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Le bouddhisme Chan fut introduit en Chine (et plus particulierement à Shaolin) par un patriarche indien 'Boddhidarma' (Damo en chinois).
Il y réformât le bouddhisme classique en enseignant le Ch'an (Zen), préconisant l'illumination par la méditation en Zuo Ch'an (Za zen: méditation assise), l'expérimentation personnelle et la contemplation, plutôt que par l'étude trop longue des écrits. Damo fut le premier patriarche du Ch'an de Chine.
A son arrivée au Temple, il découvrit des moines en mauvaise santé de par leurs séances de méditation. Après une méditation que l'on dit avoir duré neuf ans pour élucider ce problème, il leur enseigna, en plus du Ch'an, des techniques de renforcement qu'il avait lui-même appris dans sa jeunesse, puisque étant, dans sa vie laïque, prince de la caste des guerriers. Ces techniques, découlaient directement de pratiques guerrières, visant donc à renforcer le corps en alliant la respiration à des mouvements (le Qi gong), mais dans une optique de santé et non de recherche martiale.
Au fil du temps, deux catégories de moines virent le jour : les Heshang (moines bouddhistes classiques) et les Wushang (moines bouddhistes guerriers). Ils comprirent très rapidement que ces techniques leur seraient utiles pour avoir un corps suffisamment fort pour supporter leur ascèse mais aussi pour assurer leur défense personnelle et de celle de leur Temple ; ainsi ils développèrent un art martial efficace qui traversera les siècles jusqu'à nos jours.
Comme quoi, corps et esprit sont indissociables aux yeux du Ch'an. l'équilibre de l'un repose sur celui de l'autre.
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