Le meilleur de la Sardaigne

Le meilleur de la Sardaigne : la Gallura et le Nord

La costa Paradiso, l’arrière-pays, le superbe archipel granitique de la Maddalena, l'Asinara… Partons à la découverte des joyaux du Nord sarde.

Coins et recoins de la Gallura

Coins et recoins de la Gallura
Plage de Tinnari © Salvatore - Fotolia

La Gallura, c’est d’abord Olbia, l’une des portes d’entrée principales de la Sardaigne pour qui arrive par les airs. Son petit centre ancien est appréciable, le soir, pour flâner en dégustant une glace ou boire un verre.

Parmi les joyaux du littoral, la costa Paradiso (qui porte bien son nom). On s’y émerveille de la spiaggia di Li Cossi, une mini crique sauvage qui mêle granit rose et eau turquoise. Un sentier nous mène ensuite à la plage de Tinnari, qui pourrait bien être la plus jolie de l’île, ainsi qu’à la plage de Poto Leccio, des plus solitaires...

Mais la Gallura ne se résume pas seulement à un joli littoral. Pour découvrir ses autres trésors, il faut s’enfoncer dans l’arrière-pays, dont les paysages mêlent maquis et oliviers centenaires. Rendez-vous notamment à Tempio Pausania (sa petite capitale), au village d’Aggius, lové dans la campagne ainsi qu’au monte Limbara (observatoire) et dans l’étonnante vallée de Luna.

Les îles de la Maddalena (la Gallura)

Les îles de la Maddalena (la Gallura)
Cala Coticcio © robertdering - Fotolia

On accède à cet archipel granitique, trésor de la Gallura, par la mer, turquoise à souhait. Nous avons là sous les yeux ce qui unissait la Corse et la Sardaigne il y a quelques millions d’années... Aujourd’hui, il reste 7 grandes îles et 60 îlots rocheux, protégés par un parc national.

La plus grande et la plus visitée, c’est celle de la Maddalena, qui est aussi la plus habitée. Mais il suffit de traverser le pont de 600 m qui la relie à l’Isola Caprera pour se sentir seul au monde. Ici, la seule habitation, c’est celle de Garibaldi, héros de l’indépendance italienne. Depuis, sa maison est devenue un musée et son tombeau de granit un lieu de mémoire pour la nation italienne.

Du reste, l’île de Caprera est un joyau à l’état sauvage : falaises, pinèdes, maquis sarde, oiseaux (cormorans huppés, goélands, puffins cendrés...). On se plaît à découvrir ses petites anses secrètes, la plus cachée étant l’adorable cala Coticcio. Pour explorer l’archipel, l’idéal est de conjuguer excursions en bateau et balades à pied.

Castelsardo

Castelsardo
Castelsardo © manjagui - Fotolia

Avec sa vieille ville et son château qui surplombent la baie du même nom, Castelsardo prend des allures de joyaux médiévaux. Le village, entièrement piéton, se prête aux balades tranquilles, avec pour simple but d’aller admirer, de tout là-haut, la vue imprenable sur la mer Méditerranée. On aime déambuler dans ses petites rues pittoresques, qui ne sont pas sans nous rappeler notre cher Mont-Saint-Michel (y compris pour le côté touristique, il faut bien l’avouer !). Côté monuments, on admire bien sûr le castello, mais aussi la Cattedrale di Sant’Antonio Abate et, au-dessus, la chiesa di Santa Maria.

On croise bien d’autres merveilles en se baladant dans la vieille ville, plusieurs beaux palais notamment : le grand palazzo du 16e siècle (via del Seminario 31) ou le palazzo comunale du 12e siècle (via Regina Margherita). Ne pas manquer, non plus, la Piazza Bastione et son bastione di Manganella (12e et 17e siècle).

Sassari

Sassari
Piazza Italia à Sassari © Gabriele Maltinti - Fotolia

Sassari fait partie de ces grandes villes (la deuxième du pays tout de même) où l’on se sent bien... mais un peu comme partout en Sardaigne ! En arrivant, passage incontournable par la grande place, dans la ville du 19e : la piazza Italia.

Grande et lumineuse, elle arbore quelques palmiers, et, se faisant face, l’élégant palazzo della Provincia de style néoclassique et le palazzo Giordano de style néogothique. D’ailleurs, on ne se contente pas seulement d’un simple passage sur cette place : le mieux reste de s’attabler à la terrasse d’un café. Rien de tel pour savourer la beauté de l’une des plus belles places sardes, mais aussi l’un de ces fameux espresso, caffè latte et autre cappuccino (eh oui, la culture italienne !) On vous recommande pour cela le Café Giordano, sous les arcades, avec terrasse sur la place. En plus, bien qu’il soit extrêmement bien placé, l’addition ne s’en ressent pas... Puis on s’en va flâner dans les ruelles de la vieille ville médiévale : notamment la via Turritana, et la Corso Vittorio Emanuele II.

Bien loin de s’apparenter à une ville-musée, la vieille ville est restée vivante et authentique. Dans son labyrinthe de ruelles pleines de caractère, on se guide à l’instinct : en suivant la bonne odeur du linge qui sèche aux fenêtres, on tombe sur ses magnifiques monuments : le Duomo di San Nicola, le Palazzo ducale, l’église Santa Maria di Bethlem ou encore la Chiesa Madonna del Rosario...

Plage de la Pelosa et parc national Asinara

Plage de la Pelosa et parc national Asinara
Plage de la Pelosa © kasto - Fotolia

À l’extrême nord (après Stintino), la plage de la Pelosa est considérée comme la plus belle de l’île. On comprend vite pourquoi : le sable y est incroyablement blanc et l’eau, d’une grande clarté, d’un turquoise à couper le souffle ! Une vraie piscine naturelle aux apparences de lagon, où l’eau ne monte que jusqu’aux genoux pendant des dizaines de mètres. C’est sans surprise une plage prisée des familles, postées sous leurs parasols de toutes les couleurs. La magie du décor ne serait pas la même sans la tour de La Pelosa (du 17e siècle) à l’extrémité gauche ainsi que la vue imprenable sur l’île de Piana, pile en face.

Plus au loin encore, on aperçoit l’Isola Asinara, protégée par le parc national du même nom. L’une de ses particularités ? Elle abrite les derniers ânes nains et albinos sauvages d’Europe, qui lui valent d’ailleurs son nom. Amis randonneurs, c’est un vrai petit paradis !

Sur seulement 15 km de longueur, on y recense quelque 670 sortes de végétaux et pas moins de 80 espèces de vertébrés. Parmi eux, de nombreux oiseaux, dont les rares faucons pèlerin et goélands corses. À Fornelli, on trouve même un hôpital pour tortues marines. De là, possibilité d’aller jusqu’’à Cala d’Oliva à vélo, une bien jolie promenade ponctuée d’arrêts plages.

Informations pratiques

Pour s’y rendre, prendre le ferry à Stintino (30 minutes). Attention : les excursions sont forcément encadrées, afin de préserver le parc. Renseignements auprès de l’office de tourisme ou d’agences de voyage.

Alghero

Alghero
Alghero © A.Jedynak - Fotolia

Alghero… Le genre de ville où l’on voudrait être en vacances pour toujours. Glace à la main, on s’en va faire le tour des remparts. C’est LA balade de la ville, qui débute au niveau de la tour torre della Madalenetta, près de la porta a Mare, l’une des entrées de la ville. Puis on va de torre en torre... La plus grande de toutes : la dénommée Sulis (30 m) qui servit autrefois de prison et qui accueille à présent des expositions. Sa terrasse est accessible, tout comme celle de la torre San Giovanni.

Le reste de la ville est tout aussi passionnant, Alghero possédant l’un des plus beaux centres médiévaux de Sardaigne. Passage obligé par l’historique piazza Civica. Ses palais sont véritablement enchanteurs : l’un d’eux, le palazzo d’Albis, abrite le caffè Costantino et la Gelateria Arcobaleno, où acheter la meilleure glace de la ville.

Parmi les remarquables monuments religieux, Alghero compte le duomo, la Chiesa di Francesco et la Chiesa di San Michele, dont on aura sans doute aperçu le magnifique toit aux tuiles multicolores au détour d’une rue.

Alghero, c’est enfin de longues et belles plages en pleine ville, la plus proche étant San Giovanni.

Dans le coin...

La magnifique plage Spiaggia le Bombarde et la grotte de Neptune.

Texte : Aurélie Michel

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