Le meilleur de la Sardaigne

Le meilleur de la Sardaigne : côte Ouest

De Bosa à la Costa Verde, d’adorables petites villes, des villages et des ports pittoresques et de superbes plages à découvrir.

Bosa

Bosa
Bosa © kojin_nikon - Fotolia

Au bord du fleuve Temo, Bosa se révèle une bien belle bourgade. En hauteur et jusque sur le quai, des maisons aristocratiques aux couleurs pastel. En surplomb, le château Castello Malaspina qui veille sur la ville. Au fil du fleuve, des petits bateaux de pêche. On se croirait dans une carte postale !

Bosa est propice aux flâneries, notamment au gré des ruelles et des escaliers du quartier de Sa Costa, où croiser les dernières dentelières, ou du quartier Sa Piatta, aux demeures aristocratiques des 18 et 19e siècles.

Puis direction le quartier Sas Conzas, sur l’autre rive, où vivaient autrefois les tanneurs. Enfin, on ne manque pas d’aller faire un tour du côté du port de plaisance, Bosa Marina, qui recèle une très belle plage.

Santu Lussurgiu

Santu Lussurgiu
Santu Lussurgiu © ezioman - Fotolia

On est bien vite conquis par le charme de l’adorable cité médiévale Santu Lussurgiu, lovée au creux d’un ancien volcan éteint, dans les monts de Montiferru. Il suffit de se perdre dans son labyrinthe d’adorables ruelles pavées et de se laisser surprendre par son église (Chiesa di Santa Maria degli Angeli) à la façade et à l’intérieur roses, ses maisons de pierres bordées de murets fleuris... Parfois, au détour d’une rue, on s’arrête tant la vue sur la multitude de toits anciens est splendide. Assurément romantique !

Adresses

- Prendre un café au frais au Bar Corrias Franca, sur la piazza Bartolomeo Meloni.

- Passer la nuit et/ou manger à l’auberge Antica Dimora del Gruccione (slow food), dans une demeure aristocratique du 18e.

Oristano

Oristano
Statue d'Eleonora d'Arborea © spritz77 - Fotolia

Oristano est loin d’être prisée par les touristes, et pourtant, c’est là une ville très plaisante. C’est aussi un bon point de chute pour ensuite visiter le site de Tharros (voir « La Sardaigne archéologique »).

Cette ville, c’est avant tout celle d’une femme politique : Eleonora d’Arborea (1340-1404) qui, pour l’époque, avait des idées pour le moins avant-gardistes (droit des femmes, préservation de la nature, faire appel en justice...). C’est en toute logique qu’Oristano lui rend hommage, piazza Eleonora d’Arborea, la plus belle de la ville, où une statue a été érigée. Un endroit particulièrement agréable, où il fait bon prendre un verre en terrasse.

Une adresse en particulier ? Le Caffè Eleonora (cela va de soi), où les pâtisseries et cappuccinos sont excellents. Parmi les autres points d’intérêt de la ville : le duomo (l’extérieur comme l’intérieur sont splendides) et le musée d’art Antiquarium Arborense, dans le remarquable palazzo Parpaglia.

À quelques kilomètres...

La basilica di Santa Giusta (4 km d’Oristano), l’une des plus belles églises romane de l’île, datant du 12e siècle.

La Costa Verde, des dunes de Piscinas à la baie de Portixeddu

La Costa Verde, des dunes de Piscinas à la baie de Portixeddu
Plage de Fluminimaggiore © Alessio Orrù - Fotolia

La Costa Verde, c’est un autre visage de la Sardaigne. Une Sardaigne pas moins turquoise, mais d’avantage sauvage et isolée. Cette magnifique route côtière marquée par la végétation (d’où son nom) démarre à Capo Frasca, au nord. Les paysages, sauvages tout du long, ainsi que les points de vue sur la mer, donnent souvent envie de s’arrêter.

C’est sur cette même route que se situe l’une des plages les plus connues du pays : la Spiaggia di Piscinas. Un site superbe mêlant eau translucide turquoise et chaude et dunes de sable blanc (jusqu’à plus de 60 m !), recouvertes de genévriers et de myrtes.

À Capo Pecora, terminus. Des impressions de bout du monde s’emparent de nous. Ici, pas plus de route que de construction ou de parking payant, rien que nous face aux falaises qui plongent dans la mer. Quelques Sardes viennent trouver la tranquillité des petites plages rocheuses.

Un peu plus bas, commence la baie de Portixeddu, aux grandes plages idylliques, celle de Fluminimaggiore notamment. On poursuit volontiers son périple vers le sud, ancienne région minière où le passé ressurgit bien souvent. En contrebas de Masua, cité minière fantôme, se cache une plage des plus paisibles avec vue sur le Pan di Zucchero (pain de sucre), gros bloc de granit de 132 m. On y sirote volontiers un verre au Warung, un petit bar de plage très sympa avec vue sur mer et le Pan di Zucchero. Coucher de soleil unique !

Autre plage du coin réputée pour sa beauté : Cala Domestica.

Iglesias et Carbonia

Iglesias et Carbonia
Piazza Roma © gianniarmano - Fotolia

Ce sont les deux grandes villes des environs. La première, Iglesias, possède une vieille ville très agréable. On aime y venir casser la croûte et boire un café, installé à une terrasse, assis sur les marches de la fontaine de la populaire piazza Lamarmora ou bien sur la piazza Pichi (jetez un œil à l’étonnant cinéma déchu, le teatro Electra). Mieux vaut venir avant midi, car après, tout est fermé jusqu’en milieu d’après-midi.

Bonne adresse pour s’acheter un délicieux en-cas pour trois fois rien (pizze, focacce, calzone, pain...) : la boulangerie Panificio Arte Bianca G. Vargiu (Corso Matteotti,18).

Carbonia est une petite ville à l’ambiance incontestablement singulière. C’est Mussolini qui la fit construire, durant l’époque minière. En témoigne l’architecture, qui fait réfléchir sur l’époque fasciste : sa Piazza Roma avec son église de style roman et son campanile, le municipio...

Il fait cependant bon s’attabler à quelques petits cafés prisés des locaux le matin, comme le Bar Torino ou le Caffe in Pero, sous des halles.

Également un agréable petit marché couvert (sur la piazza Ciusa), où acheter de bons produits locaux.

Archipel des Sulcis : Sant’Antioco et San Pietro

Archipel des Sulcis : Sant’Antioco et San Pietro
Basilica Sant’Antioco © isaac74 - Fotolia

Des deux îles principales de l’archipel (avec San Pietro), Sant’Antioco est la plus grande (de toute la Sardaigne également). À mesure que l’on grimpe dans les hauteurs de la ville principale, le panorama sur la mer, au loin, se fait de plus en plus beau. Bientôt, on accède à une jolie placette, la piazza Parrocchia, où se dresse la Basilica Sant’Antioco, qui, sous sa façade baroque, recèle une remarquable architecture romane à l’intérieur ainsi qu’un réseau de catacombes. Également un intéressant musée d’archéologie.

Côté plages, on apprécie la piscine naturelle et sauvage de la Cala Sapone.

En poursuivant sa route vers le nord (10 km), on arrive à Calasetta. Une adorable petite ville construite par d’anciens habitants de l’île de Tabarka, en Tunisie. Les maisons sont ici d’un blanc immaculé – l’église en est un bel exemple – à s’en faire mal aux yeux ! La Via Roma, par endroits ornée de palmiers, rassemble d’agréables bars et restaurants. Plus grand port de l’île, c’est aussi à Calasetta que l’on embarque pour se rendre à l’île de San Pietro.

Sur l’île de San Pietro, on visite volontiers Carloforte : une petite cité pleine de charme établie sur une colline, aux élégantes demeures. L’architecture rappelle celle de la Ligurie, comme ces façades couleur pastel et ces balcons en fer forgé.

Pour les belles plages, direction le sud : Giunco (galets et mer peu profonde), punta Nera (crique aux eaux ultra claires)...

Se restaurer dans le coin...

- À Sant’Antioco : ceux qui aiment ne pas perdre de temps à choisir sur une carte très fournie et qui de surcroit ont très faim peuvent se rendre au restaurant populaire Da Silvana, sur la chaussée artificielle de Sant’Antioco. Le menu, unique et très copieux (24 euros vin compris) se compose de calamars frits, spaghettis aux coquillages et autre dorade... Ambiance à la bonne franquette.

- À Calasetta, la sympathique auberge Ca’Taborka (poisson, pizza...) avec terrasse extérieure.

Texte : Aurélie Michel

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