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Voici les aventures qui nous sont arrivées au Ladakh. Elles peuvent intéresser les futurs touristes dans notre genre car elles suggèrent quelques précautions utiles pour éviter les mauvaises surprises.
Fin Juillet 2008, nous avions programmé, ma femme et moi, une traversée Zanskar-Ladakh (de Padum à Lamayuru). Nous sommes passés par l'intermédiaire d'une petite agence indienne, avec un siège à Delhi et un bureau à Leh. Nous avons payé en liquide à notre arrivée. Après 3 jours à Leh, pour l'acclimatation, nous sommes partis en voiture vers Padum via Kargil par la très haute et très impressionnante route qui passe par le col du Fotu La (4100 m). Peu avant le col, le chauffeur embauché par l'agence s'est endormi et notre voiture a basculé dans le ravin. Par miracle, elle s'est arrêtée une vingtaine de mètres plus bas, sur le toit, après quelques tonneaux, et il n'y a pas eu de blessé grave. Juste une clavicule cassée pour moi, et quelques contusions et problèmes de vertèbres cervicales pour ma femme. Tout ça a quand même nécessité un petit séjour à l'hôpital et un rapatriement sanitaire en France.
Première moralité : surveiller les chauffeurs. Au retour en France, on a parcouru le net et on a constaté que ce genre d'accident n'est pas unique. On a même vu, paraît il, des touristes confisquer le volant à leur chauffeur qui piquait sans cesse du nez. Et en y repensant, on s'est souvenu qu'il y avait sur place beaucoup de panneaux de sécurité routière le long des routes demandant aux chauffeurs de faire attention à ne pas s'endormir. Problèmes d'horaires des chauffeurs ou problèmes d'altitude, on ne sait pas.
Suite de nos aventures.
Quand on a demandé à l'agence de nous rembourser le trek que nous n'avions finalement pas pu faire, ça ne s'est pas bien passé du tout. Pourtant, comme on est sympas, on ne demandait même pas qu'ils nous donnent des dommages et intérêts pour avoir manqué de nous tuer, et on acceptait même qu'ils soustraient de ce qu'on avait payé les sommes qu'ils avaient déjà dépensées (les 3 jours à Leh). Mais sur place, le responsable s'est arrangé pour être complètement fuyant, et on n'a pas réussi à le rencontrer pour se mettre d'accord avant de repartir. Nous avons donc été rapatriés en France par Inter Mutuelle Assistance (très efficaces, vraiment). Et ensuite, quand on a repris contact par mail, ils ont refusé tout net : "nous sommes tous dans les mains de Dieu, c'est le destin, il n'est prévu nulle part qu'on rembourse quoi que ce soit quand un trek doit être annulé !!" Dur. Il a fallu qu'on se fâche très fort pour arriver à quelque chose. Les menaces judiciaires ne les ont pas effrayés du tout (difficile de poursuivre quelqu'un à l'étranger dans ce genre de conditions, surtout qu'on n'avait aucun contrat écrit). On n'a réussi à les faire bouger qu'en les menaçant de contre-publicité sur Internet. C'est quand même leur gagne-pain. Après 3 mois de négociations, ils ont accepté de rembourser la moitié de ce qu'on leur avait payé. C'est insuffisant, mais c'est mieux que rien (en plus, on a eu du mal à récupérer cet argent car les indiens n'ont pas le droit d'envoyer comme ça de l'argent hors d'Inde, contrôle des changes oblige. Mais on y est finalement arrivés). Pour se mettre d'accord, il a fallu qu'on leur promette de ne pas mettre directement leur nom dans ce petit texte que je me promettais de diffuser sur Internet. Mais je les ai prévenus quand même que je donnerais leur nom à quiconque me le demanderait personnellement par mail.
Moralité n°2 : c'est bien de passer par des agences locales ; c'est bien de faire les choses dans un climat de confiance ; mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin : avoir un contrat écrit et se faire préciser avant le trek les conditions d'assurance en cas de pépin, c'est plus sérieux. Et des professionnels ne peuvent pas s'en offusquer.
Voila pour le résumé succinct de nos aventures. Pour ceux qui voudraient davantage de détails, il est toujours possible de nous les demander par mail.
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