h de route nous ont bien cassés ! Dodo !


22 et 23 août : Cracovie


Après une bonne nuit, nous nous levons de bonne heure pour visiter l’ancienne capitale polonaise : Cracovie.


J’aimerai commencer par dire que nous avons eu un véritable coup de cœur pour cette ville, pour sa beauté, son authenticité et la gentillesse de ses habitants.


Cracovie est l’une des plus anciennes villes du pays et est également l’ancienne capitale polonaise. En plus d’un centre ville classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, on y trouve 6 sites ou monuments historiques, des milliers d’œuvres d’art et une architecture qui s’est construite au fil des siècles et des périodes allant du gothique à la Renaissance. Autant dire qu’en arrivant à « Krakow », on ne met pas les pieds n’importe où !


Impossible de circuler dans la vieille ville en voiture. Nous garons donc la notre dans un parking public et nous entrons dans la vieille ville de Cracovie par la colline du Wawel. Ce qui marque immédiatement c’est le planty, cette ceinture verte remplaçant les anciens remparts, et bien sûr le château perché en haut de la colline. Nous commençons notre visite en empruntant la voie royale qui mène au cœur de la vieille ville, la Place du marché, considérée comme la plus grande place Médiévale d’Europe. Outre les dizaines de maisons de maître et de palais qui entourent la place on y trouve quelques-uns des plus beaux monuments de Pologne. En son centre s’élève la Halle aux draps, autre symbole de Cracovie avec le château, aujourd’hui reconvertie en marché artisanal. Si l’extérieur est beau, l’intérieur avec ses multiples arcades est renversant. Autre lieu important, la toute petite et très discrète église St. Adalbert datant Xème siècle. Elle se dressait donc là bien avant la Place du Marché.


Pour prendre de la hauteur et admirer la place sous un autre angle, nous grimpons au sommet de la Tour de l’ancien Hôtel de Ville, seul vestige de l’ancien bâtiment municipal, il ne vous en coûtera que quelques zlotys et un peu de courage. De là-haut, quel spectacle ! On embrasse d’un seul regard la magnifique architecture de Cracovie, mais aussi l’incroyable fourmillement de la place, ses commerces, ses artistes de rues, ses habitants se donnant rendez-vous au pied du Monument d’Adam Misckiewicz et surtout la Basilique Sainte-Marie. Assurément la plus belle vue de Cracovie !


La Place du Marché mérite que l’on prenne son temps. Nous y avons flâné plusieurs heures avant de nous engager dans les petites ruelles pavées aux alentours.


Voici deux lieux remarquables en dehors de la place :



  • A l’angle des rues ulica Jagiellońska et ulica Świętej Anny, se trouve le Collegium Maius, l’une des plus anciennes universités de Pologne où sont exposés les plus vieux globes terrestres du monde et des outils ayant appartenu à Copernic qui y étudiât à la fin du 15ème siècle (attention, heures d’ouverture aléatoires, penser à vérifier. Prix : 12 zlotys)

  • Au Nord de la ville en passant par la Place du Petit Marché se trouve la Barbacane, l’ancienne forteresse qui protégeait la Ville de Cracovie au Moyen-âge. Un monument remarquable et très bien conservé.


En milieu d’après-midi nous décidons de monter en haut de la colline du Wawel. Malheureusement la cathédrale est déjà fermée (elle ferme à 16h), nous nous rabattons sur le château.


Le lendemain, nous prenons la route direction La Mine de Sel de Wieliczka, située à 15km de Cracovie. Classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, cette mine est l’attraction la plus visitée en Pologne (ouvert tous les jours de 8h à 17h). La visite, d’environ 2h, est obligatoirement guidée et se fait en toutes les langues, même en français (plus chère : 79 zlotys, tarif familial : 220 zlotys – Site Officiel en Français). Soyons honnêtes, sauf si vous êtes claustrophobe, vous ne pouvez pas passer à côté de ce lieu magique !


A l’intérieur, la visite commence par la descente d’un escalier qui n’en finit pas. On espère secrètement que l’on n’aura pas à le remonter… (je laisse la surprise). La découverte se poursuit par la visite de différentes salles plus ou moins grandioses (jusqu’à 35m de hauteur). Tout est magnifique, bien éclairé et reconstitué. Le clou du spectacle arrive lorsque l’on rentre dans la « cathédrale » dont les murs sont couverts de véritables chefs d’œuvre sculptés à même le sel par des mineurs artistes. Une cathédrale ? Oui, oui, une cathédrale, même qu’on peut s’y marier !




Nous consacrons l’après-midi à la visite de Podgorze, le quartier juif de Cracovie. C’est ici que se trouve l’ancien ghetto dont il ne reste aujourd’hui qu’un pan de mur et l’usine d’Oskar Schindler, que l’on peut visiter (ouvert de 9h à 20h) et dans laquelle se trouve le musée de la seconde guerre mondiale de Cracovie (prix : 17 zlotys).



Ou manger ? Testés et approuvés ;)


L’incontournable polonais : le Bar Mleczny, (traduction le Bar à lait) une ancienne cantine soviétique en voie de disparition où l’on peut déguster toutes les spécialités polonaises pour deux fois rien. Quelques plats sont à seulement 1 zloty, c’est dire… Et en plus, c’est bon ! Adresse : Bar Mleczny « Pod Temida », situé sur la voie royale, au Grodzka 43 (Plan)


Pour diner le soir, un restaurant typique, touristique mais de qualité juste derrière la Place du Marché. La terrasse est très sympa en été et l’intérieur tout en bois est absolument magnifique ! Adresse : Restaurant Morskie Oko  situé plac Szczepański 8 (Plan)



C’est avec des étoiles plein les yeux que nous quittons l’ancienne capitale polonaise pour la nouvelle.


Le bon côté de la Pologne, c’est que ce n’est pas cher. Si bien que nous avons pu dormir au Hilton de Varsovie pour à peine 50€, la classe !!


 


24 août : Varsovie


Véritable théâtre des horreurs de la seconde guerre mondiale, Varsovie reste encore aujourd’hui, relativement peu attractive en termes de tourisme. Laissez-moi vous dire que c’est une erreur ! Déjà parce qu’il règne à Varsovie une douceur de vivre très plaisante et surtout parce que la capitale polonaise fait partie du clan très fermé des « villes-phœnix », qui ont su renaitre de leurs cendres. Presque entièrement détruite lors du soulèvement de Varsovie en 1944, elle n’a jamais cessé depuis de se développer. Pour la petite histoire, son centre historique, alors en ruines à la sortie de la guerre, a été reconstruit à l’identique par les habitants et si les mauvaises langues diront que cela manque de charme, je trouve, pour ma part, au contraire, qu’il n’en est que plus merveilleux et plus attachant. Ce travail commun exceptionnel vaut d’ailleurs à la vieille ville d’être inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1982.


Nous avons consacré la matinée et le début d’après-midi à sa visite. A l’entrée de la Vieille ville, la place du château, construite sur un promontoire offrant un panorama exceptionnel sur Varsovie, accueille les passants de la plus belle des façons. De forme triangulaire elle est bordée d’un côté par le château royal, reconstruit en 1970, d’un autre par des maisons traditionnelles colorées et enfin par l’église Sainte Anne, dans un esthétisme quasi parfait. C’est le point de départ de la voie royale. Longue de 4km, cette artère relie plusieurs bâtiments et monuments d’exception et mène jusqu’à la résidence d’été des monarques, le Wilanow. Hôtels particuliers, palais, églises, palais présidentiel, université, on en prend plein la vue !


L’autre lieu emblématique de Varsovie est la place du marché (Rynek) qui n’est autre que la place centrale de la vieille ville de Varsovie. Bordée de maisons bourgeoises elle est tout de même moins impressionnante que la place du marché de Cracovie, mais elle vaut tout de même le détour, au moins pour voir, en son centre, la statue de la sirène, symbole de Varsovie. Du Rynek, une rue mène à la Barbacane et à l’enceinte médiévale de la vieille ville. Cette reconstitution est une fois de plus remarquable. Avant de partir vers d’autres aventures, nous souhaitons tout de même voir de nos yeux vus le monument de l’insurrection de Varsovie, situé place Krasińskich, sur la bouche, où, pendant la guerre, les polonais fuyaient les allemands. Historique. Tragique. Fantastique.


Nous avons ADORE la Pologne et nous y retournerons avec plaisir, mais nous devons prendre la route, direction la Lituanie.


Après de nombreuses heures sur les routes polonaises constamment en travaux et un détour pour éviter de passer par la Biélorussie, nous arrivons enfin le soir à Vilnius.


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Varsovie


 


25 et 26 août : Vilnius


Voici une étape importante de notre voyage : les pays Baltes. Ces trois petits pays, à « l’autre bout de l’Europe » et issus de l’éclatement de l’URSS il n’y a même pas 30 ans, sont surtout connus pour leurs très belles capitales, toutes trois classées au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Très abordables et bénéficiant de l’attrait des européens de l’ouest pour cette Europe de l’est qui est si longtemps restée fermée à l’occident, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie sont les nouvelles destinations à la mode.


Cette 11ème journée sera donc consacrée à la découverte de Vilnius et plus précisément à la découverte du centre médiéval. Souvent jugée comme la moins agréable des trois capitales Baltes, Vilnius nous a pourtant vraiment emballés ! Il y a beaucoup de choses à voir à Vilnius et c’est typiquement le genre de ville dans laquelle on peut se perdre et être certain de voir quand même de belles choses.


A voir : la place centrale de la ville avec son impressionnante cathédrale, autrement appelée la basilique Saint Stanislas, of course. La tour de Gediminas, vestige de l’ancien château fort, qui demande un petit effort pour y monter mais qui offre un superbe panorama sur la ville, le Palais présidentiel, la Porte de l’aurore, l’église Sainte-Anne devant laquelle notre cher Napoléon serait tombé en admiration, La Tour de télévision de Vilnius, haute de plus de 300m  et surtout connue pour avoir joué un rôle dans la révolte des lituaniens contre le régime soviétique en 1991, les églises orthodoxes qui renferment souvent des trésors aussi magnifiques que les églises chrétiennes, ou encore, le musée des victimes du génocide soviétique, situé dans l’ancien siège du KGB. Il n’est pas ouvert tous les jours, mais je conseille vivement de visiter ce lieu de mémoire pour se rendre compte de l’horreur qu’ont vécus les pays de l’est à l’ère communiste. Rien n’est épargné aux visiteurs : les conditions de vie précaires des populations, la prison du KGB avec des cellules si petites qu’elles obligeaient les prisonniers à rester debout pendant des heures, voire des jours, ou encore, la salle d’exécution où des personnes, souvent arrêtées au hasard, sur dénonciation ou sous un prétexte ridicule étaient assassinées… D’ailleurs, ce qui frappe immédiatement en Lituanie et dans l’ensemble des pays Baltes, c’est ce contraste entre une ville magnifique, propre, accueillante et les stigmates du communisme encore bien présents ici et là et dans les esprits. Impossible donc de passer à côté de ce musée si l’on veut bien comprendre l’histoire du pays.



Bon à savoir : Situé dans les anciens locaux du KGB, le musée des victimes du génocide soviétique est ouvert du mercredi au samedi de 10h à 18h et le dimanche de 10h à 17h. Il vous en coûtera 4€ par personne pour être plongé dans l’horreur soviétique. Voir le site internet



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Vilnius

Après cette dernière visite quelque peu déprimante, nous prenons la route direction Riga en Lettonie. Malgré une circulation toujours difficile, surtout due aux travaux perpétuels sur les routes, nous faisons quelques haltes. Nous nous rendons notamment à Kernavé, l’un des sites archéologiques les plus célèbres du pays et classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Notre guide nous indique la présence d’un Kolkhose sur place, mais nous ne le trouverons jamais. Nous nous arrêtons également dans la petite ville de Trakai, célèbre pour son château médiéval, que nous visiterons. En fin d’après-midi nous nous arrêtons une dernière fois au château de Rundale, situé en Lettonie, juste après la frontière. A cette heure tardive le château est fermé, mais nous avons tout de même accès au parc et nous pouvons admirer le château au coucher du soleil, simplement magnifique !


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Château de Rundale


 




Bon à savoir : Si vous avez un accident de voiture dans les pays Baltes, seul un policier peut remplir un constat. Il faut donc appeler la police au 110 (ou la police touristique au 67181818 (anglais, français)) Là-bas, tous les policiers parlent relativement bien anglais et ont l’air très honnêtes– Tous les détails ICI



27 août : Riga… ou plutôt, comment gérer la situation après un accident de voiture


Alors que nous avions prévu de visiter Riga et de profiter de cette magnifique ville, ce matin nous avons d’autres préoccupations. L’urgence est d’amener la voiture dans un garage pour voir s’il y a beaucoup de dégâts. La veille nous avons pu rentrer sans soucis, mais nous ne sommes pas experts en la matière. Nous trouvons donc un garage Peugeot, en espérant qu’ils seront plus aptes à réparer la voiture rapidement. De la réponse du garagiste dépendra la suite de notre voyage. Pour nous le problème principal c’est le phare. L’ampoule fonctionne toujours, mais le plastique a volée en éclats. Nous voudrions simplement qu’ils nous le changent, même si cela doit prendre plusieurs jours, ce n’est pas grave nous nous adapterons… Mais voilà, la réponse du garagiste n’est pas du tout encourageante. Déjà, il n’a pas la pièce. Bon… il faudrait la commander et il y en aurait pour 3 semaines. Ha !! Mais surtout il ne peut pas juste changer le phare car la carrosserie est trop abimée. Selon lui il va regarder, mais nous ne devrions pas reprendre la route. Nous devrions appeler l’assurance et nous faire rapatrier. Alors là je ne suis pas d’accord ! La voiture roule, elle ne fait pas de bruit bizarre, on ne va quand même pas abandonner alors que l’on n’est même pas arrivés à la moitié, que l’on n’est même pas arrivés jusqu’à Helsinki ! Et justement… comment imaginer reprendre la route alors qu’il nous reste plus de la moitié ? Des milliers de kilomètres…? Nous lui demandons tout de même de vérifier si le moteur ou un autre élément important a été touché et de mettre un petit coup de marteau dans la carrosserie pour pouvoir rouvrir la porte côté passager. Nous appelons un taxi et parce que nous sommes impuissants à ce moment-là, nous décidons d’aller tout de même visiter Riga. Très sincèrement entre une assurance injoignable, des messages sur Twitter pour les insulter, des coups de fil à nos parents et une bonne dizaine de discussions sur la suite de notre périple nous n’avons pas vu grand-chose de la capitale lettonne malheureusement, qui avait cependant, l’air très jolie. Dans l’après-midi nous allons récupérer notre voiture. Elle n’est toujours pas jolie à voir mais la portière s’ouvre à nouveau et selon le garagiste, elle n’a rien de grave. Cependant, il nous déconseille tout de même de reprendre la route… Nous rentrons à l’hôtel et nous nous posons pour la première fois pour vraiment réfléchir à la situation. Constats : La voiture roule et si on a un problème dans 10, 100 ou 1000km, l’assurance nous prendra en charge et nous aurons le droit au rapatriement, mais surtout nous n’avons pas envie d’abandonner, on a envie d’aller jusqu’au bout de ce périple. Résultat : Après pas mal de tergiversations, nous tombons d’accord sur le fait que cet accident est juste une aventure dans l’aventure et nous décidons de reprendre la route. Notre voiture a un bel œil au beurre noir, et nous verrons bien si elle tient la route. Le risque nous l’avons pris deux semaines plus tôt en parant de la maison en décidant de vivre ce périple. Nous passons au Castorama local pour acheter du chatterton et des pochettes en plastique transparent pour faire un pansement à titine et nous rentrons dormir après cette journée épuisante.


Finalement, nous n’avons pas grand-chose à dire sur la ville de Riga, si ce n’est que ça avait l’air très joli :(


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Riga


 


28 et 29 août : Tallinn


Après ces mésaventures, nous n’avons qu’une envie : quitter Riga ! D’autant plus que ce matin, je me suis ouvert le crâne par accident et je pisse le sang (ce n’est pas grave, mais la tête, ça saigne fort). Nous déclinons la proposition de la responsable de l’hôtel d’appeler un médecin, nous acceptons tout de même une serviette remplie de glaçons, nous la remercions et nous filons direction l’Estonie avec notre voiture rafistolée. Bref, nous avons littéralement fuit Riga.


Je ne vous cache pas que quitter Riga a été un soulagement pour nous, comme si cette ville nous portait la poisse. J’avais souvent entendu dire que c’était la plus jolie capitale Balte. Dommage, car pour nous, elle reste sans conteste celle que nous avons le moins appréciée et pour cause !


Une fois la frontière passée, on peut se détendre :D Oui, oui, ça vaaaa, je vous vois venir, la poisse n’a rien n’à voir avec un pays, mais bon, on est quand même contents de le croire hein :) Et puis, on est ravis de voir que nous avons eu raison de tenir bon et de continuer l’aventure car la voiture roule comme avant et son beau pansement n’a pas bougé malgré la pluie !


Un peu plus de 300 kilomètres séparent la capitale lettonne de la capitale estonienne et pendant les deux tiers du trajet la route longe la Mer Baltique. A mi-chemin nous faisons une halte pour profiter de l’air marin. Certes, « plage et coquillages » n’est pas vraiment le thème de ces vacances, mais ça fait du bien de marcher dans le sable et de sentir l’air iodé nous fouetter le visage. En plus, au-dessus de nos tête un ciel menaçant rend le paysage encore plus magnifique ! C’est sûr, on est loin des tropiques ;)


Nous arrivons à Tallinn en début de soirée. Nous avons réservé un appartement pour 2 nuits, situé à deux pas du centre historique. Notre voiture ne roulera donc pas jusqu’à notre traversée jusqu’à Helsinki et c’est tant mieux. C’est con, mais on n’est encore pas mal secoué par ce qu’il nous est arrivé. On se rend compte que sans voiture, notre aventure peut s’arrêter du jour au lendemain, nous prenons donc soin de notre monture.



Pays Baltes et racisme ?


Alors oui, nos amis baltes n’ont pas vraiment bonne réputation en ce qui concerne leur rapport aux étrangers. Néanmoins, nous n’avons pas ressenti d’animosité envers nous et surtout envers Doudou, mon petit caramel ;) La seule fois où nous nous sommes posés des questions c’est le jour de notre arrivée à Tallinn, lorsque le locataire de l’appartement que l’on avait loué, un mec un peu rustre, mode « poils, hormones et tatouages » nous a clairement fait comprendre qu’il ne s’adresserait qu’à moi. Alors racisme ou respect envers la femme dans un pays ultra matriarcal (expérience ô combien déroutante pour nos petits bonhommes latins, je le sais), nous ne le saurons jamais. Mais dans l’ensemble, j’ai envie de dire, ce n’est pas pire qu’à Paris, loin de là !



Nous consacrons la soirée et la journée du lendemain à la visite de la dernière capitale Balte. Autant dire que j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette ville médiévale extrêmement bien conservée et également classée au patrimoine Mondial de l’Unesco. Le centre historique est magnifique. Il possède quelques bâtiments remarquables comme la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski ou l’hôtel de ville médiéval situé sur la Place principale. La ville se divise en deux partie, Toompea, la partie haute entourée de remparts remarquablement bien conservés et qui offre quelques panoramas exceptionnels et All-linn, la partie basse, beaucoup plus touristique, donc animée. C’est là que l’on trouve les magasins de souvenirs et les restaurants.


Le mieux est encore de flâner dans les rues, le nez en l’air et d’apprécier l’ambiance qui règne dans la ville, de s’arrêter pour une pause gourmande au Maiasmokk Kohvik, le plus vieux café de Tallinn et de reprendre le chemin de la découverte en se perdant dans le lacis de ruelles de la vieille ville. Tout se fait à pieds et c’est très agréable.


Je ne sais pas si c’est parce que l’on se rapproche des pays scandinaves, mais l’Estonie est le pays Balte où le coût de la vie est le plus élevé. Ca fait bizarre d’ailleurs, à force de payer une misère pour boire un coup ou se repaitre comme un ogre, on en deviendrait presque un peu radins.



A savoir : La ville de Tallinn, est jumelée à 26 villes dans le Monde, et pas des moindres : Florence et Venise en Italie, Moscou et Saint Petersburg en Russie, Vienne en Autriche, Pékin en Chine ou encore ses deux sœurs triplettes, Riga et Vilnius, la capitale Estonienne ne manque pas d’amis. En France, c’est à la ville de Carcassonne que Tallinn a choisi de s’allier. Un choix surprenant ? Pas tant que ça ! En effet les deux villes partagent pas mal de points communs : leur histoire médiévale, des remparts extrêmement bien conservés et leur classement au Patrimoine Mondial de l’Unesco, font de ce jumelage un choix parfaitement logique.



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Tallinn


 


30 août  : Tallin -> Helsinki


Le lendemain matin nous mettons les voiles directions Helsinki. Nous avons réservé une place sur un ferry sur lequel nous embarquons avec notre voiture. Après une traversée assez rapide et très agréable, nous foulons enfin le sol finlandais. Ca y est, nous l’avons fait, nous sommes à mi-parcours de ce voyage un peu fou. Nous sommes arrivés à destination, il ne nous reste plus qu’à rentrer maintenant !


A première vue, La capitale finlandaise n’est pas très plaisante, ni accueillante. Il faut dire que nous sommes dimanche après-midi, que le temps est nuageux, voire pluvieux, qu’il fait froid et que, on ne va pas se mentir, Helsinki n’est quand même pas la plus belle ville que nous ayons vu. De plus, je ne sais pas si c’est le soulagement d’être arrivé jusqu’à destination, mais nous sommes un peu fatigués. Nous déambulons donc, un peu hagards dans le centre fait de larges avenues bordées par de grands bâtiments très carrés, très froids. C’est sans doute ça le charme scandinave, mais là, tout de suite, on ne se sent pas trop trop bien. Côté budget, pas de surprise, mais ça refroidi, le coût de la vie est exorbitant ! Merci Tallinn d’avoir fait le tampon entre les pays de l’est et les pays du nord. Rien que de garer sa voiture dehors coûte un demi bras.


Heu… on ne devait pas aller à Saint Petersbourg ? #ladéprime


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Helsinki


 


31 août : Helsinki -> Stockholm


Heureusement, le lendemain matin, le soleil est de retour et c’est avec un moral requinqué que nous repartons à la découverte d’Helsinki. Je ne me lasserai jamais de le dire, mais le soleil et le ciel bleu, ça change tout ! De plus, nous sommes lundi matin et les rues qui étaient si vides et tristes la veille, grouillent de monde.


Dans le centre, deux édifices s’imposent au visiteur de par leurs beautés, leurs localisations et leurs imposantes structures : la cathédrale orthodoxe Ouspenski et la cathédrale luthérienne d’Helsinki.


Alors là, il faut le dire, il n’y a pas 50 trucs à visiter dans la capitale finlandaise, mais ces deux monuments sont ABSOLUMENT MIGNIFIQUE !!! (j’ai crié assez fort ?)


Le midi, nous mangeons un morceau sur le port, le lieu idéal pour ne pas se ruiner tout en goutant de bonnes petites spécialités (surtout de la soupe et des fruits de mer).


Puis nous prenons le bateau direction Suomenlinna, une forteresse maritime construite au large de la capitale finlandaise et classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Suomenlinna est l’un des sites touristiques les plus connus de Finlande et sans être exceptionnellement beau, l’endroit est reposant et la balade très agréable.



Se rendre à Suomenlinna


Accessible uniquement par voie maritime, il est néanmoins très facile de se rendre sur le site de la forteresse. Depuis le port d’Helsinki, prendre l’un des nombreux ferries, il vous en coûtera à peine 2€ pour une traversée très agréable de 15 minutes. Comme beaucoup de finlandais, vous pouvez emmener votre pique-nique et y passer une journée très agréable et reposante. Restaurants sur place également.



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La Forteresse de Suomenlinna


De retour à Helsinki, nous récupérons notre voiture, car il est déjà l’heure de dire au revoir à la Finlande, notre Ferry, direction la Suède est à 17h.


Nous avons été heureux d’arriver à Helsinki, surtout après nos aventures, mais nous sommes aussi contents de la quitter. Cette cité ne nous aura pas marquée outre mesure et je dirais même que le plus beau souvenir que nous en ayons est la vue que nous avons depuis le ferry de la ville s’éloignant… Superbe, il faut le reconnaitre, mais tout est dit !


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La Finlande


 


Pour tout savoir de notre traversée : Helsinki – Stockholm, la traversée scandinave



1 et 2 septembre : Stockholm



Une fois arrivés, sortis du ferry et passés à la douane (et oui, nous ne sommes pas dans l’UE et beaucoup de russes prennent le bateau pour venir visiter les pays scandinaves), nous découvrons enfin Stockholm. Notre priorité c’est de trouver de l’argent, car, la Suède ne connait pas l’Euro, ici c’est la couronne. Pas question de garer la voiture dans un parking public car ils sont si cher que le prix est indiqué par 1/4 d’heure (10€ de l’heure, oui, là nous atteignons des sommets !). Nous nous garons donc dans un parking en périphérie de la ville à 25€ et prenons le métro (à 4,5€ le ticket unitaire tout de même) pour nous rendre dans le centre de Stockholm. Il pleut… Le centre-ville est constitué de plusieurs quartiers, ce qui la rend relativement facile à visiter. La vieille ville (Gamla Stan) est évidemment le quartier le plus touristique. Situé en grande partie sur l’ile de Stadsholmen, on y trouve le Palais Royal que nous avons visité et qui franchement, ne casse pas trois pattes à un canard, de nombreuses églises (dont la magnifique église de Riddarholmen) ou encore la fameuse place Stortoget.


De chaque côté de l’ile se trouvent deux quartiers très intéressants également :



  • Norrmalm, un quartier plus moderne, plus urbain. C’est là que l’on trouve la gare et les grandes artères commerçantes.

  • Södermalm, le quartier bobo de Stockholm, avec ses anciens bâtiments ouvriers reconverties en logements atypiques ou en boutiques pour hipsters, en cafés ou en galeries d’art.


Dans l’ensemble, si Helsinki nous avait laissé un sentiment plutôt mitigé, Stockholm nous a vraiment plu. Dommage, le temps n’était pas au rendez-vous, mais on commence à avoir l’habitude. Nous avons pas mal crapahuté pendant cette journée de visite, mais clairement la ville mérite au moins une, voire deux journées supplémentaires pour vraiment l’apprécier. Nous y reviendrons je pense…


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Stockholm


 


3 et 4 septembre : Stockholm -> Copenhague


Ce matin, avant notre départ vers d’autres cieux, nous avons choisi de visiter Skansen, le plus vieux musée en plein air du Monde, fondé en 1891 et retraçant 500 ans d’histoire du pays. Au programme : apprentissage des métiers d’autrefois, habitats anciens, et jolies rencontres animales. Contrairement à ce que l’on pourrait penser il s’agit bien d’un musée et non d’un parc d’attractions.


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Skansen


 


Nous prenons la route en début d’après-midi, direction Copenhague. La Suède est assurément le plus beau pays que nous ayons traversé lors de ce road trip. Les paysages sont fidèles à ceux que l’on imagine : de grandes routes longeant des lacs ou de grandes forêts de pins, parfois entrecoupées de petites bourgades aux typiques maisons rouges. Le paradis à la nordique.  Nous apprécions chaque instant et n’hésitons pas à faire de nombreuses haltes pour aller voir un port, un petit village perdu ou une cascade. Nous avons volontairement choisi de délaisser l’autoroute et d’emprunter la magnifique route qui longe le lac, car les panoramas sont absolument magnifiques, la nature nous en a mis plein les yeux.



Nous nous arrêtons pour dormir à côté de la ville de Jönköping, une petite ville située à l’extrémité sud du lac Vattern, à mi-chemin entre Stockholm et Copenhague. Au bord du lac une station service loue des petites cabanes / chambres dans la forêt avec une vue remarquable.


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La Suède


 


Le lendemain nous reprenons la route direction le Copenhague. Le chemin est moins féérique que celui de la veille, mais reste tout de même très agréable jusqu’à Malmö, dernière ville suédoise avant de traverser le fameux pont de l’Oresundsbron pour rejoindre Copenhague.



Relier la Suède et le Danemark


La Suède et le Danemark sont reliés par un édifice très célèbre, mi pont, mi tunnel, qui traverse le détroit d’Oresund. Une structure sur deux niveau (un pour le réseau routier et un pour le réseau ferroviaire) entre ciel et mer qui donne cette magnifique impression de voler avant de s’enfoncer sous la mer. La structure en elle-même est un véritable chef d’œuvre architectural. Avec ses 16 kilomètres de long, il s’agit du pont à haubans le plus long du monde. En bref, une expérience en soit. Mais une expérience qui coute son petit pesant de cacahuètes car la traversée vous coûtera la modique somme de 40€ (What?!!), rien que ça ! Et dire qu’au vu des tarifs hôteliers de Copenhague, on avait hésité à prendre un logement à Malmö, dernière grande ville de Suède avant la frontière et à faire l’aller-retour d’un côté et de l’autre du pont. Cela n’aurait pas été très économique !



Nous arrivons à Copenhague en fin d’après-midi. La ville à l’air chouette, mais première remarque : il y a des vélos absolument partout, partout, partout. Manifestement, nous ne sommes pas prioritaires et la conduite dans la capitale danoise demande une grande concentration ! Etant donné la folie des prix des hôtels au Danemark, nous avons réservé une chambre sur Airbnb à Soborg, une petite ville de la banlieue de Copenhague. Nous avons été accueillis par Bjern et Charlotte, un couple absolument génial. Bjern et charlotte est vraiment adorables, ils ont tout fait pour que l’on se sente bien chez eux sans jamais être envahissants. Bière d’accueil, bons conseils sur la ville et toujours bienveillants pour que notre séjour se passe au mieux. Ils nous ont même proposé de rester une nuit supplémentaire gratuitement après que nous ayons visité Copenhague sous la pluie, je crois qu’ils ont eu pitié de nous :D Je laisse le lien au cas où, car c’est un endroit que je recommande vraiment : Lovely place in Copenhague <3



A Copenhague, le vélo est roi !


Avec ses 400km de pistes cyclables, Copenhague, c’est LA capitale du vélo. En 2015 et 2016, elle a d’ailleurs été élue meilleure ville cyclable du monde, devançant même Amsterdam en termes d’infrastructures dédiées à la petite reine. En effet, ici tout est fait pour qu’on laisse sa voiture au garage, le vélo est un véritable mode de vie et les copenhagois sont d’ailleurs 45% à utiliser ce mode de transport pour leurs trajets quotidiens. Si bien que conduire une voiture dans la capitale danoise est devenu un véritable enfer tant les vélos surgissent de partout. Même marcher dans la rue peut parfois s’avérer compliqué. Alors pourquoi un tel succès dans un pays où le climat peut parfois être très rude ? Et bien déjà, parce que la topographie relativement plate de la ville le permet. Ensuite, il s’agit du moyen de déplacement le moins cher (le prix de l’essence est très élevé en Scandinavie). Enfin, une politique volontariste a permis de développer des infrastructures telles, qu’aujourd’hui il est plus pratique et plus rapide de se déplacer en vélo qu’en voiture : réseau cyclable dense, pistes à deux ou trois voies, carrefours aménagés, feux tricolores synchronisés pour les vélos (et non pour les voitures), panneaux de signalisation, aménagements divers dans les immeubles ou les transports en commun et surtout un code de la route repensé pour favoriser le cycliste. Cependant il y a des règles à respecter pour la sécurité de tous. Ne pas rouler à contre sens, bien allumer ses lumières et surtout ne pas griller un feu rouge, l’amende s’élève à 150€.



Le soir nous nous rendons dans le centre-ville et plus précisément dans les jardins de Tivoli, un parc d’attractions hyper connu au Danemark, datant de 1843 et situé à côté de la gare. Les décors sont vraiment féériques et nous avons des étoiles plein les yeux :) Un incontournable selon nous.


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Parc Tivoli


 


5 septembre : Copenhague


Cette journée est consacrée à la visite de Copenhague. Nous avons beaucoup de choses à voir en une journée, ou plutôt, sachant que l’on ne pourra pas tout faire, nous avons choisi beaucoup de choses à voir.


Nous descendons à la station de bus Statens Museum, le musée d’art. Nous commençons cette journée par la visite du château de Rosenborg, situé au milieu d’un magnifique jardin. Nous essuyons notre première averse de la journée et pas des moindres, les parapluies volent, les jupes des petites touristes chinoises s’envolent et il tombe des trombes d’eau. Nous attendons que ça se calme un peu et nous repartons sous un ciel gris et menaçant, car si nous voulons profiter de Copenhague, nous n’avons pas le temps d’attendre que Dame nature nous fasse l’honneur de sa bonne humeur.


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Parking à vélos à Copenhague


 


Nous marchons ensuite vers Nyhavn. Nyhavn est un canal dont le nom signifie « nouveau port », mais en réalité son histoire est plutôt ancienne. Il est particulièrement connu pour ses maisons typiques colorées et ses bateaux amarrés. L’endroit a un cachet fou et c’est d’ailleurs l’un des lieux les plus touristiques de la capitale, en tout cas pour nous c’est sûrement le plus sympa.


Le ciel bleu fait enfin son apparition, lorsque nous prenons le « Harbour bus » (bateau), depuis Myhavn, direction Papiroen (Paper Island en anglais). Papiroen est un endroit unique, le paradis des « streetfooders », puisqu’il s’agit d’un immense hangar dans lequel sont réunis des dizaines et des dizaines de stands proposant des cuisines du monde entier pour pas cher. POUR PAS CHER, j’insiste, car Copenhague est la ville la plus chère que nous ayons visitée et manger est presque un luxe. Nous goutons la spécialité locale: les smorebrod, le sandwich local : trop BON !!


Après cette pause gourmande bien méritée nous prenons le chemin de Christiania, la « ville dans la ville ». Christiania est en fait un quartier de Copenhague, mais il s’est autoproclamé « ville libre » et fonctionne comme une communauté autogérée. Visiter Christiania est une vraie expérience en soit, qui peut mettre mal à l’aise, je préfère vous prévenir. Le cannabis y est vendu et consommé librement. Ici on roule son pèt’ et on fume entre copains des substances illicites en toute quiétude. On croise des âmes au regard vide, qui semblent perdues, des jeunes, tout juste majeurs, réunis autour d’une bière et au loin on entend des rires d’enfants, les enfants de Christiania jouant sur une aire de jeux dédiée (ouais c’est un peu zarb’). Enfin, lorsque l’on sort du quartier un panneau nous indique que nous sommes de retour dans l’Unions Européenne, un clin d’œil assez rigolo.



Bon à savoir


Il est interdit de prendre des photos (les dealers n’aiment pas ça du tout, du tout, du tout), et c’est dommage car la ville est pleine de couleurs, tous les entrepôts, les cabanes, les maisons servent de toiles aux artistes et il y a parfois de vrais chef-d’œuvres.


Il est également interdit de courir pour ne pas provoquer un mouvement de panique.


La vente et la consommation de drogues dures y est formellement interdite sous peine d’expulsion, mais bon… 


Les voitures, les armes à feu, la violence, et le vol y sont également proscrits.


Enfin, on ne peut pas y camper.



Après cette expérience un peu… étrange, nous revenons vers le centre-ville. Nous passons devant le château de Christiansborg (siège de l’actuel Parlement danois), puis devant la Borsen, l’ancienne bourse dont le style Renaissance néerlandaise ne laisse pas indifférent, avant de nous diriger vers l’emblème de la ville : la petite sirène.


L’œuvre en elle-même n’est pas à tomber par terre. Comme symbole international, on a vu mieux. Déjà, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette célèbre statue est plutôt excentrée, mais le chemin au bord du canal est très agréable, on y croise d’ailleurs Amalienborg, la résidence d’hiver de la famille royale du Danemark (que nous avons visité). Ensuite elle est à contre-jour. Ca peut paraitre con, mais quand le soleil tape dans l’après-midi, finalement, on ne voit pas grand-chose et c’est quasi impossible de la prendre en photo. Enfin, sincèrement, je ne suis peut-être pas experte en oeuvres d’art, mais, elle ne casse pas trois pattes à un canard. N’empèche elle attire du monde et il faut faire la queue pour pouvoir prendre une petite photo souvenir. Au moment où nous allions repartir un orage éclate et une véritable mousson s’abat sur nous. Nous trouvons refuge sous le parasol d’un stand de souvenirs dont le propriétaire a l’air carrément saoulé que l’on squatte son gagne-pain sans rien acheter, mais il pleut tellement que c’est chacun pour soi. Je fais quand même un peu semblant de regarder ses statuettes « made in China » vendues hors de prix, et à la première accalmie nous reprenons la direction du centre-ville à la recherche d’un lieu où s’abriter. Quelle erreur !! Nous sommes loin de tout et la pluie retombe de plus belle. Entre deux averses nous tombons par hasard sur l’incroyable quartier de Nyboder et ses innombrables petites ruelles aux maisons jaunes.



Nyboder, le quartier jaune


Au nord est de Copenhague se trouve un quartier un peu étrange. Dans un dédale de petites ruelles pavées des centaines de maisons jaunes identiques s’alignent à la perfection et donne une atmosphère très singulière, il s’agit de Nyboder. Ce quartier, construit par Christian IV, le roi bâtisseur, lors de la première moitié du 17ème siècle et agrandi au 18ème siècle, était, à l’origine, destiné aux marins de la flotte royale. Aujourd’hui se sont les retraités de la Marine royale qui habitent ces 616 logements. Seules quelques maisons datent de Christian IV et l’on peut en visiter une datant de 1631.



Nous marchons presque une heure avant de trouver un café accueillant où il reste encore de la place (et oui, cet orage a surpris tout le monde). Nous sommes trempés comme des soupes et un peu fatigués aussi. Nous avons parcouru quelques kilomètres depuis le début de la journée. Un bon chocolat chaud et un gâteau font du bien au moral, mais le best, c’est quand même le sèche main des toilettes tellement chaud et puissant qu’il nous permet de sécher nos vêtements (oui se retrouver en petite culotte dans les toilettes d’un café à Copenhague ça fait bizarre, mais quel bonheur de pouvoir remettre des vêtements chauds et secs :))


Nous sommes exténués, mais nous avons encore une dernière chose à voir avant que cette journée ne se termine : Copenhague vue d’en haut ! Nous nous rendons donc à la tour de Rundertarn, un ancien observatoire astronomique du 17ème siècle. La montée en colimasson est un peu dure mais nous sommes récompensés une fois arrivés en haut.


Le soir nous tentons de trouver un restaurant pas trop cher pour manger, mais c’est mission impossible ! Cette ville est carrément hors de prix, même les carafes d’eau du robinet sont payantes !! (WTF?)


Copenhague était en tout cas sans nulle-doute la plus jolie des trois capitales scandinaves que nous avons visitées (pour rappel nous n’avons pas fait Oslo). Des petites ruelles, des façades colorées et une culture avant-gardiste parfois surprenante, mais surtout la mer, encore et toujours. Seuls points noirs au tableau, la météo totalement bipolaire et surtout le coût de la vie, vraiment très trop excessif.


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Copenhague


 


6 septembre : Copenhague -> Kolding (Legoland)


Il y a quelques jours je dis à Dom : « Tu sais qu’il y a Legoland au Danemark ? », il m’avoue que c’est son rêve d’enfant d’y aller (vous savez avec une petite moue qui vous fait comprendre que vous seriez vraiment la meilleure femme du monde si vous acceptiez d’y aller)… Les legos, ce n’est pas trop mon truc et c’est carrément hors budget, mais comment ne pas exaucer un rêve d’enfant ?


Nous disons donc au revoir à nos super hôtes et nous prenons la direction de Kolding. Cette ville moyenne, située à mi-chemin entre la capitale danoise et la frontière allemande n’a rien de mémorable. Située au fond d’un fjord, elle aurait pu être à couper le souffle, mais voilà, les danois ont eu l’excellente idée d’y construire un horrible port industriel -> Kolding ou l’art de gâcher un superbe patrimoine naturel ! Heureusement, nous ne sommes pas là pour la beauté des paysages (quoi que…) mais parce qu’à une quarantaine de kilomètres de là se trouve Legoland, le parc d’attractions ENTIEREMENT DEDIE AUX LEGOS, oui tout à fait m’sieurs dames !


Je l’avoue j’étais un peu sceptique et finalement il faut avouer que c’était super. Tout est tellement bien fait que l’on a envie de tout prendre en photo. On se laisse prendre au jeu comme des gamins ;)



Retrouvez notre expérience à Legoland : Bref, on a été à Legoland



Le soir, de retour à Kolding, nous tentons de trouver un endroit agréable pour se promener le long du fjord et qui ne ressemble pas au port du Havre. Nous traversons un bois, lorsque soudain nous nous retrouvons entourés de bambis :) Trop mignon !!!


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Legoland


 


7 et 8 septembre  : Hambourg


Pour cette 23ème journée de notre périple, nous avons quitté la Scandinavie et nous sommes de retour en Allemagne. Avant d’arriver à Hambourg, nous voulons profiter du soleil et du ciel bleu, qui ont refait surface dans notre voyage. Sur l’autoroute, nous nous arrêtons pour voir un château dont je n’ai pas retenu le nom puis nous prenons une sortie direction la mer. Je n’ai absolument aucune idée d’où nous nous sommes arrêté, mais ce qui est certain c’est que c’était au bord de la mer Baltique, qu’il faisait beau et que nous avons mangé un currywurtz devant la plage.


Hambourg, j’en rêvais ! Je ne sais pas pourquoi, mais lorsque nous avions choisi les étapes de ce road trip il était pour moi hors de question de passer à côté. Lorsque nous arrivons dans cette ville, qui est en fait la deuxième plus grande ville du pays (après Berlin) et surtout le premier port d’Allemagne, dans l’après-midi, je comprends rapidement que ce ne sera pas la petite ville mignonne que j’avais imaginée. Hambourg n’est pas très facile à apprivoiser, ce n’est pas à proprement parler une « ville touristique » et nous sommes un peu perdus. Nous tentons de faire le tour des monuments les plus connus, comme l’Hôtel de ville, mais on n’accroche pas. Seul point positif, alors que nous nous trouvons devant la Chambre du Commerce de Hambourg, bâtiment qui ne se visite pas, un Allemand, parlant un français impeccable nous a fait rentrer discrètement en nous faisant passer pour des journalistes qui l’accompagnaient. Le genre de choses un peu folles qui ne t’arrivent qu’en voyage…


Hambourg est donc une ville très grande, impersonnelle, bruyante… On est loin des jolies petites capitales que nous venons de traverser. Malgré tout, on se le laisse pas démonter et le soir, en suivant le très nullissime guide du Petit Futé, nous allons faire un tour dans le célèbre Red Light, le quartier chaud de Hambourg, qui n’a, parait-il rien n’a envier à celui d’Amsterdam. Quelle déception… ce quartier n’a rien de touristique, il ne s’agit que d’un lieu de débauche où les prostituées n’hésitent pas a aborder les hommes dans la rues, qu’ils soient accompagnés ou non. La misère humaine…


C’est un peu dépité que nous rentrons à notre hôtel… que va-t-on faire demain ? Toute une journée dans cette ville qui parait si nulle…


J’ai alors fait appel à mon Joker : Claire, passionnée de voyages qui a depuis monté son agence d’organisation Salmon Voyages ! Elle a vécu à Hambourg et me donne tout un tas de bonnes idées pour apprécier cette ville à sa juste valeur :) Merci Claire !


Le lendemain, c’est avec un moral gonflé à bloc et de nouvelles perspectives que nous repartons à la conquête de la deuxième plus grande ville d’Allemagne :) En plus, il fait beau ! Nous retournons donc là où tout a commencé, le quartier de Jungfernstieg, celui de la mairie, très agréable. Nous découvrons les fameux canaux de Hambourg qui étaient restés invisibles la veille et des petits coins charmants. L’après-midi, nous suivons les conseils de Claire et nous allons faire un tour de bateau du l’Elbe. Il ne s’agit pas d’une attraction touristique mais plutôt d’un moyen de transport lambda. Après cette petite croisière, nous avons suivi les conseils de Claire et nous sommes allés boire un verre au Hard Rock Café à côté de l’embarcadère, juste en face de l’Elbe. Pas donné, mais par beau temps c’est vraiment sympa !



Faire un tour du bateau du l’Elbe


Evidemment, on peut prendre l’un des nombreux bateaux touristiques, mais le bon plan, c’est de prendre le bateau n°62 (Landungsbrucken -> Finkenwerder) sur le quai numéro 3 (station Landungsbrucker du S-Bahn). Le trajet aller-retour sur le fleuve (pas besoin de descendre) coûte le prix d’un ticket de métro et dure environ 1h. Pas très touristique et vraiment chouette !



Enfin, nous avons terminé cette journée hambourgeoise dans le quartier branché de Sternchanze. Au final, même si cette deuxième journée s’est avérée plus enrichissante et plaisante que la première, je dirai qu’il doit être très agréable de vivre à Hambourg, mais que ce n’est pas vraiment une ville adaptée au tourisme.


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Hambourg


 


9, 10, 11 septembre : Pays Bas


Nous y voilà, dans le dernier pays de notre périple ! Au départ, nous devions aussi passer par la Belgique, mais après un mois sur les routes et tous ces kilomètres avalés, nous avions envie de nous (re)poser un peu. Et ça tombe bien puisqu’une jolie chambre nous attend à la Haye, chez la marraine de Doudou qui nous a accueilli dans sa famille avec une immense gentillesse. Sur ses bons conseils, nous avons chevauché de beaux vélos hollandais et nous sommes partis pour la petite fille de Delft à quelques kilomètres. Le chemin au bord des canaux est charmant et la ville de Delft l’est encore plus, un véritable concentré de la Hollande. Pour tous ceux qui passeraient par les Pays bas, je conseille vivement cette petite halte.


Road trip d'un mois en Europe du Nord - Van2805

Delft


 


Le lendemain, nous prenons le train direction Amsterdam. Pour ma part j’y étais allée lorsque j’étais petite avec mes parents et j’en avais gardé un assez bon souvenir. Nous commençons notre visite par le Jordaan (à droite en sortant de la gare). Ce quartier limite carrément bobo n’a, au premier abord, rien d’extraordinaire. Pas de grand musée, pas de beau monument, pourtant, il est vraiment plaisant de s’y promener. Il y règne une sorte de quiétude que l’on retrouve dans peu de grandes villes. Les voitures sont rares et les habitants sont souvent là, au pieds de leurs immeubles, à discuter avec leurs voisins. Il y a ici et là quelques boutiques pour chiner des objets incongrus et des petits restaurants proposant quelques tables au bord de l’eau. Lorsque nous passons au reste de la ville, le choc est rude ! Nous nous retrouvons propulsé dans une espèce d’effervescence à laquelle nous n’étions pas préparés. Pour résumer je dirai qu’Amsterdam est victime de son succès. Car il faut le reconnaitre au premier regard cette ville ne manque pas d’attrait. Elle a beaucoup de charme et il y a pas mal de choses intéressantes à voir (pour ceux qui aiment les files d’attente). Pour nous extirper de la foule nous avons fait un tour en bateau sur les canaux et nous avons adoré. Nous avons également visité une église cachée (pour nous le must d’Amsterdam) et sommes montés dans le clocher d’une autre pour admirer la ville de haut. Mais tout ça est gâché par une circulation dense, des vélos qui roulent à toute berzingue sans faire attention, des monuments assez sales, trop de jeunes « qui ne sont pas là pour les musées », mais plutôt pour les coffees shop, qui diffusent des effluves de cannabis, et le quartier rouge. Quand j’étais petite, avec mes parents, nous avions évidemment visité le red light (autre temps, autres mœurs…). J’avais gardé en mémoire, probablement déformée par la vision enfantine, des poupées Barbie aguicheuses et malicieuses derrière leurs vitrines. De belles femmes plantureuses mises en valeurs par de beaux sous-vêtements. Là, je n’ai vu que de la prostitution, au sens le plus glauque du terme.



Visiter une église clandestine, le must caché d’Amsterdam


Comme beaucoup de pays en Europe, les Pays-Bas ont été secoués dans leur histoire par des guerres de religions. Si bien qu’à la fin de XVIème siècle, l’ensemble des églises catholiques furent transformées en églises protestantes et que la pratique du catholicisme fut officiellement interdite. Si beaucoup se plièrent aux nouvelles réformes, quelques irréductibles continuèrent à pratiquer officieusement leur religion et des lieux clandestins virent le jour. Parmi eux, l’Amstelkring ou « Le Bon Dieu au grenier ». Au dernier étage de trois maisons bourgeoises, à l’abris des regards, fut créée au XVIIème siècle, une église unique en son genre que l’on peut aujourd’hui visiter.


Transformé en musée de la communauté catholique d’Amsterdam, c’est un lieu assez peu connu à Amsterdam. Pourtant c’est un véritable trésor que je vous recommande vivement.


Depuis peu les photos et les enregistrements vidéos sont interdits.


Informations pratiques


Horaires : Tous les jours de 10h à 17h, de 13h à 19h le dimanche et les jours fériés.
Adresse : Oudezijds Voorburgwal 40 1012 GE Amsterdam (dans le quartier rouge de la vieille ville d’Amsterdam)
Entrée : 7 euros (réductions pour les moins de 18 ans).
Site internet : www.opsolder.nl



Finalement, vous l’aurez compris cette journée à Amsterdam a été en demi-teinte pour nous. Evidemment, une journée c’est court. Evidemment après un mois sur les routes nous étions fatigués. Et évidemment, il y a plein de choses que nous n’avons pas pu voir ou visiter… Mais avec Doudou, nous sommes tombés d’accord : contents de l’avoir vu, mais moyennement emballés, pas certains que l’on y revienne !


Road trip d'un mois en Europe du Nord - Van2805

Amsterdam


 


12 septembre : Pays Bas-> Paris


Avant de reprendre la route pour rentrer chez nous, nous faisons tout de même un petit crochet par le centre-ville de la Haye. Cette ville est tristement célèbre pour son tribunal international qui juge quelqu’un des plus grands criminels du Monde et pourtant elle  possède un centre-ville très élégant, possédant pas mal de beaux musées. Nous avons d’ailleurs visité un musée extraordinaire, celui du panorama Mesdag. A l’intérieur quelques peintures intéressantes, mais surtout une immense peinture cylindrique (14m de haut, 40m de diamètre et 120m de circonférence). Impressionnant ! Une expérience unique et pas trop longue pour ceux qui n’aiment pas passer des heures dans les musées.


Après cette belle matinée, et ce beau périple d’ailleurs, nous rentrons enfin, direction la France…


Lorsque nous arrivons dans notre parking parisien dans la soirée, celui que nous avions quitté presqu’un mois plus tôt en direction de cette folle aventure, nous ressentons une certaine émotion. Le compteur de la voiture affiche 6700 km tout rond, nous avons 1 million de souvenirs dans la tête mais une seule question nous vient à l’esprit : on part où la prochaine fois ?!



Mais encore…


Le bilan de notre voyage (chiffres clefs, budgets, nos coups de cœur…) : ICI 


Notre avis d’européen lors de ce voyage : « Se sent-on vraiment européen lorsque l’on voyage en Europe ? »



 

Merci pour cette belle contribution !

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Bonjour Van2805
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Sabine de Routard.com