Le meilleur de la Sardaigne

Le meilleur de la Sardaigne : Centre

Le cœur de la Sardaigne, sauvage et préservé, ravira les amateurs de randonnées et d’authenticité. Superbe !

La Barbagia : Nuoro et le Monte Ortobene

La Barbagia : Nuoro et le Monte Ortobene
Burgos © Udo Kruse - Fotolia

Région isolée, la Barbagia s’apprivoise. Ici, ni chichi, ni tourisme de masse, mais des traditions préservées depuis des siècles par ses habitants, mêlant bergers, viticulteurs, ramasseurs d’olives ou récolteurs d’écorce de chêne-liège... Peu de villes, exceptions faites de Nuoro, sa capitale, perchée au sommet d’une ligne de crête (qui abrite le musée des traditions sardes) et de quelques autres : Bitti, Burgos, Sogorno, ou encore Ovodda, où il n’est pas rare de croiser des hommes et des femmes centenaires...

Le monte Ortobene, la haute montagne de granit qui culmine à 995 m, domine le paysage. Par-delà une épaisse forêt de chênes lièges, de pins et de peupliers, on y accède par une jolie route sinueuse. De là-haut, la vue est superbe et d’autant plus durant les nuits d’été, quand Oliena, au loin, s’illumine.

Le Supramonte : Orgosolo et Oliena

Le Supramonte : Orgosolo et Oliena
Supramonte © nextyle - Fotolia

Rien que le nom de cet ensemble montagneux est évocateur : ce « super mont » de calcaire impressionne. Dans le Supramonte, la nature est centrale, avec des bergeries à flanc de montagne, des sources enchanteresses (celle de Su Gologone !) et autres forêts de chênes et d’oliviers...

Les plages de sable blanc nous semblent loin, mais cette Sardaigne-là vaut vraiment le coup d’être arpentée. Sous ses airs abrupts, la région cache de véritables trésors. À commencer par ses habitants. Certes fiers de leurs terres et de leur artisanat (broderies, huile d’olive Se Gremanu très réputée...) ils se montrent très chaleureux pour qui veut bien les écouter.

Il suffit de se balader dans la charmante Oliena pour s’en rendre compte : passez devant un bar, et le patron pourrait bien vous alpaguer... pour vous offrir un verre ! Ce village, adossé au flanc de la montagne, laisse apparaître le Supramonte, majestueux, en arrière-plan (on peine à y croire tant il paraît irréel). Enfin, à quelques kilomètres, on peut se rendre au site Sorgenti su gologone pour rêvasser devant la plus grande source naturelle de Sardaigne, celle de Su Gologone.

Autre petite ville, des plus singulières : Orgosolo. Elle est surtout connue pour ses peintures murales, un peu partout dans les rues, sur les façades. Fiers de leurs origines pastorales et un brin rebelles (cela remonte au temps de l’unification de l’Italie), les habitants ont retranscrit leur histoire à travers des fresques artistiques : scène de la vie des bergers, guerre civile espagnole, événements de la place Tien An Men à Pékin...

Parc national Gennargentu : au cœur du golfe d’Orosei

Parc national Gennargentu : au cœur du golfe d’Orosei
Gennargentu © Elisa Locci - Fotolia

Le parc national Gennargentu, situé entre les régions de l’Ogliastra, de la Barbagia et la mer Tyrrhénienne, protège une Sardaigne sauvage et magnifique.

Il se compose de deux parties : l’intérieur des terres, très montagneux et peu peuplé, pour le plus grand plaisir des amateurs de nature et des randonneurs, qui s’attaqueront au point culminant de l’île : La Marmora (1 834 m). Et puis il y a le Gennargentu maritime, sur la côte, là où les montagnes viennent flirter avec la mer Tyrrhénienne.

Cap ensuite sur le Golfo d’Orosei, l’un des endroits les plus paradisiaques de Sardaigne. Il se découpe en un nombre incalculable de petites criques merveilleuses, où profiter de l’eau couleur émeraude. De petits paradis naturels préservés à rejoindre à pied par de jolis sentiers ou par la mer (c’est parfois l’unique moyen !). L’un des endroits les plus spectaculaires, au cœur du golfe : la station balnéaire Cala Gonone, d’où partent de nombreuses excursions.

Les bateaux nous emmènent par exemple à la spiaggia di Cala Luna (on peut sinon s’y rendre à pied par un charmant petit sentier). Une plage merveilleuse, où se côtoient plagistes, grimpeurs (les majestueuses falaises qui plongent dans le bleu turquoise s’y prêtent bien), plaisanciers et kayakistes. Faire un tour de kayak dans cet endroit est d’ailleurs une expérience unique : on se mesure aux falaises, rentrant même dans leurs entrailles sous de petits ponts naturels. Il s’en loue sur la plage pour 12 euros l’heure.

Parmi les autres plages merveilleuses, au sud de Cala Gonone : spiaggia di cala Sisine, spiaggia Piscina di Venere et, le meilleur pour la fin : spiaggia di Cala Goloritzè, réputée pour être l’une des plus belles de la Méditerranée...

Texte : Aurélie Michel

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